Les marchés ont fini par présenter la note.
L’OAT (obligation assimilable du Trésor) à dix ans a franchi ce lundi 14 septembre 4,5 %, le 30 ans atteint 5,16 %.
La France doit désormais verser une prime de risque croissante pour convaincre les investisseurs de financer sa dette.
Le spread franco-allemand (écart de taux entre les emprunts français et allemands) frôle les 100 points de base (1 %), un plus haut depuis la crise de la zone euro de 2012.
Dette publique : 1 300 milliards de plus en neuf ans
À la mi-2017, la dette s’élevait à 2 232 milliards d’euros, soit 99,2 % du PIB. Elle atteignait 3 536 milliards au premier trimestre 2026, soit 117,5 % : près de 1 300 milliards supplémentaires.
Le gouvernement a revu le 11 septembre sa prévision de croissance à 0,5 % (0,4 % selon l’Insee) et reconnaît que l’objectif de déficit de 5 % du PIB pour 2026 est inatteignable.
La charge de la dette de l’État est attendue autour de 65 milliards cette année, 4,5 milliards de plus que prévu en loi de finances.
L’avenir n’augure rien de bon.
Plus l’État refinance aux taux actuels, plus les intérêts évincent baisses d’impôts et investissement. Selon l’Agence France Trésor (AFT), un choc durable de 1 point de taux ajoute 3,2 milliards de charge la première année, 23,5 milliards à cinq ans et 33,5 milliards à neuf ans.
Autre vulnérabilité : les OAT indexées sur l’inflation. Ce ne sont pas, stricto sensu, des obligations à taux variable, mais capital et coupons suivent la courbe des prix.
Entre 2018 et 2025, l’AFT en a émis 186 milliards d’euros en brut ; l’encours nominal actuel ressort autour de 241 milliards (313 milliards une fois l’indexation intégrée, au 31 juillet 2026).
En 2022, l’indexation avait alourdi la charge d’environ 15,5 milliards.
Pour les ménages, le pouvoir d’achat par unité de consommation a reculé de 0,6 % au deuxième trimestre et le taux moyen des nouveaux crédits immobiliers est remonté à 3,30 % en juillet, selon la Banque de France.
Sauf réduction de la dépense publique, le redressement budgétaire engendrera des hausses d’impôts et des aides sociales rognées.
Dette publique : les agences de notation en embuscade
La prochaine alerte peut venir des agences : après Fitch, qui a maintenu la note A+ fin août, DBRS et Scope se prononcent le 18 septembre, Moody’s le 23 octobre, S&P le 27 novembre et KBRA le 11 décembre.
Une dégradation de la note souveraine accroît la prime de risque exigée par les investisseurs, ce qui pousse à la hausse les taux d’emprunt de l’État, à dix ans comme sur les maturités les plus longues.
Près de dix ans après l’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Élysée, la France n’a plus seulement un problème de dette : elle a aussi un problème de crédibilité.


12 réponses
@Etat français
La mention légale « Un crédit vous engage et doit être remboursé » (article L312-5 du Code de la Consommation) impose de vérifier votre solvabilité avant d’emprunter, car tout défaut de paiement entraîne des risques juridiques et financiers majeurs.
Le 16 septembre 2026
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La dette publique de la France s’élève à 3 536,1 milliards d’euros au premier trimestre 2026, ce qui représente 117,5 % du Produit Intérieur Brut (PIB) (la richesse totale produite par le pays). L’évolution historiqueDepuis 1975 : Le budget de l’État français est toujours en déficit (l’État dépense plus d’argent qu’il n’en gagne).
Années 1980–1990 : La dette augmente fortement pour dépasser 360 milliards d’euros en 1990 (environ 36 % du PIB).
Années 2000–2019 : La crise financière de 2008 pousse la dette à 1 318 milliards d’euros (68 % du PIB). Elle atteint ensuite 2 380 milliards d’euros (97 % du PIB) juste avant la pandémie de COVID-19. Depuis 2020 : Les crises sanitaires, économiques et la hausse des dépenses ont fait grimper l’endettement à un niveau record au-delà des 3 500 milliards d’euros. Vous pouvez consulter l’historique complet sur Dette de la France depuis 1950.
La situation en Europe :
La France est le troisième pays le plus endetté de l’Union européenne, derrière la Grèce et l’Italie. (en valeur relative c_à_d en pourcentage du PIB)
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Mais en valeur absolue (le dénominateur)
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La dette publique de la Grèce s’élève à environ 363 milliards d’euros, soit près de 137 % de son Produit Intérieur Brut (PIB).
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En 2026, le ratio de la dette publique de l’Italie devrait atteindre un pic d’environ 138,6 % du produit intérieur brut (PIB), tandis que la valeur absolue de sa dette dépasse les 3 200 milliards d’euros selon les données du Trésor et de Trading Economics.
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Pour comparaison avec les USA
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La dette publique des États-Unis a dépassé pour la première fois le seuil historique de 40 000 milliards de dollars en août 2026.
Chiffres clés en 2026
Montant nominal : ~40 047 milliards de dollars selon les chiffres du Trésor américain.
Ratio par rapport au PIB : Environ 125 % du produit intérieur brut.
Déficit public : Estimé entre 6 % et 7 % du PIB.
Coût d’emprunt : Le rendement des bons du Trésor à 10 ans a grimpé au-dessus de 5 %, un plus haut depuis 2023, en raison des craintes liées à l’inflation et aux tensions géopolitiques.
Facteurs de la hausse
Dépenses fédérales en hausse : Notamment en raison des coûts militaires (conflit au Moyen-Orient) et des programmes sociaux (Medicare, Sécurité sociale).
Recettes fiscales sous pression : Affectées par divers remboursements et ajustements budgétaires. Charge des intérêts : Les intérêts nets de la dette représentent désormais une part colossale des dépenses mensuelles de l’État fédéral (plus de 100 milliards de dollars par mois).
Si vous le souhaitez, précisez si vous voulez des détails sur:La répartition des créanciers (détenteurs étrangers comme le Japon ou la Chine)
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Après tout, il vaudrait peut-être mieux que j’arrête de poser des questions à l’IA.
Ses réponses me dépriment.
-Dettes publiques en France : en gros 120 % du PIB,
-Prélèvements obligatoires en France : 46% du PIB,
-Dépenses publiques en France : 57 % du PIB.
Voilà les chiffres clés. »Champions du moooonde ! » aurait pu clamer R. Hanin, le beau frère.
Une seule solution : réduire la voilure de nos divers systèmes publiques, état et ses agences, collectivités locales et leurs states, dispositifs sociaux divers et variés.
Pour réflexion, petit comparatif respectivement des chiffres ci-dessus récupérés sur Internet pour les 2 pays majeurs, anciens phares du système collectiviste, passés depuis peu ou prou sous régime capitalistique (pour l’année 2025) :
-Russie, ex URSS : 15%, 35%, 36%,
-Chine : 90%, 23%, 36 %.
Qui à dit que la France était un pays collectiviste qui avait réussi ?
Bon, pour terminer je ne peux m’empêcher de citer aussi en référence les chiffres de la Suisse :
Dettes : 40 % (avec les cantons et communes), Prélèvements : 34%, Dépenses : 35 %.
Ne croyez vous pas, qu’en plus des 10 ans de Macron, il faut aussi demander des comptes des gouvernes Mitterrand (14 ans) et Hollande 5 ans. il est temps de tout mettre sur la table ou alors cela ne servira à rien. On a la faculté dans ce pays à tirer rapidement des traits.
Vous en avez oublié 2; Chirac et Sarkozy, ce dernier ayant poussé le vice à nous faire entrée dans cette UE fédéraliste au mépris du souhait (et du vote) des Français…
Voici ce que dit l’IA à la question basique « évolution dette et PIB 2000-2012 et 2012-2017 »:
« Entre 2000 et 2017, la dette publique de la France a fortement augmenté, passant d’environ 60 % à près de 97 % du PIB, en raison des crises économiques successives. »
Puis en développant:
« Période 2000 – 2012 : L’impact des crises
– Année 2000 :
Dette publique : ~60 % du PIB (soit environ 850-900 milliards d’euros).
PIB : ~1 485 milliards d’euros.
– Année 2012 :
Dette publique : 90,2 % du PIB (soit 1 833,8 milliards d’euros).
PIB : ~2 050-2 100 milliards d’euros.
Évolution :
La dette a augmenté de plus de 900 milliards d’euros.
Le ratio de Maastricht a bondi de près de 30 points.
Cette hausse s’explique principalement par la récession de 2008-2009 (crise des subprimes) et les plans de soutien à l’économie qui ont creusé les déficits. »
Faire les ratios me paraît une bonne idée car si le PIB croit plus vite que la dette, c’est bon signe… Hors là ça n’a pas été le cas !
Ratio PIB sur la période : +38 % à +41%
Ratio dette sur la même période : + 103 % à +115% !!!
Bon j’ai pas détaillé entre l’ère Chirac et l’ère Sarkozzy, mais souvenons-nous qu’en fait entre 1995 et 2000 ça n’allait pas si mal… puisque la même IA donne:
« En 1995 : La dette publique s’élève à 663,5 milliards d’euros, ce qui représente 55,5 % du PIB »
Soit un PIB de 6635*100/55=1206 milliards d’euros
Ce qui donne les ratios suivants pour la période 1995-2000 :
Ratio PIB sur la période : +52%
Ratio dette sur la même période : + 28 % à +36 %
Le PIB croit nettement plus vite que la dette… Et même si celle-ci continue de croître on est sur des ratios… qui feraient aujourd’hui presque figure de … modèle… !
Puisque en 1995 la dette représentait 55,5 % du PIB, et en 2000, autour de 60% du PIB… soit +4,5% environ en 5 ou 6 ans…
Je continue maintenant le même raisonnement pour la période « Hollande »
« Période 2012 – 2017 : Une progression continue
– Année 2012 :
Dette publique : 90,2 % du PIB (1 833,8 milliards d’euros).
PIB : ~2 050-2 100 milliards d’euros (NDLR: non rappelé – voir plus haut !)
– Année 2017 :
Dette publique : 97,0 % du PIB (soit 2 218,4 milliards d’euros).
PIB : ~2 290 milliards d’euros.
Évolution :
La dette a progressé d’environ 385 milliards d’euros en valeur absolue.
Le ratio dette/PIB a gagné près de 7 points, atteignant 97 % malgré un retour progressif de la croissance et une réduction du déficit public sous la barre des 3 % en 2017.
Ce qui donne les ratios suivants pour la période 2012-2017:
Ratio PIB sur la période : +9 % à +11,7 %
Ratio dette sur la même période : + 21 %
Certes la dette continue d’augmenter, surtout en parts du PIB, mais les chiffrs n’atteignent pas les records du 2è mandat de Chirac (avec un certain Sarko, déjà au GVT) et du mandat du même Sarko. qui n’a pas fait que nettoyer les banlieues au Karcher, il a également nettoyé les caisses…
Bon avec Macron on entre dans la stratosphère… Et quand on y regarde bien, en fait ce n’est pas tant l’accroissement de la dette (3536 milliards d’euros actuellement) mais surtout le ratio en parts de PIB (117, 5%), ce PIB étant de 2991 milliards en 2025. En dépassant les 100 % du PIB, on entre donc en récession… N’y aurait-il pas là la conséquence première du passage à l’Euro avec un calcul du taux de change à l’époque « abracadabrantesque » pour reprodre la locution chère à ce brave Jacques Chirac…
Je ne suis pas remonté à 1981/1982, période de forte inflation mais pendant laquelle on contrôlait encore nos rapports avec notre monnaie; mais je n’ai pas le souvenir d’avoir autant mal vécu niveau pouvoir d’achat que depuis 2008/2010 !
Conclusion, quitte à analyser, eh bien je pense que les plus grands fautifs sont Chirac et Sarkozy, puis… Macron… Ce dernier ayant réussi à transformer le début de redressement initié par Hollande en faillite généralisée; non pas tant par accroissement de la dette (il est mécanique avec le passif et ne représente que 20 points de PIB en plus!) mais surtout en désindustrialisant le pays… faisant ainsi drastiquement chuter le PIB (autour de 30% de croissance seulement en 9/10 ans, soit presque 10 % de moins que pendant les mandats Chirac + Sarkozy…
Bien vu.
Et j’en profite pour corriger ce que j’ai écrit :
« Mais en valeur absolue (le dénominateur) »
Ben NON.
C’est le numérateur / PIB.
Visiblement la France n’a pas le droit d’avoir des chefs de l’État qui soient des hommes d’État. Macron est évidemment responsable du désastre financier. Il est probable qu’il n’aime pas la France et qu’il a le sentiment qu’il réussira toujours à nous égarer pour trouver les responsables. Il compte sur la niaiserie des masses. A t-il tord ?
Les Français ne veulent jamais entendre un discours de vérité. persuadés que ce sont « les autres » qui paieront. Or les précédents montrent que TOUT le monde paiera: fonctionnaires. retraites, fournisseurs de l’Etat, actifs, chômeurs…
Et ce n’est pas un nouveau President, ancien premier ministre de Macron ou une nationaliste demaguogue qui amelireront la situation.
« Visiblement la France n’a pas le droit d’avoir des chefs de l’État qui soient des hommes d’État. »
Que voulez-vous dire par là ?
« Et ce n’est pas un nouveau President, ancien premier ministre de Macron ou une nationaliste demaguogue qui amelireront la situation. »
Quelqu’un d’autre à proposer ? Parce que si je m’en tiens au « système », il nous est impossible de voter pour quelqu’un qui ne soit pas adoubé « candidat »; ça limite de facto les choix !
Aucun Président récent n’a été un grand homme d’Etat soit avec des choix économiques et budgétaires erronés soit par manque de courage. Pour être franc j’admire beaucoup Margaret Thatcher, Angela Merkel et Georgia Meloni (même si je suis un homme…).
Pour être franc je pense que le candidat à cette élection présidentielle le plus intelligent, le plus sincère (ou le moins retord) est Retailleau. Il n’est absolument pas macroniste et ses solutions économiques, pour échapper au pire, me paraissent plus cohérentes que celle de Marine Le Pen. Par ailleurs je n’ai aucune confiance en Philippe qui a toujours eu exactement le même comportement que Macron lequel nous avait promis un avenir économique radieux, une réduction de la dépense publique, le départ de 100% des OQTF………
Si les sondages reflètent la réalité la série des présidents médiocres ou passables n’est pas prête de se terminer…
Et nos « élites » sont réélues à chaque tour ! Il va bien falloir que ceux qui reconduisent les responsables, se posent les bonnes questions et changent de bulletin ! Mais j’en doute, les Français sont des veaux disait le général, et il avait raison. Ils écoutent trop les journalistes complices du pouvoir en place, qui leur font peur avec les autres choix. Mais de quoi avoir peur ? Communistes, socialistes, droite « républicaine » comme ils disent, centristes… On les a tous essayés et on constate les dégâts. Il reste 2 autres choix qui n’ont pas été au pouvoir, alors comme disait Valery : « faites le bon choix » !
Juste « un petit détail »
Bercy depuis des années utilise un stratagème pour masquer une partie de la dette dite « Maastrich »cette astuce porte un nom les primes d’émissions …
Cette petite astuce en 2012 était évaluée à 15 milliards …
curieusement depuis que Macron a été aux finances et depuis qu’il est Président le montant des primes d’émissions a explosé pour monter à plus de 100 milliards en 2022
( impossible de savoir aujourd’hui son montant exact ,si quelqu’un peut m’aider .. pas de refus )
Ce qui fait que l’endettement réel à ma connaissance est à 123 % !!!
Quelle serait la dette de la FRance si l’âge de la retraite était resté à 65 ans au lieu de 60 ans depuis avril 1983 par Francois Mitterand