L’addition fiscale suit : le Parquet national financier vient d’annoncer la saisie conservatoire début septembre de 65,24 millions d’euros en Belgique, soit 96 % d’un préjudice fiscal évalué à environ 68 millions.
McKinsey : des conseils privés pour des factures publiques
L’enquête préliminaire, ouverte en mars 2022 par le Parquet national financier dans le prolongement des travaux d’une commission d’enquête du Sénat, porte sur les pratiques fiscales de McKinsey en France entre 2011 et 2020.
Les enquêteurs cherchent notamment à déterminer si un système de prix de transfert entre les filiales françaises et la maison mère américaine a permis de réduire artificiellement les bénéfices imposables dans l’Hexagone.
Le Sénat avait relevé que les entités françaises du cabinet, bien qu’assujetties à l’impôt sur les sociétés, n’en ont pas versé un liard au Trésor pendant cette période. Après plusieurs auditions de témoins et de suspects en 2025 et 2026, le PNF a sollicité la justice belge.
McKinsey conteste toute faute, affirme avoir respecté ses obligations fiscales et souligne que cette mesure conservatoire ne préjuge en rien de l’issue de l’enquête.
Pour mémoire, deux procédures sont en cours. Elles ne portent pas sur les mêmes faits.
La première concerne la fiscalité de McKinsey. C’est dans ce dossier qu’ont été saisis les 65,24 millions d’euros.
Les suivantes, deux informations judiciaires ouvertes en octobre 2022, concerne les campagnes d’Emmanuel Macron de 2017 et 2022, élargies depuis à 2015 et 2016 : la justice examine le rôle éventuel de cabinets de conseil dans ces campagnes et d’éventuels faits de favoritisme.
McKinsey et Macron : la belle idylle
Distincte de l’affaire fiscale, ces instructions avancent à la vitesse d’un escargot. Elles n’ont encore donné lieu à aucune mise en examen.
Ces dossiers mettent en question la place prise par les cabinets de conseil dans le fonctionnement de l’État. Le rapport sénatorial à l’origine de l’enquête avait précisément examiné leur influence croissante sur les politiques publiques depuis 2017.
Depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Élysée, les contrats publics attribués à McKinsey se chiffrent à plusieurs dizaines de millions d’euros : au moins 27 millions d’euros identifiés, et probablement entre 28 et 50 millions pour la seule période 2018-2021, a estimé le journal Le Monde.
Sur ce terrain, Contribuables Associés défend une position constante : le recours aux consultants doit rester exceptionnel, justifié et contrôlé.
Nous dénonçons l’envolée des dépenses de prestations intellectuelles et le recours à des cabinets privés pour des missions que l’administration devrait, dans nombre de cas, pouvoir assurer avec ses propres moyens.
Avant de confier une mission à l’extérieur, l’exécutif devrait préalablement répondre à une question simple : l’État ne dispose-t-il pas déjà des compétences nécessaires en interne ?
Faute de quoi, double peine : le contribuable finance une administration importante, puis les consultants appelés à son chevet.
Alors que l’État cherche plusieurs dizaines de milliards d’euros d’économies, ces dépenses méritent aussi d’être passées au tamis budgétaire.
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11 réponses
Pour Fillon ça a été plus rapide
Si tout cela est vrai, alors il n’y a plus de doute : le pouvoir est en train de piller l’argent public !
Ce n’est quand même pas une découverte ??!
Bonjour,
j’ai apprécié votre article. Mes finances ne me permettent plus d’acheter des livres, mais je ne doute pas qu’il soit très intéressant. bonne continuation.
Quand une entreprise fait faillite ses dirigeants sont reconnus responsables et doivent payer sur leur bien. Il n’y a pas de raison que nos responsables politique et notamment Macron échappent à cette règle…
Si !
Ils sont à des postes qui leur permettent de définir les règles, à qui elles s’appliquent et comment on les applique ! C’est facile, comme ça !
Au delà du cas McKinsey, il faudra aussi examiné tous ces contrats de « missions, conseils, expertises, audits » confiés à d’autres entreprises privées qui se sont « gavées » pendant des années sur les deniers publics dans tous les domaines de la fonction publique.
En quoi leurs prestations ont concrètement créé de la « valeur ajoutée » pour la France ? Quels coûts exorbitants… pour parfois des résultats insignifiants ! Le recours à ces (coûteux) cabinets privés constitue également un aveu de l’Etat de l’impuissance de sa haute administration dont c’est pourtant la mission. Le Contribuable paie donc 2 fois l’addition: payer les salaires (souvent très élevés et injustifiés) de ces fonctionnaires (à l’évidence incompétents !), puis les factures de ces cabinets privés… pour le résultat que l’on sait ! On a tout faux !
Une carambouille comme il n’est pas permis et pourtant ils l’ont faite ! On se demande à quoi servent les ministres, ils font appel à des cabinets privés comme McKinsey en payant des prestations à prix d’or. Pendant la crise du covid 19 les gars de chez McKinsey étaient dans les bureaux des ministères et il s’est dit qu’ils signaient même les documents. Alors on a demandé des comptes et le conseil constitutionnel a été interrogé sur la validité des interventions de ce cabinet. Le conseil constitutionnel a dit que c’était bon par la voix de son président, M. Fabius laurent. Au fait comment s’appelle le représentant de chez McKinsey en France à cette époque ? ah oui : M. Fabius Victor !!
Nous sommes gouvernés par des voyous. De sa dernière commission estimée 5 a 10 millions € chez Rotschild pour la vente de la filière lait pour bébé de Pfiser à Nestlé Macron a échappé au fisc en mettant cet argent dans les îles anglo-normandes .
Le pillage en bande organisée…. orchestrée par l’autocrate et ses sbires…. de trop nombreuses trahisons qu’il va falloir lui faire payer !!! Mc Kinsey c’est plus d’un milliard en 10 ans de conseils vaseux issus ce copiés collés !!! Une gabegie monstrueuse de fonds publics, une de plus, une de trop !!!!!!!!!!
Mais comment lui faire payer ?
Il est hyper protégé !
Au mieux, il fera 15 jours avec un bracelet, comme un précédent…