Contre l’oppression fiscale, la pression des contribuables

Un séminaire pour une centaine de cadres. France Travail mène grand train

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Pour stimuler une centaine de cadres, France Travail vient d’organiser un séminaire dans un hôtel de luxe, en se gardant bien de dévoiler le montant de ces agapes.

Selon « Le Canard enchaîné » (édition du 11 juin 2025), France Travail, l’entité chargée d’accompagner les 5,7 millions de demandeurs d’emploi que compte le pays, a mis les petits plats dans les grands, au frais du contribuable, bien sûr.

En mai 2025, la Direction de l’accompagnement des demandeurs d’emploi (Dade) a organisé un séminaire pour une centaine de cadres.

Loin des salles de réunion fonctionnelles et austères que l’on pourrait prêter à un organisme public en charge d’une mission sociale sensible, le choix s’est porté sur un cadre hollywoodien.

Pourquoi lésiner sur les moyens ? La Dade a opté pour un établissement quatre étoiles situé à Marne-la-Vallée (Seine-et-Marne). Un hôtel qui se présente comme un « écrin raffiné alliant design et confort » avec « son jardin arboré et paysagé (sic) » créant « une bulle de déconnexion pour un moment de détente et de volupté ».

France Travail : un séminaire coûteux « en mode start-up »

Les participants auraient également apprécié « le confort des chambres, la qualité des repas et l’espace détente », ce dernier étant agrémenté de 20 pistes de bowling et de 13 tables de billard.

Pour adoucir ce séminaire de travail intensif, les cadres du service public pouvaient aussi compter sur un spa, une « magnifique piscine intérieure », un hammam et un espace fitness.

Selon France Travail cette escapade avait pour objet de confronter ses cadres à la « nouvelle culture en mode start-up » promue par Thibaut Guilluy, le directeur général de France Travail.

Bilan : selon certains participants, le millésime 2025 du séminaire a été ressenti comme supérieur à celui de 2024 qui s’était déroulé sur une île de Nogent-sur-Marne.

La direction de France Travail n’a pas communiqué le montant de la facture, mais comme le rappelle Le Canard, un événement de plus grande ampleur qui avait réuni 1 100 personnes sur la pelouse du Stade de France il y a quelques années avait dévoré 300 000 euros d’argent public.

6 réponses

  1. C’est surtout pour les motiver à atteindre leurs objectifs de bourreaux avec des bonus au quota qui consistent en gros à l’aide du nouveau barème de « sanctions » à supprimer le maximum d’allocations au maximums de chômeurs possible (et bénéficiaires du RSA regroupés sur le mur du peloton d’exécution de France travail dans ce but précis)
    Dans un pays dit civilisé la guerre ne se fait pas avec des armes mais avec de l’argent et ce gouvernement d’imbéciles nantis et malhonnête a décidé d’appuyer sur la gâchette du pistolet économique sur tous ceux qui ne peuvent pas se défendre : classes défavorisées & chômeurs / bénéficiaires d’allocations en première ligne.
    Devant nous c’est la Grèce & les prochains gilets seront rouge sang.

    1. Et malheureusement c’est et ce sera exactement ça ! Puisqu’ils ont mis en place un pantin du nom de Macron qui de plus n’a jamais été élu par le peuple (toutes les preuves sont là), l’état profond a décidé d’appuyer sur le bouton rouge comme en 40…

  2. A chaque échelon administratif ce produit des anomalies économiques, par exemple les dépenses dans les séminaires, les publicités d’état ou de services asssociés…associations par milliers sollicitant par tout moyens le peuple, certaines justifiées par un rôle x ou y..
    Le trou est globalement géant, sans compter les dépenses pharaoniques à chaque déplacement dans le monde d’une présidence préoccupée à distribuer les milliards que nous n’avons plus afin de dorer son profil d’ancien spécialiste financier.
    Depuis 30 à 40 années les français ont fait l’autruche dirigés par des oiseaux de proie car pendant ce temps complexe le nid n’était pas protégé et prenait l’eau
    Merci et bon courage à tous par ce mauvais temps…

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