Les moutons à la tonte, les contribuables à la caisse !
La mesure est passée inaperçue, et pourtant ses effets ont la forme d’un nœud coulant fiscal.
Un décret publié le 27 décembre 2025 au Journal officiel entérine une hausse de 4 points du taux de contribution employeur au compte d’affectation spéciale (CAS) « Pensions » pour les fonctionnaires civils de l’État et les magistrats.
Depuis le 1er janvier 2026, ce taux est passé de 78,28 % à 82,28 %.
Un niveau sans équivalent dans le secteur privé.
Comme souligné par le site Contrepoints, l’État est un employeur sans caisse autonome dotée de réserves : il ne cotise pas à une caisse extérieure, et les pensions sont versées via le CAS « Pensions », alimenté par des contributions budgétaires (et ajusté pour garantir son équilibre).
Autrement dit, l’augmentation de la « cotisation » ne correspond pas à un effort réel de l’administration, mais à un prélèvement supplémentaire sur les finances publiques.
Et donc, sur les contribuables.
Le contraste avec le privé est frappant : la part employeur des cotisations retraite y est de l’ordre de 16 %, alors que celle de l’État dépasse 82 % pour ses agents civils — et 126,07 % pour les militaires.
Cette disproportion illustre une réalité souvent occultée : la retraite des fonctionnaires repose sur un système d’écriture comptable, sans réserve financière ni caisse dédiée, garantie in fine par l’impôt.
À cette spécificité s’ajoutent des règles plus favorables.
Calcul de la pension sur les 6 derniers mois de traitement indiciaire, taux de remplacement pouvant atteindre 75 % après une carrière complète, et, en moyenne, un départ plus précoce que dans le privé.
Autant d’éléments régulièrement dénoncés par Contribuables Associés, qui, depuis des années réclame une convergence réelle des régimes de retraite et une transparence accrue sur leur coût.
Plutôt que d’engager une réforme structurelle, l’exécutif a une nouvelle fois choisi d’augmenter discrètement la facture pour éviter la fronde de ses troupes.
Une décision qui alourdit le déficit public et accentue le sentiment d’injustice fiscale révélé par la plupart des enquêtes d’opinion.

4 réponses
Monsieur Sébastien Lecornu, notre actuel Premier Ministre, tient absolument à
faire voter un budget pour 2026. ….. son intention est louable.
Il croit en la Politique du compromis. TB.
Il vient encore d’accorder des avantages non prévus pour favoriser 2 certaines catégories de citoyens (étudiants et bénéficiaires de la prime d’activité et cela : à la demande d’un seul groupe de députés. … (GGrrr)
À ce niveau-là, ce n’est plus un compromis … C’est de la compromission.
Ces avantages + les frais pour collecter et redistribuer … seront financés par TOUS les contri- buables (imposable ou pas).
Inclus les bénéficiaires eux-mêmes de ces aides.
Ce n’est pas ce genre de décisions qui vont arranger non pas seulement : ni notre problème de dette ni aussi notre Unité nationale.
Merci de votre attention
Françoise VAULET – 57150 CREUTZWALD
Ça serait bien que Lecornu pense à faire des économies au lieu de grossir le flot des dépenses…. Quelle succession de nuls aux manettes…
il faut faire payer les fonctionnaires inutiles qui dépenses inutilement sans compter et les virer
sans compensations pour faute professionnelle
La CNRACL, caisse de retraite des fonctionnaires territoriaux et hospitaliers, n’est
pas en déficit
En 2008 les cotisations excèdent les prestations de 2,7 milliards d’euros, dont 2,5 milliards
ont été prélevés par l’Etat au titre de la « compensation » entre régimes de retraites.
Cette compensation, dont les principaux contributeurs sont le régime général, la CNRACL et
l’Etat au titre de ses fonctionnaires, permet d’équilibrer les régimes de retraites des
exploitants et salariés agricoles, des commerçants et des artisans.
En 2002 la CNRACL versait jusqu’à 30% de ses cotisations au titre de la « compensation » !
L’Etat comme employeur des personnels civils a versé 1,5 milliards d’euros en 2008 au titre
de la compensation.
Loin de la caricature des fonctionnaires qui creusent le déficit des retraites sur le dos des
impôts de tous les citoyens, les fonctionnaires ont contribué en 2008 pour 2,5 milliards
d’euros aux retraites des exploitants et salariés agricoles, des petits patrons de l’artisanat et du
commerce, et pour 1,5 milliard aux retraites des régimes spéciaux (mines, marins,…) au titre
de la « surcompensation »