Contre l’oppression fiscale, la pression des contribuables

40 milliards : Comment l’immigration siphonne les caisses

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Coût-Immigration
Alors que le débat public se focalise frénétiquement sur la réforme des retraites, et surtout sur ce qui l’entoure, la Fondation pour l’innovation politique vient de publier un rapport de politique comparée sur la question migratoire.

Ce rapport, croisé avec notre étude écrite sous la direction de Jean-Paul Gourévitch, nous met sous les yeux un éclairage édifiant sur note salée que laisse la politique migratoire française, mais aussi sur les solutions de nos voisins.

Coût de l’immigration : Une addition salée

L’Etat à visiblement de l’argent à ne plus savoir qu’en faire, si l’on en croit l’addition laissée par sa politique migratoire.

Les chiffres sont éloquents : notre étude estimait en 2022 un déficit net de 40,262 milliards d’euros. L’immigration coûte largement plus que ce qu’elle rapporte.

Pourtant, difficile de croire que la France à les moyens de jouer dans de telles mesures au bon samaritain.

Le total des prélèvements obligatoires compte pour 47,5% du PIB, la dette publique dépasse les 3 000 milliards, le déficit public rôde autour des 5% pour l’exercice 2022…

Les voyants ne semblent pas être au vert, mais le pays semble vouloir persévérer dans cette voie.

Le rapport Fondapol nous présente les largesses d’un système français, et expose une série d’initiatives pour reprendre cette tranche budgétaire en main.

Coût de l’immigration : la politique des soins, une exception française.

Par rapport à ses voisins européens, l’Hexagone fait preuve d’une prodigalité détonnante.

En première ligne, la très fameuse “Aide Médicale d’Etat” (AME), accordée aux étrangers en situation irrégulière présents sur le territoire

Son coût ? 1, 079 milliard d’euros.

Ses bénéficiaires ? 398 480 étrangers en situation irrégulière, résident sur le territoire depuis au moins 3 mois et dont le revenu mensuel est inférieur à 767 euros (pour les mineurs, ces deux conditions ne sont pas nécessaires).

Pour quels soins ? Tous (exception faite des cure thermale et de la PMA).

Et ce n’est que le début !

Il faut ajouter à cela une exception française : les titres de séjour pour soins.

Plus de 30 000 bénéficiaires, en ne prenant en compte que les primo-accédant situés en métropole.

Le rapport fondapol précise que par cette voie, “la France est le seul pays à permettre une immigration pour soins d’une telle qualité et dans des conditions aussi favorables pour les migrants.”

Les conditions sont simples. Ce titre de séjour est accordé dès lors que le soin n’est pas accessible pour l’étranger dans son pays d’origine, et que son état de santé nécessite une prise en charge.

Coût de l’immigration : les demandeurs d’asile ne sont pas en reste.

Pour ce qui est des conditions d’acceuil des demandeurs d’asile, ici aussi la France se montre plus généreuse que ses voisins. En attendant la réponse à leur demande (dont le traitement prend en moyenne 8 mois) chaque demandeur d’asile reçoit mensuellement de 204 euros (si il est placé en centre d’hébergement) à 426 euros.

Cette allocation, appelée « allocation des demandeurs d’asile » se retrouve dans dix pays, et la France est celui où elle est le plus élévé. En effet, en moyenne, pour un demandeur d’asile sans hébergement, elle s’élève à 278 euros par mois.

Il est bon d’ajouter que l’Office Français de l’Immigration et de l’Intégration (OFIII), estime que plus d’un quart des demandeurs d’asile ne sont pas en centre d »hébergement, et  perçoive donc le montant de 426 euros par mois.

Coût de l’immigration : 50 000 euros annuel par mineur.

La France intégre chaque année environ 20 000 mineurs non accompagnés dans son dispositif d’aide sociale à l’enfance (ASE), avec un coût de prise en charge tournant aux alentours de 50 000 euros par mineur et par an.

Petite subtilité néanmoins : aucunement besoin de prouver son âge. Il est en effet demandé à l’individu de se soumettre à un test osseux…qu’il peut refuser, et dont le refus lui permet d’être considérer comme mineur.

Coût de l’immigration : comment nos voisins allègent t-ils la note ?

Nos voisins européens nous montre pourtant la voie, avec des méthodes humaines, mais fermes.

Côté santé, deux mesures suffisent à redresser la barre.

La première consiste à imiter l’Allemagne et l’Italie, en restreignant la gratuité des soins pour les migrants irréguliers aux seuls cas d’urgences (exception faite des mineurs et femmes enceintes).

La deuxième ne nécessite que de modifier un bout d’article de la loi du 7 mars 2016 relative au droit des étrangers.

Pour l’octroi d’un titre de séjour, la Fondapol conseille d’ajouter que le traitement nécessaire soit inexistant dans le pays dont l’individu est originaire, et non pas, comme c’est actuellement le cas, qu’il ne puisse simplement pas en bénéficier.

Pour ce qui est des mineurs isolées, la Finlande nous montre la voie, en déclarant majeur un individu qui refuse de se soumettre à l’examen osseux ! Le b. a.-ba en somme.

Bien d’autres thématiques méritent une réflexion profonde et un exercice de politique comparée, pour remettre à l’équilibre les comptes de la politique migratoire, et ces deux rapports nous donnent les clés pour nourrir cet effort.

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