Contre l’oppression fiscale, la pression des contribuables

Pourquoi il faut privatiser l’audiovisuel public

Un amendement voté en octobre 2015 par les députés prévoit un alourdissement de 100 millions d'euros de la taxe sur les opérateurs télécoms, dite taxe Copé, qui s'ajoute à la redevance audiovisuelle de 3,7 milliards d'euros par an. Un puits

La taxe sur les opérateurs télécoms, dite « taxe Copé » en hommage à son inventeur (qui aime à l’occasion se poser en ami du contribuable…), va être portée de 0,9% à 1,3% de leur chiffre d’affaires, soit un alourdissement de 100 millions d’euros.

Lesquels opérateurs se plaignent de ce que cela va les atteindre, mais on sait qui, au bout du compte, devra payer la facture : les abonnés, qui sont aussi les contribuables qui s’acquittent déjà de la redevance audiovisuelle de 3,7 milliards d’euros par an, 136 euros par foyer fiscal.

Il ne semble pas y avoir de fond au tonneau des Danaïdes de la télé et de la radio publique : ses recettes sont en augmentation constante (+12,4% pour la redevance audiovisuelle en cinq ans) :

Mais le trou n’est jamais comblé car les dépenses de personnel, elles aussi, prennent l’ascenseur.

La question est : jusqu’où ? Et la seule réponse, pour l’instant, est pour la présidente de France Télévisions de demander « le fromage et le dessert », avec l’extension de la redevance aux tablettes et smartphones et le retour de la publicité, et aux parlementaires de lui offrir les deux, avec en prime le café, puisque les sénateurs proposent en plus d’augmenter le montant de la redevance.

Les députés amènent quant à eux le digestif, avec cet alourdissement de 100 millions d’euros de la taxe Copé.

Cela ne semble pas avoir de fin. Quel que soit le gouvernement, la politique est toujours la même : laisser filer les dépenses de l’audiovisuel public, et alourdir la redevance et les taxes en conséquence.

Nous proposons, pour mettre un terme à ce cycle infernal, la privatisation de l’audiovisuel public

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