Reporter pour durer : plutôt que de courir le risque d’une censure immédiate, le chef du gouvernement a indiqué que les grandes orientations budgétaires pour 2026 ne seront dévoilées que dans les prochaines semaines, d’ici au 14 juillet prochain.
Du côté de Bercy, on confirme que le gouvernement se donne pour objectif de réduire les dépenses de 6 % d’ici 2029, sans utiliser la « tronçonneuse ».
Bien que la prévision de croissance gouvernementale pour 2025 ait été rabotée de 0,9 à 0,7 %, après 1,1 % en 2024, l’objectif d’un déficit public ramené sous la barre des 3 % d’ici 4 ans est officiellement maintenu.
Comment réaliser 40 milliards d’euros d’économies en 2026 ?
Le Premier ministre ayant écarté d’emblée une hausse des impôts et le recours à l’emprunt pour boucher les trous, Amélie de Montchalin, ministre des Comptes publics, a évoqué des hypothèses budgétaires concernant une (timide) baisse des dépenses publiques.
D’après Bercy, l’effort devra être partagé entre l’État, la Sécurité sociale et les collectivités territoriales.
François Bayrou a déclaré que « le modèle social fait partie de notre identité ».
Il y a quelques jours des ballons d’essai concernant le remboursement de certains médicaments, le gel ou la désindexation des pensions de retraite ont été relatés par les principaux médias.
Amélie de Montchalin a notamment cité la lutte contre « la très grande dérive » des arrêts maladie comme une priorité.
Parmi les autres pistes de rationalisation budgétaires à l’étude, on trouve la fusion ou la suppression de certains opérateurs publics, la révision du mécanisme des achats publics ou encore « la gratuité qui déresponsabilise » en matière de services publics.
Rappelant que la France est le pays du monde le plus dépensier concernant l’argent public, François Bayrou a regretté que ces dépenses n’aient pas « l’efficacité à laquelle nos concitoyens devraient avoir droit ».
Au chapitre de la dette, il a mis en garde contre une faillite de la maison France. En jugeant « inacceptable » une dette dont la charge (intérêts) pourrait « atteindre » 100 milliards en 2029 (contre 62 milliards en 2025).
En 2025, la dette publique s’élève à 3 303 milliards d’euros, soit 113 % du PIB.
Le locataire de Matignon a également souligné que le faible taux d’emploi des plus jeunes et des séniors par rapport à d’autres pays européens. En concluant que la France « ne travaille pas assez ».
2 réponses
Qu’attendre de ce vieux politicard satisfait d’être 1er ministre et qui fait tout pout faire durer le plaisir en fait son propre plaisir.
Depuis qu’i a été nommé 1er ministre quelles sont les décisions claires précises servant à la France et non à sa personne ??
Le premier Ministre, Monsieur BAYROU, n’a plus aucune crédibilité pour moi. Ses mensonges avérés sont pour moi un motif de démission immédiate.
Ils sont tous cramponnés à leur fauteuil uniquement pour leur propre intérêt.
L’avenir de la France et du peuple de France n’effleure même pas leur esprit calculateur.
J’ai l’image de Picsou plongeant dans sa piscine de billets de banque en laissant Donald démuni à côté de lui !