Selon une note publiée fin 2025 par France Diplomatie, l’aide publique au développement (APD) versée par les collectivités territoriales a atteint 199,6 millions d’euros en 2024, en hausse de 8,9 % sur un an.
Une progression continue dans un contexte de finances locales déjà sous tension, marqué par l’inflation, la hausse des charges sociales et le ralentissement des recettes fiscales.
À elle seule, l’aide aux réfugiés représente 149,4 millions d’euros, soit les trois quarts de l’APD locale.
Un comble : l’essentiel de cet effort financier ne finance pas des projets de développement à l’étranger, mais des dépenses sociales engagées sur le sol français, souvent en dehors des compétences historiques des collectivités, ce qui fausse la notion même de développement international.
Dans ses grandes lignes, le rapport de France Diplomatie corrobore une étude de Contribuables Associés parue en 2025 (« L’aide publique au développement. Mécanismes, coûts, efficacité »), soulignant notamment que les collectivités territoriales participent de plus en plus à cet effort de solidarité, mal cadré, mal contrôlé, au détriment de leurs missions de proximité.
Hors aide aux réfugiés, l’APD locale recule à 50,2 millions d’euros en 2024, mais ce repli (-20,1 %) ne bride pas suffisamment le dispositif.
Aides publiques au développement : du local au national, l’addition s’envole
Régions, départements, métropoles et grandes villes continuent d’abonder des programmes internationaux dont l’impact réel échappe largement aux exigences de performance imposées à d’autres politiques publiques.
Parmi les villes les plus dépensières, la municipalité socialiste de Paris consacre 7,4 millions d’euros à ces aides, la Métropole écolo de Lyon, 1,9 million. D’autres régions comme l’Île-de-France ou l’Auvergne-Rhône-Alpes figurent parmi les principaux pourvoyeurs de fonds.
Cette générosité locale s’ajoute à un effort national déjà considérable. En 2023, la France a versé 13,9 milliards d’euros d’APD, soit 0,48 % de son revenu national brut, faisant d’elle le cinquième contributeur mondial selon les données de l’OCDE.
À titre de comparaison, l’Italie ou l’Espagne consacrent une part nettement inférieure de leur richesse nationale à l’aide internationale, sans pour autant renoncer à leurs priorités budgétaires internes.
Le poids financier de ces aides a rattrapé l’État.
Lors de l’examen du projet de loi de finances pour 2026, le Sénat a voté une réduction de 700 millions d’euros des crédits de la mission budgétaire “Aide publique au développement”, en proposant de le ramener à 3,7 milliards d’euros.

5 réponses
Contribuables associés, la cour des comptes, diverses associations, certaines presses, une certaines chaîne de télévision très regardée peuvent toujours dénoncer les dérives de nos gouvernants, « Les machins » qu »on invente chaque jours pour gérer on ne sait jamais quoi, rien ne change. Il faut que la France entière descende dans la rue, remette au travail nos « élites » ou se prenant pour telles afin que notre pays retrouve son statut de grand pays. Trop d’élus au niveau national, local, trop d’associations, trop de commission et un pays mal géré. Avant nous regardions la Colombie, aujourd’hui nous avons notre propre Colombie à domicile avec des élus qui viennent nous chanter fleurette à la télévision mais qui ne font absolument rien pour mettre fin à notre situation. Après les pensions de vieillesse, Les soins pour les dérangés mentaux, les magasins hallal, l’AME nous seront bientôt dans l’obligation de porter le chèche pour sortir . Ceci ajouter au reste et ceux qui travaillent ou ont travaillé payent l’addition,
la France est le seul pays au monde à donner des visas aux étrangers pour troubles mentaux et aussi pour diminuer la dépense public ,il faut supprimer les agglomérations et les métropoles
L’aide au développement doit être supprimée ou versée au développement de la France qui recule de plus en plus sur le plan international. Les collectivités qui hurlent à la mort que leurs recettes ne cessent de baisser, devraient déjà commencer à supprimer ce poste, toit comme l’état qui continue de verser de l’argent pour cette aise à des pays comme la Chine par exemple ou l’Algérie, qui sont en meilleure sans té financière que nous.
Cas vécu actuellement : un « mineur » arrivé sur le territoire français il y a trois ansde manière irrégulière a été pris en charge immédiatement par nos services sociaux. Il dispose d’une formation, d’un appartement (à Concarneau), on lui paye son permis, on lui donne de l’argent de poche, cela coûte environ 3000€ par mois à la collectivité, sans compter les gestionnaires du système qui lui font profiter de tout ce qu’il peut toucher. Pendant ce temps là, nos jeunes bretons ne trouvent pas à se loger…. Bilan après 3 ans sur le territoire français, notre jeune ami malien (réfugié politique ???) a certes un travail, mais il ne parle toujours pas français, peu motivé à réellement s’intégrer; il passe son temps libre à organiser tranquillement la venue du reste de la famille avec l’aide de sa référente. Cerise sur le gâteau : était il réellement mineur à son arrivée ? Les députés, qui vous représentent messieurs et mesdames qui me lisez, ont voté CONTRE un projet de loi visant à vérifier l’âge des migrants à partir d’une radio du poignet. Demandez pourquoi à votre député quand vous le verrez….
L’Etat, seul, devrait avoir la prérogative de verser les aides au développement à l’étranger. Il devrait en être de même pour les subventions en faveur des associations qui s’occupe de problèmes internationaux.