Contre l’oppression fiscale, la pression des contribuables

Les députés signent l’avis de décès des ZFE

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Sauf surprise de dernière minute, les Zones à Faibles Émissions (ZFE), qui créaient une France pour les bobos et une autre pour les prolos, sont définitivement enterrées.

Il aura fallu du temps, de la colère, et un vent de révolte venu des territoires. Mais le 17 juin 2025, l’Assemblée nationale a biffé une aberration politique et sociale : les Zones à Faibles Émissions (ZFE), emblème d’une écologie punitive, ont été définitivement abandonnées.

Depuis des mois, la contestation montait. Au nom de la santé publique, le gouvernement voulait interdire l’accès aux grandes agglomérations à des millions d’automobilistes. 

Pour les Français des périphéries, les artisans, les familles modestes, les TPE, la ZFE représentait un couperet.

Sans alternatives viables ni soutien financier digne de ce nom, elle imposait une double peine à ceux qui dépendent chaque jour de leur véhicule pour vivre et travailler.

Ce n’est donc pas un hasard si une majorité transpartisane – du Rassemblement National à La France Insoumise, en passant par Les Républicains et même une partie de la majorité présidentielle – a voté la suppression du dispositif.

Ce vote historique sonne comme un désaveu cinglant pour un exécutif sourd aux avertissements répétés du terrain, du Sénat, et des élus locaux.

Au-delà de la mesure elle-même, c’est une certaine idée de l’écologie qui vacille : celle qui culpabilise, qui interdit, qui oppose les métropoles vertueuses à une France dite « polluante » car dépendante de la voiture. 

Une écologie rigide, punitive, incapable de comprendre les fractures sociales qu’elle aggrave ou qu’elle crée. Une écologie de classe, en somme.

En renonçant aux ZFE, la France n’abandonne pas la lutte contre la pollution, mais choisit de la mener autrement, car il n’y aura pas de « transition verte » réussie sans consentement populaire. 

2 réponses

  1. Un bilan carbone généralisé coercitif, qui cible toutes les déperditions de l’individu, les km en avion pour le week-end comme les km en train, en voiture, bref la totalité des déplacements même le vélo avec sa batterie lithium, comme le chauffage de l’habitation, comme l’habillement, comme l’alimentation, oui, pourquoi pas ?
    Et encore, avec application d’un coefficient d’utilité en fonction du besoin de première nécessité ou pas, un peu comme pour le taux de TVA. En gros, se nourrir est plus essentiel que se balader le week-end, une résidence secondaire est moins essentielle qu’une résidence principale, etc.
    Mais un bilan carbone sectorisé ne devrait être qu’à titre indicatif, plutôt que coercitif. Sinon le risque de discrimination est trop attentatoire à la liberté de chacun. Et aux besoins de première nécessité du  »gueux » comme dirait A. Jardin.
    Mais un bilan carbone généralisé, pour les les techno-législateurs-réglementateurs c’est pas facile à mettre au point. Et encore moins à faire appliquer.

  2. Enfin un peu de bon sens, les technocrates Parisiens ou les soit-disant ecolos des grandes villes possédant des transports en communs n’ont pas la moindre idée du calvaires des français de la France profonde sans équipement et qui payent les mêmes impôts.
    En plus de supprimer les ZFE on devrait virer sans indemnité les bien-pensants qui ont voulu cet hérésie
    Cordialement

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