Philippe Pascot a été maire adjoint de Manuel Valls à Evry de 2001 à 2010 et conseiller régional parti Radical de gauche d’Île-de-France de 2004 à 2010. Il vient de faire paraître « Du goudron et des plumes. Délits d’élus Tome 2 » (Max Milo Éditions), où il répertorie 600 élus ayant eu maille à partir avec la justice ou avec le fisc.
Philippe Pascot :
« J’ai découvert qu’il y a 30% des parlementaires qui ont eu affaire à la justice et au fisc. C’est-à-dire qu’il y 30 % des parlementaires qui nous votent des lois et qui eux-mêmes ne sont pas en règle avec la loi. »
« Mon parcours d’ancien élu me permet de comprendre tous les arcanes et tout ce qu’il y a sous le tapis, et ce que les élus ont masqué en mettant le pied dessus. Il y en assez que ces gens-là nous disent de nous serrer la ceinture alors qu’ils n’arrêtent pas d’ajouter des boutons et des trous à la leur. »
« Je souhaite que les députés votent une loi pour qu’on ne puisse plus se présenter à une élection si on n’a pas un casier judiciaire vierge. Il y a 396 métiers aujourd’hui où il faut un casier judiciaire vierge. »
« Comment renouer avec la transparence ? Déjà en faisant que les élus eux-mêmes soient transparents. Aujourd’hui le problème que l’on a, c’est que plus on monte dans la pyramide, moins les élus sont transparents et plus on tombe face à une opacité que les gens comprennent de moins en moins, et que le contribuable refuse. Il est temps que [les élus] ouvrent les portes et qu’ils balaient devant leur porte ».
Les débats de ce Rendez-Vous Parlementaire furent très animés (notamment autour de la réserve parlementaire), vous en lirez le compte-rendu sur le site de l’Observatoire de la Corruption.
Depuis 2002, Contribuables Associés organise 3 à 4 fois par an des Rendez-Vous Parlementaires, véritables réunions de travail à l’Assemblée nationale, regroupant députés, membres de la société civile et experts autour des problèmes de fond liés à la fiscalité, à la dépense publique et à la transparence de la vie publique.