Contre l’oppression fiscale, la pression des contribuables

Facturation électronique : une réforme pour simplifier…ou encaisser ?

Andrey_Popov/Shutterstuck
À compter du 1er septembre 2026, toutes les entreprises devront être en mesure de recevoir des factures électroniques.

L’obligation d’émettre ces factures sera étendue progressivement selon la taille des entreprises, jusqu’aux TPE et microentrepreneurs en 2027.

Présentée par l’État comme un outil de modernisation, cette réforme poursuit plusieurs objectifs : lutter contre la fraude à la TVA, fluidifier les échanges entre entreprises et simplifier certaines démarches administratives.

Facturation électronique : informatiser pour simplifier

Une facturation standardisée peut réduire les erreurs, accélérer les paiements et automatiser une partie de la gestion comptable.
L’administration espère aussi améliorer le recouvrement de la TVA grâce à une transmission plus rapide des données.
Mais, comme souvent, la promesse de simplification risque de se traduire par de nouvelles contraintes pour ceux qui travaillent et entreprennent.
Selon une enquête relayée par Les Échos Entrepreneurs, 70 % des microentrepreneurs ne voient pas l’intérêt de cette réforme. Beaucoup y perçoivent surtout une obligation supplémentaire, sans bénéfice immédiat pour leur activité.
Cette réserve n’a rien d’étonnant.
Une étude OpinionWay indique que 82 % des TPE (entreprises de moins de 10 salariés) ne sont toujours pas équipées d’un outil de facturation électronique à quelques mois de l’entrée en vigueur de la réforme.
Plus d’un tiers des entrepreneurs disent d’ailleurs ne pas comprendre concrètement ce qui va changer pour eux.

Facturation électronique : facturer pour mieux encaisser

Pour les plus petites entreprises, la transition aura un coût : choix d’une plateforme agréée, adaptation des logiciels, formation, temps consacré à la mise en conformité. Certaines solutions seront gratuites, d’autres payantes.
Dans tous les cas, ce sont encore les entreprises qui devront absorber la charge administrative d’une réforme décidée par l’État.
La facturation électronique pourra être utile si elle permet réellement de réduire la fraude, de gagner du temps et de limiter les erreurs.
Encore faut-il que ses effets soient mesurables, que son coût soit supportable et que les promesses de simplification ne se transforment pas, une fois de plus, en nouvelle charge pour ceux qui créent la richesse et l’emploi.

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Pour tout savoir sur les dérives de la dépense publique : Le Livre noir de l’Argent public.

10 réponses

  1. Encore une usine à gaz qui va grever les petites boites. Déjà l’obligation des appel d’offres par voie électronique a sorti des milliers de petits artisans du système, ils ne sont pas équipés et beaucoup ne savent pas se servir d’un ordinateur. On voudrait supprimer l’artisanat qu’on ne s’y prendrait pas mieux. Tout cela va conduire à des cessations d’activité déclarée au profit de travail au noir, les petits artisans diront merde au système et bosseront au noir, ce qui explique qu’avant la BCE veut gérer le pognon des gens, supprimer l’argent liquide. La France pays des libertés, république démocratique, devient une dictature déléguée sous la coupe de l’UE.

  2. 1984 l’a pensé l’UE l’a réalisé : on est en pleine dictature sous couvert de démocratie …. Vous ne votez pas comme ILS veulent alors on annule tout, vous voulez disposer de votre argent : et bien non vous devez expliquer et justifier etc etc et on ose encore appeler cela la démocratie ? Ils ne manquent plus que quelques camps pour les récalcitrants et ça sera parfait

  3. Le but ultime de ce projet me semble être la perception à la source de la TVA, le paiement qui sera aussi numérisé, sera divisé en deux, les prestations versées à l’entreprise et la TVA au fisc, via peut-être l’URSSAF, qui intervient déjà dans le paiement des factures éligibles au crédit d’impôt.
    Autre point important, que ce passe-t-il pour les activités n’émettant pas de facture, n’étant pas soumises à la TVA, comme les assurances?

  4. A quand le FREXIT ? Vite, je n’en peux plus de l’UE et de ses diktats, sortir vite des obligations qui appauvrissent les Français. Cette grande fratrie qui devait réunir les états et les mettre tous sur un pied d’égalité, a continué à profiter des uns pour enrichir les autres et cela sans vergogne quand on voit les textes votés par cette assemblée. Il faut que la France redevienne autonome, elle en a les moyens, ces moyens qui sont exploités par l’UE contre les Français. Ma grand-mère disait : « Je préfère un petit chez-moi qu’un grand chez les autres ! » et elle avait raison, foutons le camp de ce panier de crabes qui nous spolie avec la bénédiction de nos dirigeants. Votons pour ceux qui nous promettrons la sortie de ce piège à cons.

  5. J’AI 83 ANS ET JE SUIS ECOEUREE PAR TOUT CE QUI SE PASSE ALORS QUE L’ON N’ARRÊTE PAS MACRON ET SES DEPENSES PRENANT NOS IMPOTS POUR SON ARGENT DE POCHE COMME LES PARLEMENTAIRES SENATEURS ET TOUTE LA CLIQUE

  6. Non seulement c’est inutile, en particulier pour résoudre la fraude à la TVA, mais cela servirait sur un plateau tous les secrets des affaires, qui seront malencontreusement piratés par Palantir (USA) et ses homologues russe et chinoise, par hasard. L’empire UE a réalisé 1984 en grandeur nature. Le rêve !

    1. EXACT
      Mais je ne sais pas si c’est la faute à l’UE, par contre, l’application de cette directive est différente selon chaque pays membre, à son choix. (voir l’Italie).
      Il serait judicieux de réaliser un tableau comparatif des mesures dans chaque pays.
      Qu’est ce que cela va donner pour la France le 01/09/2026 ?

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