Contre l’oppression fiscale, la pression des contribuables

La dette publique de la France poursuit son ascension vertigineuse

DesignRage Shutterstock
Selon les derniers chiffres publiés par l’Insee le 19 décembre 2025, la dette publique atteint un nouveau record et continue de se diffuser dans toutes les strates de l’administration.

Tous ceux qui voient le compteur de la dette s’affoler sur le site de Contribuables Associés le savaient déjà.

L’Insee vient de confirmer que la dette française s’emballe. A la fin du troisième trimestre 2025, elle a atteint 3 482,2 milliards d’euros, soit 117,4 % du PIB, un niveau inédit hors période de guerre ou de pandémie.

Machine infernale : en trois mois, la dette, ce piège mortel qui se refermera un jour ou l’autre sur les contribuables, a encore progressé de 65,9 milliards d’euros (après + 70,9 milliards au trimestre précédent).

L’État joue le premier rôle dans cette course à la banqueroute budgétaire : sa dette augmente de 58,1 milliards pour atteindre 2 845,7 milliards d’euros.

Cette dérive est également transversale.

Si le passif des divers organismes d’administration centrale (68,4 milliards) se tasse un peu, la dette des administrations de sécurité sociale s’alourdit de 7,6 milliards (déjà +7,8 milliards au trimestre précédent), pour culminer à 305,2 milliards.

Les administrations publiques locales voient leurs dettes progresser de 500 millions supplémentaires, ce qui porte leur total à 262,9 milliards.

À cet empilement qui porte la dette nette à 3 232,3 milliards d’euros se superpose une paralysie politique.

La commission mixte paritaire chargée d’aboutir à un compromis sur le budget 2026 a échoué, rendant probable le recours à une loi spéciale.

D’après l’Observatoire Français des Conjonctures Économiques, ce régime exceptionnel ferait perdre 6,5 milliards de recettes à l’État tout en ne générant que trois milliards d’euros d’économies. Le déficit atteindrait 5,5 % du PIB.

À ce niveau, Bruxelles pourrait réactiver la procédure de déficit excessif, assortie d’une amende annuelle avoisinant 2,5 milliards.

Si la dette dépasse déjà 117 % du PIB, les prévisionnistes estiment qu’elle pourrait franchir 120 % en 2027.

Une dynamique inverse de celle de l’Italie, pourtant plus lourdement endettée, mais engagée dans un effort d’assainissement budgétaire.

Seul facteur positif : la Banque de France a relevé ses anticipations de croissance, tablant sur + 0,9 % en 2025 puis sur un raffermissement progressif jusqu’en 2028 grâce à la reprise de la consommation et de l’investissement privé.

Ce scénario pourrait freiner la dérive de la dette, en augmentant mécaniquement les recettes fiscales de l’État, ce qui réduirait le ratio dette/PIB.

Pour comprendre d’où vient cette Dette et comment est utilisé VOTRE argent :

LE LIVRE INDISPENSABLE À TOUT CONTRIBUABLE !

 

 

8 réponses

  1. Une incurie complète ! Et dans l’indifférence généralisée du français de base qui s’en fout, en réalité. Tant qu’il peut en profiter sur le dos des générations futures. Il faut dire la réalité des choses.
    Et pire, avec tous ces anciens chef de l’état, premiers ministres et ministres des finances et du budget/ou des comptes publics qui défilent dans les médias en disant que c’est un problème qui frise la catastrophe mais que eux, de leur temps , ils avaient été bon sur le sujet (P. Moscovici fait très fort ces temps ci, mais aussi T. Breton, N. Sarkozy en tant que PR+ ministre du budget, F. Hollande, E. Lombard, F. Mer, Ch. Lagarde pour ne citer qu’une femme, D. Villepin qui lui minimise le problème, M. Barnier, sans oublier inénarrable B. Lemaire, et beaucoup d’autres, la liste est non exhaustive). Mettons juste un léger bémol pour F. Bayrou qui a fait émerger le sujet.
    A les entendre, ils ont tous été conscients du problème, fait des tas d’efforts, mais depuis 50 ans, j’observe que nos dettes n’ont fait qu’enfler, continument sans jamais se réduire, même sous L. Jospin et sa fameuse cagnotte. En fait leur astuce discursive consiste à dire que que ça a moins monté avec eux qu’avec leurs prédécesseurs ou successeurs, que le rythme d’augmentation des dettes s’était éventuellement réduit ou encore qu’ils avaient du faire face à un évènement exceptionnel, style Covid.
    Ca n’est pas l’autocritique qui les étouffe. Les générations futures apprécieront comme on dit dans les cénacles judiciaires!

  2. La mise sous tutelle par le FMI et la BCE est inéluctable, probablement après la présidentielle de 2027, le temps de laisser Macron continuer la ruine du pays et empêcher les suivants de gouverner.
    -20% sur toutes les retraites, captation de l’épargne, réduction drastiques des aides sociales, graves troubles à l’ordre publique orchestrés par l’extrême gauche. Préparons nous.

  3. Tant qu’on laissera la classe politique actuelle en place, plus occupée à son train de vie, ses privilèges, ses sièges… Rien ne changera. Nous sommes gouvernés par une bande de rapetou dont une majorité est dotée d’un QI de grenouille. Il n’y a qu’à voir nos parlementaires s’exprimer et essayer de comprendre leurs propos et leurs expressions. Il est regrettable que n’importe quel pékin puisse se présenter, il devrait y avoir une sélection par concours afin d’éliminer les plus cons, comme cela se fait avec les étudiants, les fonctionnaires…

    1. Voilà qui est bien dit; seulement nous sommes dans une république bananière où les plus incultes mais les plus culottés sont à l’affût d’une bonne place sans se soucier d’une stratégie positive pour relever la tête de le France.
      Il nous faut des entrepreneurs avec un contrat assorti d’une clause de résultats non des fonctionnaires qui ne pensent qu’à eux sans objectif patriote.
      Il faut voter pour des stratèges sur le long terme.
      S’il n’y en a pas il ne faut pas voter.

  4. La dette de la France n’est pas la dette des Français.
    Car les 3500 milliards de dette publique, telle que chiffrée aujourd’hui, semble évaluée pour 5/6èmes à des sommes consacrées à d’autres dépenses que celles au bénéfice des Français.
    La France est un pays qui paye pour les riches des pays riches, et pour les pauvres des pays pauvres.
    On paye pour les riches des pays riches au travers des intérêts de la dette, car seuls des pays riches peuvent nous prêter de l’argent. Même si les chiffres que j’avance peuvent être affinés, voire contestés, car seul l’accès à des données partielles disponibles sur Internet m’a amené à déterminer ces montants, il semblerait que les intérêts de la dette cumulée depuis 1973 s’élèvent à 1700 milliards d’euros (source IFRAP), et l’aide au développement des pays pauvres (APD) s’élève depuis la même date à environ 500 milliards d’euros (et on ne parle pas ici des pauvres venus des pays pauvres, qui jouent les écornifleurs de nos guichets sociaux).
    Cocasserie bien française, on aide la Chine (3,6Md depuis 1972), qui nous prête pour combler nos déficits .
    A ceci, on pourrait également rajouter les créances que la France possède sur des pays pauvres et débiteurs, pour leur avoir prêté des sommes considérables (qu’il a fallu emprunter) et qui sont ensuite effacées par le Club de Paris d’un simple trait de plume, faisant passer ces sommes de la colonne Actif à celle de Passif, au Bilan du pays (73,4Mds). Le Parlement qui vote le budget est-il associé à ces effacements de dette ?

  5. Bonsoir ; mais quand obligera-t-on ces spoliateurs à rembourser ces milliards qu’ils ont indûment perçus ? Quand se décidera-t-on à saisir leurs biens & ceux de leur descendance ?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *