Contre l’oppression fiscale, la pression des contribuables

Budget 2027 : le FMI sort le carton jaune

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Au moment où le Parlement ouvre l’examen du budget Lecornu, le FMI rappelle indirectement à la France que l’impôt ne remplace pas éternellement les économies.

En France, les efforts budgétaires commencent souvent par une question simple : qui n’a pas encore été taxé ?

Budget 2027 : le FMI sonne l’alerte

Ce millésime ne déroge pas à la règle : le 7 octobre, la commission des finances de l’Assemblée nationale a entamé l’examen du projet de budget pour 2027.

Une copie qui prévoit quelque 17 milliards d’euros de prélèvements nouveaux, malgré la « stabilité fiscale » revendiquée par Sébastien Lecornu.

Cotisations sociales, fiscalité des ménages, rabotage des pensions de retraite, réduction de certains avantages : la pression fiscale reste l’un des principaux leviers du redressement budgétaire esquissé par l’exécutif.

C’est précisément ce recours au bulldozer fiscal que conteste le FMI.

Dans son dernier examen de la situation française, en juillet dernier, le Fonds recommandait un ajustement structurel d’environ 0,8 point de PIB par an entre 2027 et 2029 et, surtout, un assainissement « axé sur les dépenses ».

Le 7 octobre, Kristalina Georgieva, directrice générale du Fond monétaire international a haussé le ton.

Sans citer directement la France, elle lance un avertissement aux économies avancées très endettées, catégorie dans laquelle figure l’Hexagone et appelle à des plans de consolidation budgétaire « crédibles ». L’époque où la croissance et l’argent bon marché permettaient de repousser les difficultés est terminée, prévient-elle.

Pour certains économistes, le carton jaune pourrait même précéder un carton rouge.

Budget 2027 : les économistes renchérissent

Début octobre, dans les colonnes de Valeurs actuelles, l’économiste libéral Christian Saint-Étienne estime que la France se dirige vers une intervention du FMI et de la Commission européenne si elle ne reprend pas rapidement le contrôle de ses déficits.

Il décrit un « effet boule de neige » nourri par la hausse des taux et le coût croissant de la dette.

L’économiste Marc Touati évoque aussi une intervention du FMI.

Il estime qu’une hausse continue des taux et une défiance des investisseurs pourraient placer la France dans une situation comparable, dans son mécanisme, à celle de la Grèce.

Interrogé par l’Express, Desmond Lachman, ancien cadre dirigeant du FMI, va plus loin.

Selon lui, une crise française ne resterait pas française : la taille de l’économie et du marché obligataire hexagonal pourrait entraîner une réaction en chaîne dans toute la zone euro.

« Si la France tombe, c’est tout le système qui tombe », alerte-t-il, estimant qu’une intervention de la BCE deviendrait alors presque inévitable.

Si une intervention du FMI, sur laquelle nous vous alertions dès 2023,  éventuellement combinée à celle de la BCE se déclenchait, elle irait de pair avec la mise en place d’un programme économique assorti de strictes conditions – réduction du déficit, réformes des dépenses et/ou recettes, réformes structurelles – avant déblocage d’une aide financière accordée par tranches.

Un scénario encore hypothétique : le FMI juge lui-même « faible » à court terme le risque de crise de la dette française.

Et, en zone euro, c’est d’abord le Mécanisme européen de stabilité (MES), le fonds de secours créé en 2012, qui serait sollicité.

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FMI, BCE, crise grecque…

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Une réponse

  1. Je vais bien. Tout va bien.
    https://www.youtube.com/watch?v=H9MqR_oJSLE

    Ci-après …
    Le fameux concept de « mutualisation des pertes et privatisation des profits »
     »
    AI
    1. Le principe du partage des risques

    Dans un système de mutualisation, on met en commun les ressources pour faire face aux coups durs.
    • L’aspect positif : Cela fonctionne comme une assurance. Si un membre traverse une crise, la collectivité l’aide à absorber le choc pour éviter une faillite qui pourrait déstabiliser tout le système.
    • L’aspect critique : Cela peut créer un « aléa moral ». Si une entité sait que ses pertes seront payées par les autres, elle peut être tentée de prendre des risques excessifs ou de moins bien gérer son budget.

    2. Exemples concrets

    • À l’échelle de l’Union européenne : C’est un sujet de débat historique. Lors de la crise de la zone euro ou de la pandémie de Covid-19, l’idée de créer des « Eurobonds » (des emprunts communs) revenait à mutualiser la dette et les risques financiers entre les pays du Nord (historiquement plus rigoureux) et les pays du Sud.
    • Dans le secteur bancaire : Lors de la crise de 2008, les États ont renfloué les banques privées avec de l’argent public. C’est le fameux concept de « mutualisation des pertes et privatisation des profits » : quand tout va bien, les actionnaires touchent les bénéfices ; quand tout va mal, le contribuable paie les pots cassés.
    • Au sein d’un groupe d’entreprises : Les filiales qui font des bénéfices peuvent compenser les pertes des filiales déficitaires pour maintenir l’équilibre global de la maison mère.
    « 

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