C’était une fierté française. Une vitrine verte, futuriste, promise à révolutionner l’alimentation mondiale. Un premier pas vers l’entomophagie.
C’est finalement une faillite calamiteuse à la charge des contribuables.
Derrière les slogans sur la souveraineté alimentaire et la transition écologique, la déconfiture de Ynsect, liquidée en décembre 2025, se solde par une usine démantelée, des salariés licenciés, et, surtout, près de 148 millions d’euros d’argent public partis en fumée.
On est loin des annonces de Julien Denormandie, qui officiait alors à l’Agriculture, et affirmait que la France serait en passe de « devenir un des leaders mondiaux en la matière« , comme le révélait Le Canard enchainé ( n°5488 du 14 janvier 2026 ).
Depuis plus d’une décennie, la jeune pousse vivait sous perfusion.
Subventions, avances remboursables, prises de participation, obligations convertibles… Le robinet n’a jamais été fermé. L’État, via ses grands programmes d’investissement et la banque publique Bpifrance, a accompagné sans ciller un projet à la rentabilité évanescente.
Bercy invoque les aléas du Covid, la flambée des prix de l’énergie, ou encore les « difficultés techniques » pour expliquer ce fiasco.
Des arguments masquant une réalité plus ambiguë.
Personne ne semble aujourd’hui capable de dire avec précision comment ces dizaines de millions ont été utilisés, ni quels contrôles effectifs ont été exercés.
Le député de la Somme (ex-LFI) François Ruffin parle d’« argent public jeté par les fenêtres ». David Lisnard, maire de Cannes (LR) et président de l’Association des maires de France critique vertement un projet censé «nous apprendre à manger des insectes» mais qui a surtout abouti à «dévorer les contribuables».
D’anciens salariés décrivent des installations bricolées, des économies de bouts de chandelle, ce qui n’a pas empêche des levées de fonds de se succéder sur fond de communiqués triomphants.
Pendant que Bercy prêche la rigueur budgétaire et augmente les impôts, 148 millions d’euros se sont évaporés dans un élevage de larves, symbole d’un optimisme hors-sol.
Ynsect s’inscrit dans un mouvement de désillusion général quant à l’élevage industriel d’insectes, un secteur qui a attiré près de 2 milliards de dollars d’investissements en 10 ans à l’échelon mondial.
Agronutris, une autre société française (100 millions d’euros levés), traverse aussi de sérieuses turbulences.
Et pour cause : selon différentes études sectorielles, les farines d’insectes seraient de 2 à 10 fois plus chères que les sources de protéines conventionnelles, comme le soja ou la farine de poisson !
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2 réponses
Assez, assez, assez !
Assez de ce pays rongé par des incapables !
Assez de cette administration vérolée par ces inutiles !
Assez de laisser ces idiots jouer avec notre argent !
Cet ogre qu’est l’administration s’ amuse, avec beaucoup de sadisme à nous arracher les ailes.
« Après un premier renvoi, l’audience Ÿnsect aux prud’hommes d’Amiens s’est tenue ce 19 février. Et ce fut bref : l’administrateur judiciaire de l’entreprise, placée en liquidation judiciaire après des années de soutien public et privé, refuse de remettre les documents pour comprendre ce fiasco. »
Écrit parValentin Pasquier – Publié le20/02/2026 – rance3 Régions
J’ai bien lu : « Refuse » … ?
Qui est-ce qui a des attaches à Amiens ?
Merci de votre attention
Françoise VAULET – 57150 CREUTZWALD