Contre l’oppression fiscale, la pression des contribuables

Emmanuel Grégoire : le maire de Paris change de partition

© Innocent / Tous contribuables
Coauteur du dérapage Hidalgo pendant six ans, l’édile socialiste pose aujourd’hui en gestionnaire rigoureux.

Ce portrait du Maire de Paris est extrait du numéro 39 de Tous contribuables (été 2026).

 

Promettre l’économie quand on a si longtemps tenu le carnet de chèques : l’exercice a de quoi laisser songeur.

Les contribuables parisiens peuvent-ils croire Emmanuel Grégoire quand il promet 400 à 500 millions d’euros d’économies sur les six prochaines années ?

Né en Seine-Saint-Denis dans une famille communiste, le nouveau maire de Paris, 48 ans, fait peau neuve. Hier cigale, il endosse aujourd’hui le rôle de la fourmi.

Au programme, la réduction des dépenses énergétiques de Paris (– 175 millions d’euros), de communication (30 millions), d’achats publics (100 millions), des frais de déplacement, etc.

Pour crédibiliser cette profession de foi en se démarquant des frasques dispendieuses d’Anne Hidalgo, il a divisé ses frais de représentation par deux (de 19 720 à 9 860 euros).

Emmanuel Grégoire : nouvelle approche ?

Sobre, jugé peu charismatique, ce technocrate qui reste à l’écart du cirque médiatique, est un pur produit de l’IEP de Bordeaux. Il veut « envoyer un signal fort » pour redresser l’image de l’exécutif municipal.

L’ancien député parisien revendique une approche budgétaire en rupture avec celle appliquée en tandem durant six ans avec Anne Hidalgo.

Une révolution copernicienne.

Encore 1er adjoint (2018-2024), il affectait de croire que Paris n’a pas de problème d’endettement jusqu’au printemps dernier.

Alors que le passif de la capitale dépassait déjà 9 milliards d’euros (9,5 à 10 milliards en 2026) et que la Cour des comptes sonnait l’alerte.

Sa licence de philo lui a appris à dépasser les contradictions : la dépense municipale a filé sous le califat Hidalgo (+ 18 % en quatre ans), mais il veut renverser la vapeur.

Rompra-t-il avec les recrutements massifs ? Paris compte un agent pour 42 habitants contre 1 pour 126 à Rome.

Au chapitre de la fiscalité locale, la prudence est de mise…

Emmanuel Grégoire : promesses sous tension

Réputé proche d’Olivier Faure, 1er secrétaire du PS, l’édile souhaite une stabilité de la taxe foncière, alors qu’il fut le principal instigateur de la hausse de 52 % intervenue en 2023. Il a aussi joué un rôle décisif dans la taxation des logements vacants et l’augmentation du montant des PV de stationnement (+ 194 % entre 2018 et 2026).

Au volet dépenses, il assure que les futures interventions municipales (logement social, aménagement urbain) seront financées par l’épargne brute que la capitale dégage (750 millions en 2025).

Alors qu’il a publiquement évoqué les agressions sexuelles dont il fut victime enfant, le début de son mandat a été marqué par les suites d’une affaire de pédophilie : 78 animateurs périscolaires suspendus, dont 31 pour violences sexuelles sur mineurs.

Vingt millions ont été débloqués en avril pour lutter contre ce fléau.

Fabrice Durtal

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Une réponse

  1. Il. Faudrait éliminer les mauvais gestionnaires des élections .
    Paris est un exemple.
    Les procédure pour le scandale périscolaire arrive après l’élection et peu médiatisée malgré la grandeur du dossier.
    Le dossier Bruel interresse plus que des agressions sexuelles sur des centaines d’enfants parisiens!

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