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« Coran européen » : quand l’UE finance un projet idéologique avec de l’argent public

Shutterstock/Contribuables associés
Une enquête récente du JDD révèle que l’Union européenne consacre 10 millions d’euros à un programme destiné à mettre en relief d’éventuelles influences coraniques sur la culture européenne.

Allah bonne soupe ! Garante des valeurs héritées des Lumières, l’UE subventionne pourtant à hauteur de 9 842 534 euros un programme de recherche intitulé « le Coran européen ».

Officiellement, ce programme recense l’influence du texte sacré de l’islam sur la culture européenne entre 1150 et 1850. Mais, derrière ce cache-sexe académique, se cache une entreprise plus ambitieuse. Réécrire l’histoire religieuse de l’Europe pour y ancrer l’islam comme une composante intrinsèque.

Les subventions à des entités liées à l’islam politique ne sont pas nouvelles. En 2021, un rapport du Sénat français alertait déjà sur le financement indirect d’associations islamistes via des programmes culturels.

Il y a quelques jours, la Cour des comptes de l’UE révélait que 7,4 milliards d’euros ont été versés par Bruxelles à des ONG entre 2021 et 2023 (environ 4% du budget communautaire). Sans que l’on sache exactement à quoi ces financements ont servi.

Le « Coran européen » s’inscrit dans la continuité de cette nébuleuse budgétaire.

Avec près de 10 millions d’euros alloués entre 2019 et 2026, le programme « EuQu » (The European Qur’an) figure parmi les initiatives les mieux dotées du Conseil européen de la recherche (CER).

Le JDD explique que, soutenu par une trentaine de « chercheurs » européens, EuQu affiche un objectif aussi net que le tranchant d’un cimeterre : « Démontrer que le Coran a façonné la diversité religieuse et culturelle de l’Europe ».

Sur son site, l’équipe assume vouloir bousculer « les identités européennes bien établies ».

Le programme « Coran européen » suscite des réactions

Ce projet suscite l’ire à droite qui dénonce un détournement des fonds publics au profit d’un agenda idéologique et des liens troubles entre la Commission européenne et les réseaux islamistes.

Une profession de foi qui fait bondir l’eurodéputé RN Fabrice Leggeri : « L’UE finance la réécriture idéologique de notre histoire, ouvrant la voie à de futures revendications islamistes », dénonce-t-il dans une question écrite à la Commission.

Au cœur de la polémique, on trouve John Tolan, professeur d’histoire médiévale à l’université de Nantes, proche des Frères musulmans. Il supervise ce projet qui prévoit de nombreuses expositions et la publication d’un livre grand public coécrit par Naima Afif, traductrice des écrits de Hassan el-Banna, fondateur des Frères musulmans.

Une BD pédagogique, « Safar , l’histoire du Coran en Europe », ciblant explicitement les jeunes, est également au programme.

Pour la chercheuse CNRS Florence Bergeaud-Blackler, spécialiste de l’islam politique, ces initiatives s’inscrivent dans une stratégie plus large : « Les Frères musulmans utilisent l’académique pour normaliser leur narratif. »

Un constat partagé par Céline Imart (LR), qui déplore un « prosélytisme identitaire contraire aux valeurs européennes ».

La Commission européenne se défend mollement en invoquant la neutralité scientifique.

2 réponses

  1. Marre de cette UE qui finance la recherche et les sciences ! La connaissance ça va bien cinq minutes ! Arrêtons de vouloir que nos enfants soient cultivés !

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