Contre l’oppression fiscale, la pression des contribuables

Amélie de Montchalin, nouvelle présidente de la Cour des comptes

Après un passage doré à l’OCDE, l’ex-ministre Renaissance est recyclée à la Cour des comptes, où les contribuables lui assureront un train de vie très confortable.

A peine nommée, déjà au centre d’une polémique.

Recyclée à l’Organisation de Coopération et de Développement Économique (OCDE) après son échec aux législatives de 2022, Amélie de Montchalin – Amélie Bommier de son nom de jeune fille – vient d’être propulsée rue Cambon pour présider la Cour des comptes.

Âgée de 40 ans, cette macroniste pure souche succède à Pierre Moscovici et devient la première femme à diriger l’institution.

Juge et partie : le mélange des genres d’Amélie de Montchalin

Elle y contrôlera la régularité des comptes publics après les avoir elle-même tenus au gouvernement (décembre2024 – février 2026), ce qui, selon certains observateurs, pourrait biaiser l’impartialité de ses analyses. Comment la ministre actuelle pourra-t-elle donner un avis crédible sur le prochain budget qu’elle a elle-même préparé ?

Cette promotion donne l’occasion de jeter un œil sur le train de vie confortable que le contribuable accorde au Premier président de la Cour des comptes.

Sur le plan salarial, il relève du statut des magistrats de la Cour des comptes. Le poste va de pair avec l’un des indices les plus élevé de la fonction publique (2 100).

Rapporté à la valeur actuelle du point d’indice, cela représente un traitement brut mensuel d’un peu plus de 10 000 euros par mois, hors primes et indemnités.

Primes, frais et voiture de fonction : le coût du « recasage » d’Amélie de Montchalin

Car ce n’est pas tout : à ce traitement s’ajoute une indemnité forfaitaire annuelle pour frais de représentation, fixée par arrêté à 23 114 euros par an (près de 1 900 euros brut par mois).

Cette enveloppe est destinée à couvrir les obligations protocolaires, réceptions et déplacements inhérents à la fonction.

Une indemnité spécifique liée aux sujétions de la Cour d’appel est également prévue. Son montant exact est nébuleux. Il varie selon les arrêtés d’application.

Ce train de vie ne perturbera pas l’ex-ministre déléguée chargée des Comptes publics.

Après sa défaite aux législatives 2022, elle avait été promue ambassadrice de France à l’OCDE en profitant d’une rémunération d’environ 10 000 euros net mensuels, selon les informations du Canard enchainé. Elle bénéficiait aussi d’une voiture avec chauffeur.

À l’époque, le Quai d’Orsay s’était borné à répondre que « la rémunération et les moyens (…) sont conformes aux mesures de droit commun applicables pour les chefs de mission », sans plus de précisions.

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