François Bayrou se dit prêt à s’attaquer aux privilèges « éventuels » afin d’apaiser la colère des contribuables. Mais son maintien à Matignon est incertain et pourrait ne pas dépasser quelques jours.
Avant de solliciter le vote de confiance prévu le 8 septembre, le Premier ministre avait annoncé le 22 août la création d’une mission chargée d’enquêter sur ces avantages, en rappelant des précédents — par exemple la baisse de 30 % des rémunérations ministérielles sous François Hollande.
Cette mission d’« assainissement » est confiée à René Dosière. Ancien député socialiste et infatigable pourfendeur des dérives de la dépense publique, cet octogénaire incarne, pour beaucoup, une certaine exigence d’intégrité.
Il doit être assisté de représentants de tous les groupes parlementaires, afin de garantir une approche consensuelle et transparente, assure Matignon.
La mission Dosière pourra-t-elle vraiment mettre en lumière des abus ancrés dans des pratiques anciennes et souvent opaques ? Sa portée réelle suscite déjà des doutes.
Des observateurs relèvent que René Dosière, bien que respecté, devra composer avec des représentants des groupes parlementaires… précisément ceux dont les avantages pourraient être mis sur la sellette.
L’exécutif l’assure : si des avantages « indus » sont identifiés, ils seront « supprimés ».
Dans un contexte de défiance accrue, si — quelle que soit l’équipe en place d’ici dix jours — la mission est conduite avec rigueur et indépendance, elle pourrait contribuer à restaurer une part de confiance chez des contribuables qui risquent de perdre du pouvoir d’achat en 2026.
Les attentes sont immenses… et le scepticisme à la même échelle.
Une réponse
Il faut encourager R. Dosière. A 80 balais et plus, il pourrait dire, après moi le déluge, comme beaucoup des ces personnes publiques qui ont fait leurs choux gras toutes leur vie de l’argent public sans vraiment améliorer notre sort., en témoignent nos dettes accumulées.
Et il faut encourager F. Bayrou. Pour une fois, on met la question cruciale de nos dettes publiques sur le devant de la scène. Il faut lui savoir gré de cela. Le projet de budget n’est certes pas parfait mais c’est un bon début. Et ça n’est pas 40 milliards de delta qu’il faut trouver, mais 130. Ce qui n’est pas vu la première année le sera dans les années suivantes. On remettra 1 ou 2 tranches d’IRPP en plus, et on continuera à sabrer dan,s les dépenses annexes, on n’a pas le choix.
Et il ne faut pas cautionner ceux qui font la fine bouche, minaudent, dégagent en touche en ignorant la question, disent : pas moi, pas moi, tapez chez les autres., encore un instant monsieur le bourreau. Comme H. Guaino, J.L. Mélenchon. Même combat pour eux , c’est circulez y a pas de sujet en gros. Et continuez messieurs de profiter du système : les pas encore nés ne vous en remercient pas !