Contre l’oppression fiscale, la pression des contribuables

Dette publique : le diagnostic sans fard de François Ecalle [Vidéo]

Invité par Contribuables Associés, François Ecalle a a posé les chiffres sur la table : cinquante ans de déficits, une dette fragilisée par la hausse des taux et des réformes que l'on cherche encore.

François Ecalle est ancien conseiller maître à la Cour des comptes et ex-rapporteur général du rapport sur les finances publiques. Il a siégé au Haut Conseil des finances publiques. Ingénieur et énarque, il fonde en 2016 FIPECO, site indépendant dédié aux finances publiques.

Lors de notre Matinale du Contribuable du 9 octobre 2025, François Ecalle a livré un diagnostic sans fard de nos finances publiques.

Quarante ans de déficits ont empilé une dette fragilisée par la remontée des taux. Pour la stabiliser (en part de PIB), il faudrait dégager un excédent primaire d’environ 120 milliards par an quand les mesures votées pèsent à peine 25 milliards.

Des leviers existent pourtant : retraites, santé, effectifs de la fonction publique, opérateurs… Il n’est pas trop tard.

7 réponses

  1. Je viens de regarder … écouter avec attention votre entretien avec Monsieur Perrin.
    Personnellement, je suis déçue : explications trop générales … vaseuses … loin du concret du quotidien des français de la France d’en bas … de la France laborieuse. …

    J’ai plusieurs petites questions courtes à vos poser :

    1) – vous amener toujours tout au PIB –TB
    en sachant que le PIB comprend la production privée + la production publique.
    – Pourrait-on savoir la proportion de l’un par rapport à l’autre ?
    – auquel des 2 devons-nous demander + d’efforts ?

    2) – Nous comptons actuellement + de 6 500 000 millions de fonctionnaires …
    a – … avec ou sans les contractuels ?
    Sachant que l’on reste fonctionnaire toute sa vie … active ou pas
    b – Pourrait-on connaitre le nombre réel d’agents sur le terrain et ceux qui sont en retraite ?

    3) – J’ai trés bien compris votre calcul des retraites entre les 2 statuts.
    Ils gagnaient moins mais avaient des avantages en nature en compensation. (non imposables)
    Au moment de la retraite un équilibre avait été trouvé.
    Ce n’est plus le cas ?

    Si nous regardons ces moyennes aujourd’hui, elles se sont inversées mais ils ont gardé leurs avantages …. à vie … jusqu’à leur mort.

    4 ) – à moment vous avez aussi parlé des aides aux entreprises … et si …
    – au lieu d’accorder des aides aux entreprises ; l’État baissait les taux de cotisations
    Vous pouvez facilement voir les économies en frais administratifs que l’État ferait … économies qu’il pourrait répercuter sur ….
    Je dis bien répercuter et non partager.

    5 ) – les retraites : plutôt que de vouloir à tout prix réformer ce système injuste qui n’est ,de fait, qu’un placement à long terme (+ tu cotises et tu touches)
    Pourquoi les syndicats ne veulent entendre parler de la solidarité à l’anglo-saxonne.
    Est-ce parce qu’ils auraient trop à perdre ?

    Dans l’attente de ces réponses, ………..
    Merci de votre attention
    Françoise VAULET – 57150 CREUTZWALD

  2. Bon, bref F. Ecalle égal à lui-même. Avec ce sourire en coin la plupart du temps qui semble dire : y a plus grave que ça ! Du discours de spécialiste ou pour cours magistral sans ressenti tripal. Il est vrai qu’il a vécu toute se vie d’argent public, lui aussi. Il ne peut pas trop cracher dans la soupe. On ne sent pas en lui l’exaspération et la révolte de voir le pays s’enfoncer toujours de plus plus dans les dettes. Du beau discours de  »narrateur » qui raconte doctement la situation, mais sans grand enthousiasme pour agir sans tarder. Un haut fonctionnaire bien policé comme il y en a des centaines. Et pour lui on n’est pas forcément au pied du mur. Alors, bon, hâtons nous lentement, en gros. C’est ce que je comprends dans le fond de sa pensée.
    C’est : oui il fraudait que, on pourrait faire ceci ou cela, mais attention aux chiens qui aboient. depuis 40 ans j’ai entendu ce type de discours 100 fois.
    Je n’achèterai pas son bouquin.
    Merci quand même à C.A. pour l’échange.

  3. Je partage l’avis de Jamas mais … j’n’avais pas osé le dire.
    Désinvolte … nos problèmes ne méritent-ils pas d’être pris un peu + de sérieusement ?

    autre question courte et pragmatique :

    Pensez-vous que, en 1945 , au moment de la mise en place de notre système de retraite,
    les actifs auraient accepté de cotiser à ± 28 % ?

    Une réforme : OUI mais une autre réforme qui passerait par un autre financement.

    Merci de votre attention
    Françoise VAULET – 57150 CREUTZWALD

    1. Merci pour votre appréciation !
      Désinvolte est un mot assez bien choisi. Au travers de la prestation de F. Ecalle, on sent que pour la haute fonction publique nos problèmes de délitement national tous azimuts, financiers en premier lieu, sont une préoccupation … Mais pas trop quand même. Des fois que ça remette en cause sa position sociale dans l’ordre établi dans lequel elle a bien su naviguer.
      F. Ecalle pourrait faire bien plus fort vu son parcours et sa connaissance des institutions.
      Mais c’est mièvre !

  4. Bonjour Monsieur Jamas. Allons-nous instaurer un dialogue via CA ?
    J’invite d’autres personnes à se joindre à nous.
    Ce ne sera plus un dialogue mais un débat. Qu’en pensez-vous ?

    Par contre je se suis pas tout à fait d’accord avec que ne vous venez de me répondre.

    Attitude désinvolte … moqueuse … qui laisse à penser que la situation du pays amuse Mr Écalle.
    C’est vrai qu’il n’est pas concerné … au contraire, il n’a pas intérêt à ce que cela change :

    1 – En effet, toutes les mesures adoptées par application d’ 1 % unique sont favorables à la classe moyenne domiciliée sur le versant ensoleillé de la fracture sociale.

    2 – Les autres paient des impôts pour leur verser des aides … pour acheter une voiture électrique, pour améliorer leur logement, pour … alors qu’ils (les ploucs) sont condamnés a être un locataires vivaces qui voient l’apl …

    J’attribue son air (de Mr Écalle)… air détaché, … gêné … à des pudeurs de gazelle.
    Pour avoir lu plusieurs de ses rapports … il est meilleur à l’écrit qu’à l’oral.
    Je le comprends … je suis pareille.
    En société ON perd tous ses moyens ….. contrairement à l’opposition qui excelle dans les apparences trompeuses, les quiproquo, les mensonges … et en profite sans complexe … en rigolant.

    J’ai vu dans la lecture de ses rapports : les comptes rendus d’une séance de psy.
    Le psy étant une feuille blanche sur laquelle le patient … le client a couché :

    – les observations faites au cours de sa carrière professionnelle et
    – la déception de ne pas avoir pu mettre en place des solutions possibles et adaptées.

    Merci de votre attention et dans l’attente de votre réponse, … À demain ?

    Françoise VAULET – 57150 CREUTZWALD

    1. @ Françoise Vaulet
      je ne sais pas si C.A. est OK pour servir de plate-forme d’échange trop indépendante de son magistère.
      Je l’ai fait sur le site de C.A. il y a quelques années avec autre intervenant (P. Reiler, je crois). Puis dans ces moments là, la plate forme C.A. a changé de formule…
      Bon mettons que C.A. demeure malgré tout une plateforme assez libre.
      Pour en terminer avec F. Ecalle. C’est de bon ton de dénoncer le système. le discours est partout chez ceux qui en profitent bien … du système. Des hauts fonctionnaires jusqu’aux français du commun qui eux aussi en profitent, ne nous leurrons pas. Les finances, la justice, l’école, la défense nationale, la sécurité intérieure…. Bref, même les ministres disent que ça ne va pas. Mais rien n’avance. Alors F. Ecalle est bien tendance, et bon public en plus. Ca nous fera un bouquin de plus. Je préférais F. de Closets.
      Mais je le rejoins sur un point qu’il évoque à demi mots, sans trop se mouiller : l’âge de la retraite est trop bas chez nous. Et on ne travaille pas assez pour tirer notre épingle du jeu dans le monde économique actuel. Les socialistes ne se glorifient pas à faire de la réforme des retraites un casus belli pour regagner de la popularité électorale.

  5. Excusez-moi, mais ce n’est pas ce genre de débat que je souhaiterais avoir
    simplement avoir des réponses claires aux questions posées.
    et non critiquer les “gens” en place.

    Il me semble que si nous étions à leur place nous n’aurions pas agi différemment tant le système est cadenassé par un État invisible et supérieur au nôtre.

    autre question qui n’est jamais abordée : Exposé du problème.

    – Nous regrettons tous le nombre d’agences dont l’utilité n’est souvent qu’illusoire.
    – Difficile de connaître le véritable montant des subventions qui leurs sont accordées.

    À ce propos, à quel budget sont –ils rattachés … la Santé, l’Éducation, la Justice … à tous ?
    ce qui réduit d’autant les moyens mis réellement à la disposition des agents sur le terrain.

    – Sachant que des agences sont créées pour recaser les hauts fonctionnaires seniors ou retraites
    n’est-il temps de stopper la formation de ces hauts fonctionnaires ?

    La France en forme combien par an ? Depuis 1958 … ? … + que de médecins ?
    surtout qu’un Haut Fonctionnaire le reste tour sa vie avec les (privilèges) avantages qui vont avec.

    Avant l’Ena, nous avions des politiques qui avaient la Politique dans les tripes.
    Aujourd’hui, regardez l’Assemblée Nationale.

    Merci de votre attention
    Françoise VAULET – 57150 CREUTZWALD

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