Contre l’oppression fiscale, la pression des contribuables

Modèle social : les entreprises versent 1,5 milliard d’euros par jour !

© Conrado -Shutterstock
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Selon une étude du collectif d’entrepreneurs « Trop, c’est trop » révélée par Le Figaro, les entreprises financent le modèle social à hauteur de 560 milliards d’euros par an. Alors que de nouvelles taxes se profilent.

On leur reproche de coûter cher à l’État.

Elles financent pourtant le modèle social à hauteur de 1,5 milliard d’euros par jour !

Dans une une information révélée par Le Figaro, le collectif d’entrepreneurs « Trop c’est trop » dévoile les résultats de son rapport « Le socle invisible » : les entreprises contribuent chaque année à hauteur de 560 milliards d’euros au financement de la protection sociale et des politiques publiques.

Soit l’équivalent de 20 % du PIB et d’environ 30 % de la dépense publique.

Modèle social : les entreprises ponctionnées

Relayé par Le Figaro, le détail de ce bilan est éloquent. Les seules cotisations patronales de retraite représentent 135 milliards d’euros, devant l’assurance-maladie (81 milliards), la branche Famille (36 milliards) et l’assurance-chômage (27 milliards).

À cela s’ajoutent 32 milliards pour les services publics locaux et 15 milliards pour les transports collectifs.

L’impôt sur les sociétés ? Environ 67 milliards d’euros. Une fraction seulement de la contribution totale, souligne Nathalie Janson, économiste interrogée par Le Figaro.

Les entreprises acquittent également 41 milliards de TVA non récupérable. Sans compter les 12 milliards consacrés aux titres-restaurant, chèques-vacances et autres avantages sociaux.

Entreprises : contributeur net des dépenses publiques

Ce total de 560 milliards additionne des prélèvements obligatoires et des dépenses volontaires.

Il s’agit d’un périmètre large, établi par le collectif patronal, et non d’une mesure de la seule fiscalité des entreprises.

Jusqu’où alourdir la facture fiscale sans pénaliser l’activité ? Les prélèvements sur les entreprises peuvent aussi peser sur les salaires et les prix. Le collectif redoute qu’une nouvelle offensive fiscale ne compromette investissements et compétitivité.

À force de taxer ceux qui produisent, le risque est aussi de fragiliser ceux qui travaillent.

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Budget, dépenses publiques, impôts : retrouvez l’enquête de Jean-Baptiste Leon dans « Le Livre noir de l’Argent public » 

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