Contre l’oppression fiscale, la pression des contribuables

Blocus des lycées : 30 millions d’euros de dégâts, les contribuables passent à la caisse

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Portails arrachés, bâtiments incendiés, vitres brisées : les violences liées aux blocages de lycées ont déjà provoqué des dégâts chiffrés à plusieurs dizaines de millions d’euros. Une facture qui menace de retomber sur les contribuables.

30 millions d’euros. C’est le montant minimal des dégâts avancé par l’exécutif le 9 octobre 2026 après les violences liées aux blocages lycéens. Derrière cette somme, des établissements saccagés et des budgets publics amputés.

Les exemples sont édifiants. En Île-de-France, les dégradations ont été évaluées à 7 millions d’euros. En Auvergne-Rhône-Alpes, la région avance une estimation de 25 à 30 millions d’euros, qui inclut également les abords des établissements et les véhicules endommagés.

Dans le Grand Est et les Hauts-de-France, les premières évaluations avoisinent 1 million d’euros par région. Ces estimations ont des périmètres différents et ne peuvent être additionnées sans précaution.

À Nantes, le lycée Nelson-Mandela a subi un incendie dont les dégâts sont estimés à au moins 2 millions d’euros. Mais ce n’est pas tout : à Toulouse, la remise en état de l’entrée du lycée Roland-Garros a été évaluée à 500 000 euros.

Au lycée Paul-Éluard de Saint-Denis, le remplacement du portail endommagé et les frais de gardiennage dépassent 100 000 euros.

Blocus des lycées : qui paie ? Toujours le contribuable, en première ligne

Les régions, chargées des bâtiments et des équipements des lycées publics, doivent organiser les réparations. Résultat : des ressources publiques mobilisées dans l’urgence, au détriment d’autres investissements utiles.

Chaque euro consacré à remplacer un portail ou reconstruire un hall n’ira pas à la rénovation d’un établissement, à l’achat de matériel ou à l’amélioration des conditions d’accueil des élèves.

Certes, les assurances peuvent couvrir une partie des dommages. Mais les indemnisations ne sont ni automatiques ni nécessairement intégrales. Et les collectivités doivent, en attendant, gérer les conséquences matérielles et financières des destructions.

Manifester est un droit. Incendier un lycée ne l’est pas. Le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, a demandé aux procureurs de rechercher la responsabilité civile des parents lorsque leurs enfants mineurs causent des dommages, dans les conditions prévues par la loi.

Il faut identifier les auteurs, engager les poursuites nécessaires et rechercher les indemnisations. La dépense publique ne doit pas devenir un mécanisme de prise en charge systématique des actes de vandalisme.

La solidarité nationale n’est pas un chèque en blanc. Ceux qui détruisent doivent répondre de leurs actes : les contribuables n’ont pas à payer pour les casseurs.

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