Le temps des constats est terminé. Publiés les 15 et 16 juillet, le rapport des quatre économistes missionnés par le gouvernement¹ et la note du Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan (HCSP)² aboutissent au même diagnostic : à politique inchangée, les finances publiques françaises s’engagent sur une trajectoire insoutenable.
Finances publiques : 140 milliards d’euros d’effort d’ici 2031
Pour éviter un emballement durable de la dette, les auteurs de la note du HCSP estiment qu’un apurement d’environ 140 milliards d’euros devra être engagé d’ici à 2031. Les quatre économistes chiffrent, quant à eux, l’effort à 126 milliards d’euros d’ici 2032.
Les chiffres illustrent l’ampleur de la dérive et ils ont de quoi effrayer des contribuables qui, d’une façon ou d’une autre, seront tenus de colmater les brèches budgétaires et les déséquilibres qu’ils n’ont pas créés.
Sans nouvelles mesures, les dépenses de retraite progresseraient de 47 milliards d’euros d’ici à 2030, celles de santé de 40 milliards, tandis que la charge des intérêts de la dette augmenterait de 46 milliards supplémentaires.
Le déficit public s’approcherait alors de 7 % du PIB et la dette atteindrait environ 130 % du PIB avant de poursuivre son ascension au cours des décennies suivantes.
Selon le Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan, elle pourrait culminer à 186 % du PIB en 2050 dans son scénario central, voire 245 % dans le plus pessimiste.
Finances publiques : année blanche et hausse d’impôts en vue
Pour les auteurs des deux études, le principal levier réside désormais dans le ralentissement durable de la dépense publique. Mais les économies ponctuelles ne suffiront pas.
Les quatre économistes mandatés par le gouvernement reprennent notamment l’idée d’une année blanche, c’est-à-dire une suspension de l’indexation des prestations sociales et des retraites sur l’inflation, afin de casser la dynamique des dépenses, les minima sociaux (RSA, minimum vieillesse) étant épargnés.
De son côté, le Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan estime qu’un réexamen des dépenses sociales est devenu incontournable, celles-ci représentant, avec les dépenses de santé, près de la moitié de la dépense publique.
À leurs yeux, aucune stratégie de redressement ne pourra réussir sans une remise à plat des principaux postes budgétaires.
Les rapports évoquent également des réformes destinées à soutenir la croissance ainsi que des mesures susceptibles d’accroître les recettes publiques : relèvement des prélèvements obligatoires, réduction de certaines niches fiscales, renforcement de la lutte contre la fraude, etc.
Ils soulignent que l’ampleur du redressement exigera d’actionner plusieurs leviers simultanément.
Le constat est d’autant plus préoccupant que la France figure déjà parmi les pays les plus taxés d’Europe.
La prochaine loi de finances donnera une première indication des options retenues à quelques mois de l’élection présidentielle.


9 réponses
Voici mon avis prescriptif tout personnel pour combler nos déficits publics :
-Les 2 tiers aux 3 quarts du déficit annuel en baisse de dépenses publics, donc baisse immanquable des effectifs de la fonction publique dans les domaines subalternes et notamment chez les cadres A, gel du point d’indice, diminution de 20% des montants d’aides publiques diverses et variées, suppression des structures administratives, des officines et agences non essentielles, en commençant par le CESE, 3 ème chambre représentative de la république, et également les régions administratives,
-1 quart à 1 tiers en hausse d’impôts, notamment 2 tranches d’IRPP supplémentaires par le dessus, suppression des abattements surfaits, style dégrèvement de 10% pour frais professionnels sur les retraites,
– Et la règle d’or pour ne pas toujours refiler nos dispositifs de confort d’aujourd’hui aux générations futures. Et aussi un grand nettoyage législatif et réglementaire pour réduire les coûts administratifs et judiciaires actuels qui engorgent et grippent le système.
Il y a en gros 80 milliards €. à trouver !! C’est énorme. Le PIB annuel du pays en prendra certainement un coup mais il faut savoir ce qu’on veut si on souhaite ne pas être voués aux gémonies par les suivants.
La baisse de la dépense publique est le premier poste à travailler, bien avant toujours les augmentations de prélèvements. Quand on dépense 100 chaque jour en France, 57 transitent par des caisses publiques. Le privé est devenu minoritaire. Un comble !
Et je corrige mon post ci-dessus : avec des dettes annuelles à 5% du PIB, ça fait en réalité au dessus de 130 milliards € à trouver ; le PIB annuel du pays étant de l’ordre de 2600 milliards €.
Pourquoi les responsables publics évoquent ils toujours la croissance comme s’il s’agissait d’un mantra ? Pas pour encourager les gens à s’activer toujours plus, non. C’est plus insidieux que ça ; c’est pour faire rentrer des sous dans les caisses publiques toujours plus voraces. Ce sont les caisses publiques qui posent problème, pas les individus ou les sociétés privées qui, eux ou elles, savent bien équilibrer leurs comptes.
Les entreprises privées reçoivent plus de 200 Md€ d’aides publiques par an.
Sans contrepartie.
En supprimant ces aides qui sont pour la plupart opportunistes (sans elles, les projets des entreprises se feraient quand même), les besoins financiers de l’Etat n’en seraient que plus légers.
Ce qui permettrait de baisser la pression sur l’ensemble des acteurs, publics et privés.
Et non d’assister quelques entreprises chasseuses de subventions.
Je suis d’accord, c’est ce qu’on appelle l’effet d’aubaine. L’argent public qu’on n’a pas, dépensé à tort et à travers, ne touche pas que la dépense publique en interne. Il y a tout un tas d’aides publiques indues à destination du privé. Mais il ne faut pas que cela masque l’équivalent répandu en tant qu’aides publiques en interne, à droite à gauche.
Par exemple une collectivité locale fait un projet, et il y a tout un saupoudrage de subventions publiques qui arrive. En fonction bien souvent de la couleur politique du porteur de projet. feu J.C. Gaudin appelait ça la »cerise sur le gâteau »…
Le déficit est les services publics
Il n’y a personne de responsable.
Ils n’ont pas de compte à rendre.
Que dans le privé
L’entrepreneur, les ménages sont responsables.
Peuvent être condamnés, et perdre tout leurs biens, dans le public non
Sa fait cinquante ans
Qu’on dit qu’il faut réformer les services publics.
Et l’état français supprimée 50% des députés 50% ministres, supprimée deux tiers de sénateurs
Députés sénateurs ministres et autres à 2300 e comme on est riche àvec ce montant
Et pourquoi pas diminuer les salaires et avantages de tous ces élus qui vivent avec nos impôts pendant que nous on nous en demande toujours d’avantage de nous serrer la ceinture ,nous vivons comme des Misérables pour payer toutes nos charges qui ne cessent d’augmenter !! Je pense que la coupe est pleine !!!
Tout à fait d’accord, que ceux qui n’ont pas su gérer paient au lieu de continuer de remplir leur tirelire.