Contre l’oppression fiscale, la pression des contribuables

Taxe Zucman : les contribuables fortunés échappent à un nouveau coup de bambou  

©Victor Velter / Shutterstock.com
Le Sénat a mis un coup d'arrêt à la proposition de loi visant à instaurer une nouvelle taxe sur les plus hauts patrimoines, dit « taxe Zucman ».

Par 188 voix contre 129, la chambre haute a rejeté ce que l’on nomme déjà la « taxe Zucman ». C’est un « ouf » de soulagement pour certains et surtout un vote de bon sens, qui refuse d’ajouter une couche de complexité fiscale dans un pays déjà champion du monde des prélèvements obligatoires.

Cette proposition, portée par la gauche radicale, visait à créer un impôt plancher de 2 % sur le patrimoine des personnes détenant plus de 100 millions d’euros, qu’il soit privé ou professionnel.

Environ 1 800 foyers fiscaux auraient été concernés.

Idée de base : si le total des impôts payés par un contribuable n’atteignait pas 2 % de sa fortune, il aurait dû verser la différence.

Taxe Zucman : la France déjà assez taxée

Le rejet par la chambre haute est un acte de salubrité économique.

La France détient déjà le record du taux de prélèvements obligatoires au sein des pays de l’OCDE. Comme l’a résumé le sénateur Marc Laménie (LR), il faut en finir avec cette « obsession pour la taxation, sans stratégie établie ni objectif précis autre que la taxe elle-même ».

Cette surenchère permanente envoie un signal désastreux aux investisseurs et aux entrepreneurs, qui sont les moteurs de la création d’emplois sur nos territoires.

Comme à l’accoutumée, les partisans de la taxe, à l’instar de l’écologiste Yannick Jadot, ont brandi l’étendard de l’« égalité fiscale ».

La gauche n’a pas dit son dernier mot et pourrait tenter de réintroduire le texte lors d’une niche parlementaire.

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