Comment dépenser l’argent que l’on n’a pas ?
Fruit d’un compromis politique conclu avec les socialistes, le budget 2026 fournit la réponse.
Il laisse filer les dépenses alors que la dette publique frôle les 3 500 milliards d’euros !
En 2026, l’État prévoit de dépenser 501 milliards d’euros, soit 10,5 milliards d’euros de plus qu’en 2025.
Sur un an, la hausse des dépenses publiques atteint 37 milliards d’euros, contre 29 milliards dans la version native du budget.
En rythme annuel, cela représente une progression de 2,2 %. Corrigée de l’inflation, la dépense publique continue d’augmenter en volume (+ 0,8 %).
Ce dérapage marque un reniement par rapport à la stricte maîtrise des dépenses que l’exécutif défendait lors de l’ouverture du débat budgétaire.
Une part significative de cette hausse est liée aux mesures concédées aux socialistes.
Le budget 2026 prévoit notamment :
– Une augmentation de la prime d’activité. Sa revalorisation, destinée à soutenir les travailleurs « modestes », représente un coût estimé à environ 700 millions d’euros en 2026, selon le Premier ministre, accroissant mécaniquement la dépense sociale de l’État.
– Cheval de bataille électoral du PS, l’Éducation nationale figure parmi les postes concernés par l’augmentation des crédits. Son budget et celui de la recherche progressent de 0,4 milliard d’euros en année pleine.
Le gouvernement a également accepté la création de 2 000 emplois supplémentaires pour l’accompagnement des élèves en situation de handicap. Cette mesure alourdit durablement la masse salariale de l’État, déjà sous pression.
– Le compromis budgétaire inclut également un élargissement du dispositif du repas étudiant à 1 euro. Jusqu’ici réservé aux étudiants boursiers ou en situation de précarité, le dispositif serait étendu à l’ensemble des étudiants, ce que beaucoup d’observateurs considèrent comme une hérésie budgétaire.
Le repas à 1 euro n’existant que dans les contes de fées, c’est aux contribuables qu’il appartiendra de financer le coût de cette mesure, 100 à 110 millions d’euros par an selon le Cnous – Centre national des œuvres universitaires et scolaires.
Le budget consacré aux « priorités de la Nation » sera augmenté.
Le budget de la Défense atteindra 57,1 milliards d’euros (+ 6,7 milliards d’euros). Les autres ministères régaliens verront leur budget revu à la hausse : + 0,6 milliard d’euros pour l’Intérieur et + 0,2 milliard d’euros pour la Justice. Leurs effectifs seront renforcés. (+ 1 600 postes chacun).
Face à cette progression des dépenses, l’exécutif affirme que la dépense publique augmentera moins vite que l’activité économique, ce qui permettra une légère baisse de son poids dans le produit intérieur brut (à 56,6 %).
Parmi les rares économies annoncées, l’État anticipe 1 milliard d’euros d’économies sur la commande publique.
Des crédits seront annulés alors que la trésorerie des opérateurs publics sera siphonnée à hauteur de 2 milliards d’euros.
L’effort demandé aux collectivités territoriales est ramené de 4,4 à 2 milliards d’euros.
Ces arbitrages mettent en lumière la fragilité d’un budget qui combine une progression assumée des dépenses sociales et de maigres économies dont la crédibilité est contestée par de nombreux économistes.
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10 réponses
On ne peut pas critiquer le fait de mettre de l’argent dans l’éducation nationale et l’aide au élèves handicapés. Mais il est possible de critiquer le côté économies, il y a tellement de choses qui pourraient être supprimées, baissées, mais encore une fois les socialistes sont venus mettre la merde en agissant pour éviter une dissolution et perdre le peu de sièges qu’il leur reste. On ne peut pas non plus oublier les LR qui eux aussi agissent pour conserver leurs sièges et non pour le bien des Français. 2026 sera très dure pour une majorité de Français, espérons que 2027 verra une aire nouvelle.
Si l’éducation nationale était plus efficace et que les parents s’occupaient mieux de leurs enfant, on n’aurait pas besoin de créer de nouveau poste. J’ai été enseignant et vu la dégradation en 40 ans. Sur 750.000 élèves d’une classe d’âge , 150.000 quittent l’école sans diplôme. Le problème c’est d’abord la qualité de l’enseignement pour ne pas dire des enseignants. Mais ça c’est tabou avec les syndicats pour qui tout va bien.
Cette soumission aux socialistes ne peut qu’engendrer plus de dépenses dans un pays déjà endetté, tour cela pour garder sa gamelle au détriment de l’intérêt des Français dont ils n’ont rien à faire
Je ne suis pas certain qu’une augmentation du budget de l’E.N. soit approprié . Bien au contraire !
En effet si l’on remettais dans une classe… , face aux élèves, ce pourquoi les enseignants sont formé et payé pendant leur formation, tous les titulaires d’un diplôme permettant d’enseigner en lieu et place de les retrouver bientôt majoritaire partout dans; les syndicats, dans des ONG, et détaché dans des partis politiques…., dans des C.E. de l’administrations alors le budget de cette E.N. serait excédentaire .
L’argent est là ! mais pas là, où il le faut .
Je suis le mari d’une directrice d’école qui pendant 20 ans à enseigné à Strasbourg, mais aujourd’hui elle s’est expatrié en Allemagne .
L’élargissement du dispositif du repas universitaire à 1 euro à l’ensemble des étudiants est tout autant inepte que la suppression de la taxe d’habitation. Il en est de même pour les transports en commun gratuits dans certaines agglomérations. Le tout gratuit n’a tout simplement pas de sens, car ces prestations ne sont jamais gratuites et quelqu’un doit payer.
Vous êtes sérieux.
L’éducation c’est une catastrophe en France, alors oui il faut du budget ce secteur.
Pour info, des primes ne nous ont toujours pas été payées depuis 5 ans….
Bonjour Natacha, oui je (nous) sommes très sérieux : il faut arrêter de mettre toujours plus d’argent dans l’EN ce n’est pas la solution. Voilà 30 ans qu’on dit « il faut plus d’argent » 30 ans qu’on le vote et vous faites vous même le constat : le résultat est pire chaque année; de plus il y a de moins en moins d’élèves : chercher l’erreur…
ce n’est pas en donnant toujours plus à manger au Mammouth qu’il va être en meilleur santé !
Les enseignants d’aujourd’hui ne sont pas ceux d’hier. De mon temps il y avait deux cours par classe donc une trentaine d’élèves et tout fonctionnait parfaitement. Régulièrement des inspecteurs de l’E.N. passaient pour vérifier le niveau des élèves ce qui rendait l’instituteur nerveux pour sa notation. C’est certain, il y avait plus de sévérité, parfois même un peu de sadisme de la part de l’enseignant, mais la discipline, les leçons de civisme et de morale faisaient de nous de futurs adultes responsables. Pas de Dolto, pas de Montessori, des parents qui fessaient ou giflaient lorsque nous avions mérité une punition pour mauvaise conduite et disaient que si le maître nous avait punis c’est que nous le méritions. Nous avons ainsi appris le respect qui manque cruellement aux jeunes d’aujourd’hui !
C’est inadmissible. Pour moi le PS est politiquement mort .Les LR aussi . Le peuple souverain doit s’exprimer ! C’est
la suele solution !
Les communes ont obligation de présenter des budgets en équilibre. Il devrait en être de même pour l’état. Pourtant aucun parti n’ose demander l’inscription de l’équilibre budgétaire dans la constitution. Évidemment c’est pas très racoleur pour obtenir des sièges à l’assemblée nationale.