Seul élément positif de cette intervention pour les contribuables : Emmanuel Macron s’est déclaré opposé à un alourdissement des droits de succession, en tout cas à court terme.
Le niveau de l’impôt sur la mort devrait donc rester inchangé.
Pour le reste, l’horizon qui se dessine est moins clément.
Jugeant le financement de la protection sociale, trop dépendant des prélèvements sur le travail, Emmanuel Macron a annoncé la tenue prochaine d’une « conférence sociale » avec les partenaires sociaux afin d’explorer des pistes de financement alternatives.
Emmanuel Macron : la piste de la TVA sociale
La création d’une TVA sociale a été évoquée.
Ce mécanisme consisterait à alléger les charges pesant sur le travail en augmentant en contrepartie la taxe sur la valeur ajoutée sur certains produits ou services dans le cadre d’un cycle de négociation entre patronat et syndicats.
Emmanuel Macron n’a pas exclu « d’autres solutions » que cette TVA sociale pour taxer la consommation.
Interrogé sur la pression fiscale pesant sur les ménages, le Président a défendu les réformes entreprises depuis le début de son mandat, tout en ouvrant la porte à d’éventuels ajustements.
Sur la fiscalité locale, le verbe présidentiel est resté vague, Emmanuel Macron tentant de rassurer sur les mécanismes de compensation et la pérennité des ressources des collectivités territoriales.
Autre mesure fiscale évoquée : le « versement social à la source ». Sur le modèle du prélèvement à la source qui frappe l’impôt sur le revenu, cette disposition reviendrait à collecter les cotisations et contributions sociales directement sur les revenus concernés.
Quant à la fiscalité des entreprises, le locataire de l’Elysée a réaffirmé sa volonté de maintenir un environnement fiscal attractif pour les investissements et la création d’emplois.
Enfin, la lutte contre la fraude et l’optimisation fiscale agressive a été réaffirmée comme une priorité gouvernementale.
Sur le volet économique, pas grand-chose à retenir : la question de la maîtrise des dépenses publiques a été effleurée, notamment sous l’angle du nombre de fonctionnaires.
Emmanuel Macron a reconnu la nécessité d’agir sur « certains non-renouvellements » de postes, tout en soulignant les besoins persistants dans des secteurs clés comme l’armée, l’éducation et la santé.
3 réponses
Des besoins persistants dans l’armée, mettons. Dans l’éducation (nationale) et dans la santé, je doute.
Tout au moins regardons déjà dans le bien fondé du principe des classes primaires dédoublées institué au début du premier quinquennat E. Macron sous la pression de sa femme, et dans l’administratif de la santé (30% des postes de la santé !) avant d’en rajouter encore une couche.
Je n’ai pas regardé l’émission. Mais je connais par cœur le leitmotiv de fond du P.R., toujours le même : », tout n’est pas parfait, on a déjà fait beaucoup, mais on va encore accentuer ! ».
Belle formule qui fait bien dans le discours à la télé, mais la plupart du temps vide de faits concrets.
La lutte contre la fraude ? Ah bon ? Il suffirait déjà de « plancher » sur les comptes-rendus de la Cour des Comptes et les 6,3 milliards de versements indus en 2024 pour la branche famille de la Sécurité Sociale ! Sans compter la branche maladie, les fausses cartes vitales et les retraites à l’étranger. Rien que cela … Grâce à Mme Knafo 2 milliards sont récupérés sur l’AFD et ses projets incongrus ! Merci à elle.
Je suis depuis longtemps favorable à la TVA sociale, afin de diminuer les charges qui pèsent essentiellement sur le travail et le prix de ce que nous produisons, ce qui conduit à choisir des produits étrangers pour quelques euros, elle pèsera sur les produits importés, sur tous ceux qui sont en France et pas seulement essentiellement sur ceux qui travaillent!
Il y a d’ailleurs une charge particulièrement indue: les allocations familiales, puisque celles-ci sont versées à toutes les populations, qu’elles travaillent ou non, accessoirement le droit au logement n’est pas un droit à un logement particulier: il doit être prévu à la signature du bail que les personnes qui n’ont plus d’enfant le laissent obligatoirement aux familles qui ont des enfants.