Contre l’oppression fiscale, la pression des contribuables

Le CESE lance une campagne pour convaincre qu’il sert encore à quelque chose

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Contesté pour son coût et son utilité, le CESE lance un appel d’offres de 285 000 euros pour soigner sa communication. Quand une institution doit expliquer qu’elle sert encore, le signal n’est jamais bon.

À peine élue à la présidence du Conseil économique, social et environnemental (CESE), Claire Thoury a décidé de passer à l’offensive. Face aux critiques récurrentes visant cette troisième assemblée constitutionnelle, elle entend remodeler son image.

Début juin, l’institution a ainsi lancé un appel d’offres pour définir une nouvelle stratégie de communication et mieux faire connaître son action auprès du grand public, ont rapporté la Lettre et Le Canard Enchainé.

Communication : le CESE lance un appel d’offres à 285 000 euros

Alors que l’État cherche désespérément plusieurs dizaines de milliards d’euros d’économies, le CESE figure régulièrement sur la liste des organismes dont l’existence est remise en cause.

Dotée d’un budget annuel de 34,4 millions d’euros, l’institution emploie 154 agents pour assister 175 conseillers représentant syndicats, patronat, associations et organisations diverses.

Coups d’épée dans l’eau. Depuis des années, les rapports s’accumulent pour souligner la faible portée des travaux du CESE.

Une campagne d’intérêt privé pour se découvrir une mission d’intérêt général  

Le 11 juillet 2025, la Cour des comptes dressait un constat sévère : une réduction du nombre de conseillers qui ne s’est pas traduite par des économies pour l’État, un régime horaire dérogatoire, une gestion perfectible et des résultats décevants des réformes destinées à rapprocher l’institution des citoyens.

Quelques jours plus tôt, le 2 juillet, un rapport parlementaire – le rapport d’information n° 1658 du député Daniel Labaronne, rapporteur spécial – avait déjà un rôle peu visible, des avis peu influents et une activité difficile à justifier au regard des moyens engagés.

Le plus embarrassant pour le CESE est que ces critiques portent moins sur son coût que sur son utilité. 34,4 millions d’euros représentent une goutte d’eau dans les dépenses publiques. Mais encore faut-il démontrer que cet argent public n’est pas gaspillé.

Ses défenseurs mettent en avant les conventions citoyennes, notamment celles consacrées au climat ou à la fin de vie. Ils rappellent que le CESE constitue une « instance de dialogue » entre des acteurs qui ne se parlent pas toujours ailleurs.

Mais ces arguments peinent à convaincre ceux qui voient dans cette assemblée un doublon du Parlement, des corps d’inspection et des multiples instances consultatives déjà financées par le contribuable.

Combien de Français seraient capables de citer un avis marquant rendu par l’institution au cours des dernières années ?

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Le CESE, son budget et son régime horaire très avantageux : vous retrouverez cette institution – et bien d’autres – dans Le Livre noir de l’Argent public.

7 réponses

  1. Mais on a plein de moyens de connaître l’avis du pays profond sur tel ou tel sujet public : les médias généraux, les enquêtes d’opinion par internet ou téléphone, les sondages officiels ou non, les réseaux sociaux d’une manière générale, les avis des corps constitués, des syndicats représentatifs, les sorties des élus sur les marchés, leurs permanences, le café du commerce ou la discussion au coin de la rue, les référendums au besoin…et les élections.
    Nos finances publiques imposent de réduire la voilure, petit ruisseau par petit ruisseau, dans tous les domaines et il y a beaucoup de petits ruisseaux…dont à mon sens la suppression pure et simple du C.E.S.E. et de ses déclinaisons régionales.
    On n’a plus de sous ! On gonfle inexorablement la dette publique qu’on refile aux générations futures. Exit le C.E.S.E. ! La société de communication moderne avec le téléphone instantané et l’internet généralisé existe aujourd’hui partout. le C.E.S.E doit céder la place. Il est remplacé.

    1. Encore un horrible gaspillage. Quand est-ce qu’ils vont arrêter ? Et il faut bien évidemment supprimer cette institution qui n’est qu’ une voie de garage pour les copains comme beaucoup d’ autres. Mais dans ce pays formidable on draine, on ponctionne, on aspire, on suce jusqu’au sang les citoyens qui travaillent pour faire vivre les copains parasites ! Ils s’en foutent que l’ on n’aient plus rien sur le dos ! Pourvu qu’eux continuent de se gaver. Voilà la réalité.

  2. Quand on s’adresse à un cabinet privé pour faire valoir ses propres compétences, cela en dit long sur ces compétences. Le CESE ne fait rien d’autre que le gouvernement, la politique des ministères ne résulte pas de la pertinence et des capacités des ministres, mais des cabinets de consultations tels McKinsey qui fait ses choux gras avec les gouvernements de la France depuis bine longtemps. Comment supprimer cette assemblée ? Dans l’état actuel des choses c’est impossible. Les décideurs ont trop besoin de cet organisme pour placer les copains et très souvent pour eux-mêmes. Pourtant la suppression du CESE, la refonte du parlement en une seule chambre avec 200 parlementaires maximum, serait une très belle économie.

  3. Je rejois Fabou, mais je suis plus expéditif.
    Suppression des mairies des villes de moins de 5000 habitants qui seront regroupées avec les voisines.
    Élection directe des communautés de communes.
    Suppressions des régions. Pourquoi les collèges d’un côté, les lycées de l’autre?
    Des départements gèrent des ports, des régions gèrent des ports.
    Et,……… Intéressement du salaire des politiques à leur réussite.

  4. Tous ceux qui sont assis sur une branche bien confortable et rémunératrice n’ont pas envie qu’on coupe la branche. Et ça dépasse largement le seul CESE.

  5. Si le CESE apportait une plus value à l’économie francaise, cela se saurait sans dépenser leur budget pour se justifier par des dépenses superflues.
    Je pense que le CESE, s’apparente au Commissariat au Plan dont on attend toujours les actions menées et pour quels résultats ?
    Bref, je ne vois que des doublons pour alourdir l’État et recaser certains amis ?

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