Philippe Trainar, membre du cercle des économistes et directeur de la Fondation SCOR pour la science, dénonce la cécité économique de parlementaires qui « restent aveugles aux risques immédiats, surtout s’ils sont financiers ».
Il affirme que « la dette française est la plus à risque de l’OCDE » du fait de l’accumulation de dépenses publiques et de prélèvements élevés, d’une dette et d’un déficit parmi les plus importants, combinés à une charge d’intérêts significative.
« En France, la dépense publique (57,1 % du produit intérieur brut, ou PIB, en 2024), les prélèvements obligatoires (44,8 %), la dette publique (113 %) [117,4 % au 19.12.2025, NDLR], la charge d’intérêts (1,9 %) et enfin le déficit public (5,8 %) figurent tous parmi les plus élevés de l’OCDE », alerte-t-il dans les colonnes du Figaro.
Dans ce contexte, « les marges de manœuvre des finances publiques sont les plus étroites ».
Selon l’économiste, en cas de choc, c’est la dette française que les investisseurs scruteraient en premier, avant l’italienne ou la britannique, d’autant plus que le climat politique actuel favorise les blocages.
Pour corriger la trajectoire, il propose de réduire la dépense publique, et pointe en particulier les retraites qui, selon lui, expliquent une large part du déficit.
Il craint que le report des réformes et les promesses de nouveaux impôts annoncés dans le cadre du budget 2026 aggravent la situation au lieu de l’améliorer.
L’économiste prévient : si la France ne se réveille pas, le choc sera brutal. Le pire scénario, enchaine Philippe Trainar, serait une crise à la grecque, avec un recours aux institutions internationales.
« Cela a coûté à la Grèce 10 à 20 % de son PIB, soit 10 à 20 % du niveau de vie des habitants », rappelle-t-il.
Face à cette course vers l’abîme, le risque ultime seraient que ce soient les contribuables qui paient la facture d’un réveil trop tardif.

Une réponse
Je viens d’entendre que, pour calmer la révolte des agriculteurs, notre Premier Ministre, Monsieur Lecornu, leur proposait une nouvelle aide de 400 millions … d’euros.
1 – Monsieur Lecornu représente l’État.
2 – l’État c’est nous contribuables imposables ou pas.
3 – A-t-il demandé à notre représentant, les contribuables associés, si cela était encore possible ?
Merci de votre attention
Françoise VAULET – 57150 CREUTZWALD