Le gouvernement actuel est accusé depuis 2012 d’être opposé à la famille, en matière fiscale comme en matière « sociétale », depuis l’abaissement du plafond du quotient familial en 2013.
Cependant, la situation fiscale des familles, si elle s’est aggravée depuis deux ans, est relativement moins mauvaise que celle des personnes seules.
L’association Unagraps (Union nationale des groupes d’action des personnes qui vivent seules, dont vous pouvez consulter le site Web : www.unagraps.com ) entend défendre ces contribuables-là, dont il est peu souvent question dans les médias. Créée en 1978 à Brest (Finistère), basée depuis 2003 à Paris, l’Unagraps coordonne les voix des contribuables dont la grande diversité des situations (jeunes célibataires, divorcés, veuves et veufs, célibataires plus âgés, etc.), et leur dispersion dans la société, font qu’il est plus difficile pour eux de se faire entendre des pouvoirs publics.
Nous avons rencontré récemment Ulla Anderson, présidente de l’Unagraps, qui nous a accordé une interview. Elle nous a expliqué qu’il ne s’agissait pas pour son association de demander la même imposition pour les familles et les célibataires, mais « l’équivalence ». Aujourd’hui, un célibataire a une seule part fiscale dans le calcul de son impôt sur le revenu, tandis qu’un couple sans enfant en a deux. Or, comme le fait valoir Ulla Anderson dans la vidéo ci-dessous, les dépenses d’un couple sans enfant ne sont pas deux fois supérieures à celles d’une personne seule. L’Unagraps demande donc l’équivalence de traitement entre les deux cas.
D’autres inégalités de traitement existent, par exemple pour les déductions fiscales. Les travaux de mise aux normes écologiques des logements, par exemple, donnent lieu à une déduction fiscale de 8000 euros pour les personnes seules et de 16 000 euros pour un couple sans enfant. Or, ces mises aux normes concernent notamment le chauffage, dont les installations ne peuvent être divisées par deux. « Où trouver une demi-chaudière ? », ironise ainsi Ulla Anderson.
La situation fiscale des personnes seules avait inspiré feu l’économiste Jacques Marseille, qui avait parlé de « double peine » : seules, et davantage imposées.
Avec Contribuables Associés, luttez pour la réduction des dépenses publiques, car trop de dépenses publiques c’est trop d’impôts, et contre les gaspillages scandaleux d’argent public !