Avant même la publication de notre enquête, nous avions écrit à Claude Bartolone et Gérard Larcher, respectivement président de l’Assemblée nationale et du Sénat pour les informer de ce scandale… sans recevoir de réponse de leur part.
Contribuables Associés a lancé une pétition pour exiger la fin du business de la réserve parlementaire et le contrôle de toutes les subventions versées dans ce cadre durant la législature.
Quelques heures seulement après la publication de nos révélations, nous avons obtenu la démission d’Etienne Chéron. La presse réunionnaise a largement relayé notre enquête.
Contribuables Associés a donc alerté le parquet national financier le 20 mars 2017. Nous avons transmis un dossier de 18 pages prouvant son scandaleux business : enregistrements, conversations mails, contrat… Ce courrier est à l’attention d’Eliane Houlette, procureur de la République financier.
A ce jour, nous n’avons reçu aucune réponse du procureur de la République…
Ni aucune nouvelle des présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, qui ont pourtant reçu près de 9 000 mails de pétition !
A ceux-ci, nous demandons de :
- mettre en œuvre dans les plus brefs délais un contrôle de toutes les subventions déjà accordées sur l’ensemble de la législature dans le cadre de la réserve parlementaire.
- suivre une recommandation de longue date de Contribuables Associés : supprimer purement et simplement la réserve parlementaire, qui dilapide chaque année près de 140 millions d’euros.
- prendre les sanctions qui s’imposent à l’encontre de Monsieur Étienne Chéron.
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Suite à nos révélations, le second assistant parlementaire du député Patrick Lebreton a déclaré exercer « un emploi fictif ». Le parquet de Saint-Pierre de la Réunion vient d’ouvrir une enquête préliminaire à ce sujet.