La France observe volontiers les expériences budgétaires étrangères, surtout lorsqu’elles se déroulent loin de Bercy. À Paris, début octobre, Javier Milei a défendu son bilan devant les investisseurs.
Le Paris Economic Forum a décerné au chef d’État libertarien un prix récompensant l’ampleur et la cohérence de son programme économique.
Car si la Marseillaise est jouée en sourdine quand il s’agit de mettre la situation budgétaire française en musique, l’Himno Nacional Argentino éclate fortissimo.
Milei : près de cinq points de PIB d’ajustement en un an
Renaissance : sur le front des comptes publics, le retournement argentin est spectaculaire. En 2022, l’Argentine affichait un déficit financier équivalent à 4,2 % du PIB.
Il atteignait 4,6 % en 2023, dernière année avant la mise en œuvre du programme Milei.
Un an plus tard, le secteur public national dégageait un excédent de 0,3 % du PIB, intérêts de la dette compris. En 2025, l’excédent s’est maintenu autour de 0,2 %.
Hors intérêts, le solde primaire (différence entre les recettes publiques et les dépenses publiques hors paiement des intérêts de la dette) a atteint 1,8 % du PIB en 2024 puis 1,4 % en 2025.
En un an, l’ajustement du solde primaire a représenté près de cinq points de PIB.
Le bruit de la tronçonneuse n’était pas qu’un slogan.
Diminution des subventions, réduction des transferts aux provinces et aux entreprises publiques, compression des coûts de fonctionnement de l’État et coup de frein sur l’investissement public, le président argentin a tranché sans ménagement dans la dépense publique.
La méthode Milei n’a pas reposé uniquement sur les coupes
Buenos Aires a relevé certains impôts.
Le rééquilibrage obtenu, plusieurs prélèvements ont ensuite été réduits ou supprimés.
La séquence a consisté à restaurer d’abord l’équilibre budgétaire, puis à desserrer progressivement l’étau fiscal.
Observée de Paris, cette séquence prend un relief particulier : tandis que Buenos Aires a choisi de rétablir rapidement ses comptes avant d’alléger certains prélèvements, la France cherche à réduire réduire simultanément déficit et dépense tout en accroissant la pression fiscale.
En 2025, les dépenses publiques françaises représentaient 57,2 % du PIB, les prélèvements obligatoires 43,6 %, le déficit 5,1 % et la dette 115,6 %.
Pour 2027, Bercy vise encore un déficit de 5 %, après 5,4 % attendu en 2026, et cherche 54 milliards d’euros d’économies ou de recettes supplémentaires (dont 17 milliards de hausses d’impôts, selon Le Figaro).
L’Argentine ne fournit évidemment pas un mode d’emploi pour la France : structures économiques, protection sociale et situation monétaire n’ont rien de comparable.
Elle remet cependant quatre questions au centre du débat : combien l’État peut-il réellement économiser, quelles subventions peuvent être tronçonnées, quel est le coût de son propre fonctionnement et faut-il diminuer les impôts avant ou après avoir rétabli les comptes ?
C’est là que se situe le véritable enseignement du choc Milei.
Il ne s’agit pas seulement de savoir combien couper ou combien prélever, mais dans quel ordre agir – et jusqu’où aller sans casser l’activité ni déplacer la facture vers les ménages.
C’est exactement l’arbitrage auquel le budget français de 2027 est désormais confronté.
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« Les grands réformateurs. Des exemples politiques pour la France » étude n° 50 de Contribuables Associés, janvier 2025.
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2 réponses
Je regrette le choix de certaines des figures dites « réformatrices » de cet article par Contribuables Associés.
Je pense que les « solutions » économiques pour le XXIème siècle sont encore à trouver.
J’aurais préféré ma réponse I A :
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Aperçu IA
L’histoire de la pensée économique a été marquée par plusieurs figures réformatrices majeures qui ont profondément transformé les théories économiques, les politiques des gouvernements et l’organisation des sociétés.
Voici une sélection des figures réformatrices les plus influentes, regroupées par leur apport principal :
Les fondateurs et réformateurs du marché libre
Adam Smith (1723–1790) : Considéré comme le père de l’économie moderne. Il a réformé la vision mercantiliste de l’époque en introduisant les concepts de main invisible, de division du travail et de libre-échange, posant les bases du capitalisme libéral.
David Ricardo (1772–1823) : Il a révolutionné le commerce international avec sa théorie des avantages comparatifs, démontrant que les pays ont tous intérêt à se spécialiser et à échanger, une idée qui structure encore la mondialisation actuelle.
Les réformateurs sociaux et critiques du capitalisme
Karl Marx (1818–1883) : Il a profondément bouleversé la trajectoire économique mondiale en publiant Le Capital. Sa critique radicale du capitalisme, basée sur la lutte des classes et la plus-value, a inspiré la création des systèmes économiques socialistes et communistes.
John Stuart Mill (1806–1873) : Penseur de la transition vers un libéralisme social. Il a proposé des réformes majeures pour l’époque, comme la redistribution des richesses par l’impôt, la réduction du temps de travail et le droit de vote des femmes, liant économie et justice sociale.
Les architectes de l’interventionnisme public et de l’État-providence
John Maynard Keynes (1883–1946) : Probablement le réformateur le plus influent du XXe siècle. Face à la Grande Dépression, il a renversé le dogme du laisser-faire en démontrant que l’État doit intervenir en période de crise par des politiques de relance budgétaire et monétaire pour soutenir la demande et le plein emploi.
William Beveridge (1879–1960) : Économiste et réformateur britannique, il est le père fondateur de l’État-providence moderne (Welfare State). Son rapport de 1942 a instauré le système de sécurité sociale universel (santé, chômage, retraite) pour lutter contre la pauvreté.
Les réformateurs du néolibéralisme et du marché mondial
Milton Friedman (1912–2006) : Chef de file de l’école de Chicago et du monétarisme. Il a mené une contre-révolution face au keynésianisme dans les années 1970 et 1980, prônant la déréglementation, les privatisations et le contrôle strict de la masse monétaire pour lutter contre l’inflation. Ses idées ont inspiré les politiques de Ronald Reagan et Margaret Thatcher.
Les réformatrices contemporaines de la justice sociale et du climat
Amartya Sen (Né en 1933) : Il a réformé l’économie du développement en remplaçant la simple mesure du PIB par la notion de capabilités (la liberté réelle qu’ont les individus de choisir leur mode de vie). Il a grandement contribué à la création de l’Indice de Développement Humain (IDH).
Esther Duflo (Née en 1972) : Prix Nobel d’économie, elle a révolutionné l’économie du développement en introduisant les expériences de terrain aléatoires (similaires aux essais cliniques) pour évaluer scientifiquement l’efficacité des politiques de lutte contre la pauvreté.
Elinor Ostrom (1933–2012) : Première femme à recevoir le prix Nobel d’économie, elle a contesté l’idée que les ressources partagées finissent forcément par être détruites. Elle a montré comment les communautés locales peuvent gérer durablement les biens communs (eau, forêts) sans intervention de l’État ni privatisation.
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Je pense que les « solutions » économiques pour le XXIème siècle sont encore à trouver pour sauver l’I S S 0, notre planète Terre, la seule que nous habiterons à tout jamais.
La France n’est pas l’Argentine et les français ne sont pas les argentin(e)s
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L’Argentine enregistre un excédent de sa balance commerciale pour 2025
information fournie par Boursorama avec AFP •21/01/2026 à 10:11
https://www.boursorama.com/actualite-economique/actualites/l-argentine-enregistre-un-excedent-de-sa-balance-commerciale-pour-2025-bb455a1eecc54c84de0451929dbd1f73
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https://www.tresor.economie.gouv.fr/Pays/AR/indicateurs-et-conjoncture