Contre l’oppression fiscale, la pression des contribuables

Paris, la Ville Monde ou la Ville Immonde ? [Tribune de Jacques Mandorla]

© Tetiana Lukerievas -Shutterstock
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Par Jacques Mandorla, membre de l’Assemblée générale de Contribuables Associés, conseiller du Quartier La Motte-Picquet/Dupleix (Mairie du XVe)

Anne Hidalgo ne cesse, dans chaque interview ou dans chaque discours, de vanter son slogan favori : « Paris, la Ville Monde » ! Mais, dans les faits, Paris est en réalité devenue une « Ville Immonde » !

La propreté dans les rues de la capitale est, en effet, inversement proportionnelle aux impôts qui frappent les Parisiens : plus on paie, et moins la ville est propre !

De plus en plus de dépôts sauvages !

Ceux-ci s’étalent sur de nombreux trottoirs et y restent des jours entiers, parfois des semaines ! Et ce ne sont pas les campagnes d’affichage de la Mairie qui vont dissuader les contrevenants, avec leur slogan sur les affiches : « Il est interdit d’abandonner des encombrants sur la voie publique, sous peine d’une amende de 135 à 750 euros ». Les coupables peuvent être tranquilles puisqu’il n’y a aucune surveillance pour les prendre en flagrant délit.

 

Un Service des encombrants aux abonnés absents !

Avant, quand un Parisien appelait le Service des encombrants (3975) dans la journée (entre 9h et 17h), on lui donnait un numéro de dossier. Le soir, il n’avait plus qu’à noter ce numéro sur une feuille de papier et la descendre tranquillement avec ses encombrants devant son immeuble : le lendemain matin, ils avaient été enlevés.

Aujourd’hui, tout cela est terminé. De nombreux exemples de cette situation semblent ne concerner que le XVe arrondissement (serait-il plus « oublié » parce que la mairie de cet arrondissement est dans l’opposition ?).

Non seulement les encombrants n’ont pas été ramassés le lendemain, mais ils sont restés plus de 10 jours sur place ! Un grand merci à la mairie de Paris.

Des ornières tout le long de la rue Saint-Charles

Sur toute la longueur (1 950 mètres) de cette voie qui va de Balard au boulevard de Grenelle, j’ai relevé plus de 250 ornières qu’on appelle, dans la langue courante, des nids-de-poule ! Sans compter les replâtrages vite faits, mal faits… Et en de nombreux endroits on constate même que le bitume a disparu, laissant apparaître les anciens pavés sur lesquels roulaient les calèches des siècles derniers… Autant dire qu’avec ces trous, les vélos et les trottinettes risquent l’accident !

Qui est responsable ?

Il s’agit d’un certain David Belliard, écologiste militant, dont le titre ronflant est « Adjoint en charge de la transformation de l’espace public, des transports, des mobilités, du code de la rue et de la voirie ». Vaste programme.

En réalité, ce monsieur est motivé uniquement par quatre préoccupations : taxer de plus en plus les contribuables parisiens (+52% de hausse de la taxe foncière l’an dernier… et ça va continuer !), augmenter le nombre de pistes cyclables au détriment des piétons et des voitures, créer le plus possible de logements sociaux (objectif : 40% en 2035 !) et essayer de se faire élire maire de Paris en 2026.

Souhaitons que, lors des élections municipales de l’an prochain, les contribuables parisiens se souviendront de ce programme électoral qui ne leur est pas favorable et aussi de l’inaction de ce monsieur.

Souvenez-vous : Contribuables Associés vous avait relaté comment il avait attendu 4 ans avant de faire réparer la dangereuse passerelle qui relie les XVe et XVIe arrondissements sur le pont de Bir-Hakeim, passerelle qui a failli s’effondrer pendant les JO de 2024, alors que le budget de 500 000 euros pour la réparation avait été voté dès… 2021 !

Jacques Mandorla

2 réponses

  1. Bravo Jacques pour ton travail exemplaire. Hélas, les Français démissionnent dans tous les domaines. Où allons nous ? En tout cas pas dans le mur, on y est déjà !

  2. Vous démontrez parfaitement que M. Belliard est fou. Prêtre de cette nouvelle et merveilleuse religion qui s’appelle l’Ecologie punitive. J’espère que les Parisiens n’iront pas à la pêche à la ligne le jour des prochaines élections municipales.

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