Pendant votre passage au ministère, quelles économies avez-vous concrètement proposées, et lesquelles ont abouti ? 
J’ai proposé un ensemble de mesures d’économies : trois jours de carence, la réduction de la prise en charge des arrêts maladie de 100 % à 90 %, et aussi la suppression de la GIPA, une prime souvent versée à certains agents déjà parmi les mieux rémunérés.J’ai également proposé 25 % d’économies au sein de mon propre ministère. La baisse de prise en charge à 90 % a été reprise ; en revanche, les trois jours de carence ont malheureusement été abandonnés.
Vous reconnaissez un « échec collectif » sur la baisse des effectifs. Qu’est ce qui a coincé ?
Je ne vais pas vous dire autre chose : l’objectif n’a pas été atteint et les effectifs ont même augmenté. C’est effectivement un échec collectif. Mais il faut regarder où cela a augmenté : dans la Territoriale. Et là, la hausse a été sept fois supérieure à celle de la fonction publique d’État. Quand je demande à des élus pour quoi ils ne suppriment pas de postes, on me répond souvent : « Parce qu’on a aussi une vocation sociale dans les recrutements »…
Sur le fond, je pense que le statut de fonctionnaire doit être recentré en priorité sur la fonction publique d’État et sur les missions régaliennes.
Vous dites ne pas croire à l’« État profond ». Concrète ment, comment un ministre reprend-il la main quand l’administration freine ou dilue une réforme ?
Quand ça ne marche pas dans un ministère, ce n’est pas d’abord la faute des hauts fonctionnaires : c’est la responsabilité du poli tique. Je ne crois pas à l’idée d’un « État profond » qui nous empêcherait de réformer. Si le cap est clair, l’administration est loyale.
Et si certains directeurs ne sont pas d’accord, je leur dis : « Si vous n’êtes pas aligné avec la politique que je veux mener, il est temps de partir. » Il faut un pilotage serré – comme je l’ai fait sur les squats – en appelant les préfets chaque mois.
Plus d’un tiers des députés viennent de la fonction publique. Comment éviter un biais corporatiste quand il faut réformer ? Faut-il imposer la démission de tout agent public élu député ?
Je ne veux pas stigmatiser la présence de fonctionnaires à l’Assemblée nationale. En revanche, il y a un vrai sujet : on voit de plus en plus d’élus qui n’ont jamais travaillé dans le privé. Le système actuel est trop confortable : quand vous gagnez, vous devenez député ; quand vous perdez, vous retrouvez votre poste assez facilement.
Pour moi, c’est simple : vous voulez faire de la politique ? Très bien. Mais vous démissionnez.
Je suis d’ailleurs favorable au modèle britannique : quand un fonctionnaire décide de se présenter aux législatives, il doit quitter son poste.

7 réponses
C’est bien ce que nous avait promis Macron en 2017.
Je ne doute pas que c’est pour cela que les Marcheurs l’ont suivi.
Ils ne sont pas encore déçus ?
2017 ….. ..2022 … une 3ème fois ?
Non merci. ON n’y retournera pas.
Merci de votre attention
Françoise VAULET – 57150 CREUTZWALD
G Kasbarian (origine arménienne vraisemblablement, dont les ancêtres n’ont peut être pas toujours connu un confort de vie sécurisé) me semble être un politicien de valeur. Qui a le courage de remuer le cocotier. C’est assez rare.
Le drame pour lui, c’est qu’il a cautionné ses collègues politiciens du macronisme, coupables de 1 000 milliards €. de dettes publiques supplémentaires en 8 ans. Ca diminue fortement sa crédibilité.
Secouer le cocotier sans faire tomber les noix de coco, ça ne sert à rien
Un pied dedans et un pied dehors en quelque sorte !
C’est drôle, enfin question de parler, hein, mais ils ont eu les clés de la cabane pendant 10 ans et tout ça pour se pavaner dans un constat d’échec ?
Il semble que contrairement à ce que dit ce gus (s’il était pas d’accord, il pouvait démissionner de son poste de Ministre… de la Fonction Publique, justement !) on soit bel et bien dans une démarche… voulue…
Le « en même temps » caractéristique de la Macronie, histoire de toujours noyer le poisson en rejetant la faute sur les autres… présentement… la Fonction Publique Territoriale.
Et le désengagement de l’État, il en fait quoi, cet ex-Ministre ?
Comment est-il possible d’écouter les conseils d’un gars qui a fait partie du naufrage ? Kasbarian fait partie du sérail de Macron, responsable de l’augmentation de la dette et qui n’a pas été capable de faire des réformes utiles et nécessaires. Il accuse la fonction publique territoriale, c’est tellement facile ! Quand l’état supprime des postes de fonctionnaires d’état et reclasse ces derniers dans les régions ou départements (les routes et certains postes des collèges et lycées) cela fait augmenter le nombre de fonctionnaires territoriaux et donc augmenter les impôts locaux car l’état transmet les effectifs mais pas les budgets qui vont avec, afin de dire qu’il a supprimé des postes et fait des économies, alors que l’argent est quand même dépensé dans le train de vie de l’état. Kasbarian est nul comme le sont les memebres des gouvernements depuis plus e 30 ans.
« Trois jours de carence » !
Tout les salariés publics ou privés doivent être traités de la même façon, vis à vis de la maladie et de ses conséquences.
Jusqu’à preuve du contraire, il n’y a pas de maladie spécifique aux fonctionnaires….sauf peut-être la « Monopélipalmite », appelée également Maladie du Poil dans la Main.
Notre ministre visiblement a essayé de faire passer des réformes qui me semblent indispensables. Les paroles c’est bien mais il faut maintenant agir. Tous ces politiciens ne vont pas se mettre une balle dans le pied. Leur premier électorat ce sont les employés du public. Un jour nous ne serons pas assez dans le privé pour payer toutes les dépenses publiques. C’est déjà le cas et ça va s’agraver. Il ne s’agit pas que de la santé. Expliquez moi pourquoi le privé et le public ne sont pas traités de la même manière face à la retraite. Effectivement il faut rétablir l’égalité. Baisser les avantages du public et monter ceux du privé afin de se rejoindre. Il faut aussi que les agents publics travaillent plus, ainsi ils auront moins besoin d »embaucher. Il faut rétablir des caisses de retraite par secteur d’activité ce qui permettra d’éviter de faire des abus. Ce n’est pas près d’arriver puisque que l’URSSAF est en train de tout centraliser. Nos politiciens font tout l’inverse de ce qu ‘il faut faire. J’appelle ça l’esclavage du privé pour faire vivre le public.