Contre l’oppression fiscale, la pression des contribuables

Paris a distribué 1,8 milliard d’euros de subventions aux associations sous la mandature Hidalgo

Antonin Albert/Shutterstock
À l’approche des municipales, la droite dénonce une dérive idéologique et un usage contestable de l’argent public par la mairie de Paris.

À mesure qu’approchent les municipales, le sujet revient comme un leitmotiv dans le débat fiscal : celui des subventions versées par l’Hôtel de Ville de Paris à des associations jugées politisées ou loin des préoccupations locales.

En ligne de mire : près de 300 millions d’euros distribués chaque année à plus de 2 800 structures, soit 1,8 milliard d’euros sur l’ensemble de la seconde mandature Hidalgo.

Si l’on y ajoute l’argent réparti lors du premier mandat (2014/2020), on dépasse 3 milliards d’euros !

Un chiffre à rapprocher des 90 % de hausse de la taxe foncière à Paris (hormis la taxe sur les ordures ménagères) entre 2014 et 2024.

Comme Contribuables Associés l’a souligné à plusieurs reprises, la pression fiscale croissante sur les ménages parisiens est liée à une politique de dépenses publiques débridée, dont les subventions font partie.

Candidate déclarée à la mairie de Paris, Rachida Dati a décidé de faire de ce thème un axe fort de sa campagne.

Mi-janvier, elle dénonçait des fonds publics « captés par des associations clientélistes » en promettant de mettre fin aux subventions dont « l’utilité est trop éloignée des Parisiens ».

Une déclaration qui a fait bondir la majorité municipale PS, mais qui trouve un écho croissant parmi les contribuables d’une capitale confrontée à une dette dépassant désormais 12 milliards d’euros.

Si certaines aides relèvent de missions culturelles ou sociales admises – Philharmonie de Paris, Forum des images, aide alimentaire – d’autres sont contestables.

Comme ces 100 000 euros par an versés à SOS Méditerranée, ces 6 000 euros finançant des ruches au Togo, ou encore ces subventions allouées à des projets de santé malgaches, etc.

Autant d’exemples brandis par l’opposition pour illustrer un saupoudrage d’argent public jugé idéologique.

Selon la Cour des comptes, la médiane des subventions s’établit à 5 000 euros par association, mais leur montant moyen dépasse 41 000 euros (moyenne arithmétique), signe d’importantes disparités.

Pour la droite, le problème n’est pas tant le soutien au monde associatif que le manque de tri, de transparence et de priorisation, dans une ville où chaque euro public est désormais compté.

 

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