Emmanuel Macron a dû lire Le Livre noir de l’argent public (éditions Hugo Doc), qui préconise la méthode suivante : faire de l’exception Notre-Dame la règle. Autrement dit, rompre avec les pesanteurs administratives pour adopter une organisation resserrée, une chaîne de décision claire et des délais raccourcis.

« Il est temps que l’État choisisse le pragmatisme et s’affranchisse des normes asphyxiantes », a lancé Emmanuel Macron, le 22 avril dernier lors d’un Conseil des ministres délocalisé à Montluçon, dans l’Allier.
Faire simple, faire Notre-Dame
Philosophie du principe : un projet identifié, une autorité unique, des règles stabilisées et une exécution rapide. La reconstruction de la cathédrale a démontré qu’en France, l’impossible devient possible dès lors que l’on suspend les lourdeurs procédurales.
Pourquoi, dès lors, un chantier industriel, agricole ou énergétique devrait-il attendre des années quand Notre-Dame a été rebâtie en un eu plus de cinq ans ?
Les annonces présidentielles promettent la généralisation de ce qui fut une exception. Simplification des contentieux, réduction des recours à un seul niveau juridictionnel, délais raccourcis : il s’agira de gagner du temps.
Sur le terrain industriel, les « sites clés en main » doivent fournir aux entreprises des terrains exploitables sans délai. Le projet de mine de lithium d’Échassières dans l’Allier illustre cette volonté de bâtir des « cathédrales industrielles » capables de soutenir la souveraineté économique, selon les mots du chef de l’État.
Ce site figure parmi les 150 « grands projets stratégiques » (GPS) retenus dans le cadre du dispositif d’accélération lancé en janvier 2026, représentant 71 milliards d’euros d’investissements cumulés (essentiellement privés) et plus de 32 000 emplois répartis dans 63 départements.
Notre-Dame se met au vert
Autre levier, plus sensible : l’assouplissement des règles environnementales.
L’exécutif évoque la possibilité de déroger au régime de protection des espèces pour accélérer certains projets, au nom d’un « bon sens » cartésien.
Là encore, il s’agit d’éviter la paralysie d’innombrables projets d’aménagement (zones commerciales, routes, lotissements) bloqués par la présence du crapaud calamite ou une colonie de gagée des champs.
Reste une incertitude : entre la volonté d’accélérer et la réalité d’un appareil administratif compact, la « méthode Notre-Dame » pourrait se heurter aux innombrables formalités qu’elle entend court-circuiter.
Et, à un an de la présidentielle, rien ne garantit que l’Élysée ait une constance politique suffisante pour jeter les normes superflues par-dessus bord.
Pour en savoir plus sur la méthode Notre-Dame :
Lisez le Livre noir de l’Argent Public


5 réponses
Créez des postes de fonctionnaires et il pousse des circulaires, des normes, des règlements.
Supprimez des postes de fonctionnaires et l’inflation normative et règlementaire cessera. En même temps les dépenses publique qui vont avec.
Enfin…, il faudrait aussi supprimer des fauteuils de politiciens. Gérard Larcher, président du sénat, par exemple qui n’est pas classé à gauche parle du sénat comme de la »fabrique de la loi ». Et ca usine, ça usine dans les hautes chambres : 1 problème > 1 loi !
Sans se soucier bien souvent si les organismes de contrôle et la justice pourront assumer par derrière le suivi de tout ça.
Sans compter qu’une loi, un décret, une norme incontrôlable ou trop complexe n’est pas une bonne mesure, même avec un bien-fondé basé sur une évidence commune.
Combien de pages au Code du Travail par exemple ? 3000 ? Plus ?
il fera rien comme d’habitude et surtout un an avant de partir ,alors qu’il a rien fait avant ,il devrait commencer par réduire le mille-feuille territorial ex supprimer les agglomérations et les métropoles et réduire le financement des associations et réduire les normes que les gouvernements rajoute sur celle de l’EUROPE
Je lis de bons commentaires mais il faut tenir compte d’une chose : Pour changer tout cela il faut voter des lois. Qui votent les lois ? Les parlementaires ! Il faudrait donc que les parlementaires votent des lois pour supprimer des députés et des sénateurs !!! Croyez-vous que cela soit possible ? Tous ne sont pas utiles mais surtout tous ne sont pas des imbéciles, ils ne se tireront jamais une balle dans le pied ! Manu dit qu’il faut réduire le mille-feuille et il a raison. Par contre je ne vois pas cela comme lui, il propose de supprimer les agglos et métropoles alors que je pense qu’il faut supprimer le statut des communes au profit de com com ou comagg et de fait supprimer les départements en ne gardant que les régions. Beaucoup de communes ne peuvent pas s’équiper par manque de moyens alors que d’autres regorgent de moyens, des com com ou agglos d’au moins 120 000 habitants chacune voire plus, répartiraient les budgets à parts égales. Le fait d’avoir 2 à 3 grosses structures par département, ferait que les départements ne seraient plus nécessaires. 2 étages du mille-feuille seraient supprimes avec tous les élus que cela représente;
Notre Dame le contre exemple absolu :
– Aucune information sur les causes de cet étrange incendie (un comburant badigeonné sur les poutres impossibles à brûler même après 20 mn de chalumeau ?), le président et le premier ministre (Philippe) hilares devant la feu de joie.
La chute malencontrueuse, mais fatale du coordinateur des travaux, le général Georgelin
L’obstination de Macron à vouloir remplacer des vitraux anciens en parfait état contre tous les avis unanimes autorisés, par ceux imaginés par son délire personnel , comme l’euro vision et l’ouverture des JO d’expression pédo satanistes