Pendant notre Tour de France des contribuables, on s’en souvient, nous avions présenté notre Référendum national à François Fillon lors de notre passage simultané — et non prévu — à Toulouse.
Sans aller jusqu’à dire que nous avons inspiré son « Manifeste pour la France : Osons dire, Osons faire », nous constatons que les mesures qu’il préconise vont dans un sens comparable à nos dix mesures-phares.
Citons notamment :
- Adoption d’une « règle d’or » pour parvenir à l’équilibre budgétaire d’ici 2022
- Dans les 100 jours suivant la présidentielle, organisation d’un référendum portant sur l’adoption de la règle d’or budgétaire, la politique migratoire, la fusion des régions et des départements et le remplacement du principe de précaution par le « principe de responsabilité »
- Réduction des dépenses publiques de 110 milliards d’euros sur cinq ans
- Baisse de 50 milliards d’euros des charges pesant sur les entreprises, financée par une hausse de 3,5% des deux taux supérieurs de TVA [nota : il est possible de réduire les charges sans augmenter la TVA : réduire les dépenses « sociales » découlant de ces charges]
- Suppression de l’ISF
- Faire passer le temps de travail de la fonction publique de 35 à 39 heures
- Rétablir le jour de carence dans la fonction publique [mesure qu’il avait fait voter en 2011, abrogée en 2013 ; dans le privé, il reste trois jours de carence… pourquoi ne pas proposer l’égalité en la matière ?]
- Suppression de l’aide médicale d’Etat
La critique qui vient aisément, quand ce type de programme vient d’un homme qui a dirigé le gouvernement pendant cinq ans, est qu’il aurait été préférable qu’il prenne ces décisions, ou au minimum essaie de les faire adopter par sa majorité, quand il était aux affaires.
Fillon semble avoir trouvé une parade à cette critique qui ne manquera pas de lui être adressée, en attaquant implicitement celui qui l’avait nommé à Matignon, Nicolas Sarkozy : « J’ai vu les conséquences de l’hésitation et des demi-mesures. J’irai jusqu’au bout des réformes décisives, pas comme ceux qui déclament la réforme et une fois parlé ont l’impression qu’ils l’ont faite. »
Reste à savoir, du coup, dans quelle catégorie se rangera Fillon : dans celle des dirigeants qui disent sans faire, ou dans l’autre, beaucoup plus réduite ?