Un article du Figaro analyse le phénomène « Nicolas qui paie », symbole du ras-le-bol fiscal d’une nouvelle génération de jeunes actifs diplômés. Ce mouvement, viral sur les réseaux sociaux, dénonce ironiquement la pression fiscale.
Des positions assez proches de celles de Contribuables Associés qui lutte depuis 30 ans contre le matraquage fiscal et milite en faveur de la baisse des dépenses publiques, la lutte contre les taxes, les impôts dévastateurs et les gaspillages d’État.
Le mécanisme de dénonciation est d’une simplicité redoutable : à chaque nouvelle annonce de dépense publique, qu’elle soit massive ou anecdotique, on trouve le même slogan : « c’est Nicolas qui paie ».
Le projet de spectacle à 11 millions d’euros à Rouen, le saut en parachute de la présidente de l’Assemblée nationale, ou encore l’installation de distributeurs de crème solaire gratuites à Ouistreham : c’est Nicolas qui paie !
Ce courant repose sur une synthèse idéologique mêlant un libertarianisme qui aspire à un État minimal et une inflexion identitaire croissante, liant la critique de l’assistanat à celle de l’immigration.
Cette révolte numérique puise ses racines dans une rupture socio-économique, analyse le quotidien. Car le mouvement « Nicolas » n’est pas une simple jacquerie numérique sans boussole idéologique. C’est, au contraire, le point de convergence de plusieurs courants de pensée qui prônent une redéfinition radicale du rôle de l’État, note Le Figaro.
Au premier plan se trouve l’influence libertarienne et « minarchiste ». Le créateur du compte @NicolasQuiPaie se dit lui-même proche du « minarchisme identitaire », une mouvance qui, dans sa version classique, aspire à un État minimal réduit à ses fonctions régaliennes : police, justice, armée, diplomatie.
Les membres de la génération « Nicolas » sont confrontés à un sentiment de « déclassement » : malgré un haut niveau d’études, elle fait face à un pouvoir d’achat stagnant, une crise du logement aiguë et la perception d’une promesse d’ascenseur social brisée. Le contrat social semble rompu, avec le sentiment de « payer pour tout sans rien recevoir en retour », indique Le Figaro.
L’analyse souligne la nouveauté sociologique du mouvement, bien qu’il s’inscrive dans une tradition de contestation fiscale. Son narratif, opposant « producteurs » et « profiteurs », est simplificateur mais politiquement puissant.
Le phénomène « Nicolas » révèle une crise de confiance majeure envers le modèle social français. Il appelle à refonder le consentement à l’impôt par la transparence et une réponse aux angoisses économiques de la jeunesse pour préserver la cohésion nationale.


8 réponses
Cet article fait l’impasse, et c’est bien dommage, sur un élément essentiel et dommageable du discours des « Nicolas », c’est-à-dire le fait qu’il contribue de manière significative à la fracture entre les générations en assimilant les retraités à des profiteurs et en les accusant d’être en grande partie des difficultés (parfois contestables) qu’ils rencontrent en tant que jeunes actuellement.
Je rejoins HILAIRE sur le sujet des retraités. Je viens, ce 15 juillet de lire un article sur un journal régional qui dit, je cite : » Les retraités d’aujourd’hui, reconnaissait un dirigeant syndical… Le discours qui monte c’est : vous avez eu l’âge d’or, vous avez profité, vous n’avez pas eu de chômage, vous avez eu l’ascenseur social, vous avez cramé la planète et maintenant on se retrouve avec la dette ». Beau discours de la part d’un syndicaliste qui prône la guerre des générations, et qui devrait plutôt analyser la part de travail qu’il a effectué, car moi, des syndicalistes je n’en connais pas beaucoup qui se soient tué au travail.
On tape toujours sur les retraités dont les revenus sont souvent inférieurs au prix d’un costume de nos politiques ! IL FAUT ARRETER de payer des retraites fabuleuses aux anciens premiers ministres ! C’est la ruine pour nous. De plus ils ont un métier qui leur rapporte bien plus qu’à nous. Et les hauts fonctionnaires , les postes bidons, les nombreuses commissions avec des salaires très haute ! TOUT Ça ON N’EN PARLE PAS ET CE SONT EUX QUI COÛTEN LE PLUS. PAS LES T+RETRAIRES !
Je ne peux que m’associer à ces commentaires concernant les retraités qu’on ne fait que stigmatiser en les considérant comme des nantis. On a travaillé, cotisé pendant plus de 40 ans. Les politiques qui cumulent les retraites et qui ne cessent de faire les poches des Français sans s’attaquer aux vrais sujets, c’est risible !
*comparons le nombre de ministres,de députes et de fonctionnaires avec ceux d autres pays.
.*ainsi que leurs salaires et avantages divers et varies et cumul de fonctions ..quoique ils en disent *sans oublier le montant de leurs retraites..et avantages conserves..surtout pour nos chers!!!! ministres.
on ne peut pas revenir en arrière sur la vie qu’on mené les retraités d’aujourd’hui, par contre il est aberrant de continuer dans le même schéma. il faut revoir le système des retraites un régime unique, aboutissant à une retraite plafonnée, et que ceux qui peuvent ou veulent mettre de coté le fasse. Il faut responsabilisé les gens, quant au dépenses de l’Etat, le régalien, et c’est tout: sécurité, éducation, justice, impots, santé….En contrepartie d’une baisse massive d’impôts. Que ce soit pour le logement, la culture…que les gens s ‘assument, et se démerdent, ceux qui voudront bosser bosseront, et les autres tant pis…Ras le bol, dans un Etat surendetté de payer des cheque Noel, des primes de rentrée scolaire, des aides à la cantine, des allocations logement, des chèques chauffage….
Peut on adhérer aux contribuables associés.
Si oui comment ?
Merci