Les constats
Les 434 opérateurs de l’État et les 24 autorités indépendantes remplissent des missions d’intérêt général souvent cruciales, principalement financées par des fonds publics. Mais ils sont souvent au cœur de débats simplifiés ou imprécis où manque une véritable analyse opérationnelle.
L’analyse détaillée des données budgétaires officielles de 2017 à 2023 révèle des déficiences critiques :
– Un manque alarmant de contrôle de gestion effectif par les autorités de tutelle.
– Un dérapage incontrôlé des dépenses : + 21 milliards d’euros de dépenses d’intervention, + 12,6 milliards d’euros de dépenses de fonctionnement et de personnel.
Les réformes à mettre en œuvre
– Exiger la transmission obligatoire et systématique des comptes financiers par les opérateurs, sous peine de suspension immédiate des financements publics.
– Instaurer sans délai un audit en profondeur des dépenses d’intervention afin de revenir au niveau des dépenses de 2020 (économies potentielles : 10 milliards d’euros).
– Mettre fin à l’augmentation incontrôlée des dépenses de personnel et de fonctionnement par une pause immédiate des recrutements pendant trois ans et un strict encadrement des rémunérations, calquées sur le point d’indice de la fonction publique (économies potentielles : 4,2 milliards d’euros).

2 réponses
Un réel audit indépendant s’avère désormais indispensable sur toutes les agences et opérateurs publics.
Tout organisme à l’utilité réelle ou supposée aura toujours tendance à se développer, à croitre et organiser sa survie, impliquant une demande de ponction du budget de l’état toujours croissante.
La multiplication de ces organismes est aussi suspectée de répondre parfois à la volonté de recaser ou placer une forme de cour d’obligés dans la constitution de véritables « fromages » dont les missions peuvent dans certains cas se chevaucher les unes et les autres.
Nous manquons totalement de visibilité à cet égard, et les fonds alimentant ces entités ne devraient être alloués qu’après que l’ensemble des dépenses vraiment régaliennes aient été classées en priorité sur le budget en réponse aux besoins effectifs des administrations concernées, et ce dernier devant être à l’équilibre.
La suppression des agences et opérateurs à l’utilité la moins avérée serait prescrite en fonction des dépassements budgétaires que leur maintien imposerait.
Bien cordialement