A l’heure où pour la première fois sous la Ve République, un premier ministre joue ainsi volontairement sa tête, en l’absence de majorité stable, quelques mots s’imposent. La cote de popularité des deux têtes de l’exécutif est au plus bas depuis qu’elle est mesurée (années 60). Seuls 19% des Français sont satisfaits du président Emmanuel Macron et 18% de son Premier ministre François Bayrou. C’est un record inégalé depuis 1958. Rappelons qu’il est le seul premier ministre à s’être imposé au président de la République. Il s’était annoncé comme The right man at the right place. Autant M. Barnier ne s’attendait pas à une telle catastrophe financière lorsqu’il est arrivé, F. Bayrou n’ignorait rien de la situation. Donc sa responsabilité n’en est que plus engagée.
Au moment où le locataire de Matignon est donc confronté au plus gros défi de sa (longue) carrière politique, constituer le budget 2026, l’heure est grave. Rappelons quelques chiffres simples pour situer la gageure. En 2024, le déficit public s’établit à 168,6 milliards d’euros, soit 5,8 % du produit intérieur brut (PIB), après 5,4 % en 2023 et 4,7 % en 2022. En 2024, les dépenses publiques représentent 1 670,2 milliards d’euros, les recettes 1 501,6 milliards d’euros. Quant à la dette sous Nicolas Sarkozy, elle est à 1 833,8 milliards d’euros, soit à 90,2 % du PIB. Sous Hollande, à 2 258,7 milliards d’euros, soit 98,4 % du PIB. À la fin du premier trimestre 2025, la dette de la France représente 3 345,4 milliards d’euros, soit 113,9 % du PIB. Les administrations publiques centrales portent l’essentiel du déficit public.
Au début de l’été celui qui est encore maire de Pau et président du Modem (le cumul ne semble pas le gêner…), a annoncé qu’il lui fallait trouver 44 milliards d’euros d’économie. Pour se faire il a mis en place un plan (d’austérité sans le dire) où l’on trouve notamment le gel des prestations sociales et des retraites, une année blanche (maintien du niveau des prestations sociales pour 2026 au niveau de 2025), la diminution des dépenses de santé (remboursement de soins), la réduction des effectifs dans la fonction publique ou encore la proposition de supprimer deux jours fériés. Si le président Emmanuel Macron a estimé que le budget présenté a « la vertu du courage, de l’audace et de la lucidité », il a déclenché une quasi-unanimité contre lui. Ainsi l’ancien Premier ministre Édouard Philippe (groupe Horizon) a estimé dans les colonnes du Parisien que « quasiment rien dans ce qu’il propose ne règle le problème » (qu’il n’a en rien réglé lui-même d’ailleurs!). La gauche, LFI en tête, a dénoncé lors d’une conférence de presse des « annonces antidémocratiques » se résumant à une « déclaration de guerre sociale ». L’arme de la censure a tout de suite été brandie. Quant au RN, qui a demandé en premier la dissolution, il sait que le budget Bayrou est une sorte de tapis rouge.
Parmi les sources majeures d’économies du plan Bayrou, on trouve notamment la réduction des dépenses de fonctionnement de l’État, avec une diminution des effectifs de fonctionnaires et des coûts liés aux opérateurs de l’État qui devrait permettre d’économiser au total 10 milliards d’euros (23 % du total). La réduction du budget des collectivités territoriales et la proposition de supprimer deux jours fériés (Lundi de Pâques et 8 mai) contribuent de leur côté à hauteur de respectivement 5,3 milliards (12 %) et 4,2 milliards (près de 10 %).
Avec plus de 5,5 de fonctionnaires, la France détient le record d’Europe. La fonction publique de l’État compte 2,5 millions d’agents (45 %), la fonction publique territoriale 1,9 million (34 %) et la fonction publique hospitalière 1,2 million (21 %). Le plan prévoit la suppression de 3000 postes et le non-remplacement d’un départ à la retraite sur 3. On parle ici des agents de l’Etat. Oserait-on dire que, par le passé, cela a déjà été proposé et que ça n’a pas été fait ou mal fait. On nous annonce ici 4,8 milliards d’économie. Nous demandons à voir. D’autres études montrent que ce serait à peine la moitié (https://fipeco.fr). Entre 2017 et 2022, le nombre de fonctionnaires a augmenté de 178 000 agents, répartis entre la fonction publique d’État (+96 000), les hôpitaux (+38 000) et les collectivités territoriales (+45 000).
Il convient aussi de prendre en compte les agents hospitaliers qui ne sont apparemment pas visés par le plan. Selon l’INSEE au 31 décembre 2022, 1 213 800 agents étaient employés dans la fonction publique hospitalière (FPH) hors contrats aidés : un peu plus de 800 000 avec le statut de fonctionnaire et un peu plus de 400 000 assimilés. Qui n’a pas constaté, comme patient ou visiteur, la gabegie administrative qui règne souvent dans les hôpitaux publics ? Le nombre de bureaux vides ou sous occupés (agents absents par ex), les pertes de dossiers…. Il y aurait, à notre sens, de grosses économies à faire en supprimant des postes. Et l’argent économisé pourrait aussi être utilement réaffecté au médical…. On ne fera pas ici l’économie de dire trois mots des ARS. Depuis l’ère Sarkozy chaque région française dispose de sa propre agence régionale de santé dont la mission est notamment de mettre en œuvre en la coordonnant la politique de santé définie par l’Etat. Un échelon de plus dans le millefeuille administratif français déjà indigeste. Le financement de ces agences est assuré par des fonds publics et une partie de ces fonds provient de l’assurance maladie. Au total, près de 200 000 000 euros sont distribués annuellement entre les 17 ARS, y compris hors de la métropole (https://presse.tripalio.fr). La crise covid a révélé l’inutilité de ces agences qui ont dans la plupart des cas ralenti voire parasité l’exécution des plans mis en place. Combien d’élus locaux l’ont constaté. Sans parler de l’absence de coordination avec les préfectures.
«Face à la crise, l’organisation du ministère de la Santé et des agences régionales de santé a explosé en plein vol », François Baroin (LR), président de l’Association des maires de France (AMF), auditionné au Sénat. Ce serait là une économie que de supprimer cet échelon bureaucratique court circuitant le plus souvent le travail des professionnels de santé. D’ailleurs l’immense majorité d’entre eux le réclament. Un peu de courage M. Bayrou !
On l’a vu, le plan éponyme prévoit aussi de réduire les fonds attribués aux collectivités territoriales. On va en surprendre plus d’un mais nous sommes tout à fait d’accord avec cette mesure. A deux égards. D’abord il va bien falloir qu’un jour les collectivités assument seules ce que prévoit l’art. 72 alinéa 3 de la Constitution : « Dans les conditions prévues par la loi, ces collectivités s’administrent librement par des conseils élus et disposent d’un pouvoir réglementaire pour l’exercice de leurs compétences ». Même dans le cadre d’une république « unitaire » mais dont l’ « organisation est décentralisée » (art 1er C). Comme le font la majorité des collectivités, on ne peut clamer à longueur de temps que l’on connait mieux le territoire que l’Etat (ce qui est vrai), qu’il gêne leur action, que l’on veut être libre d’agir et lui demander toujours plus. S’administrer librement cela veut dire aussi ne pas toujours se tourner du côté de l’Etat dès qu’il y a un souci. Les collectivités territoriales ont souvent une attitude quelque peu schizophrénique ! Réduire les fonds territoriaux comme il est prévu par le plan Bayrou, cela implique aussi que les collectivités fassent le ménage au sein de leurs agents. Puisqu’elles sont autonomes, elles sont sans doute les mieux placées pour savoir où des économies sont nécessaires et possibles. En réduisant les ressources qu’il apporte aux collectivités locales, l’Etat les incite à réduire leurs dépenses mais leur effort peut porter sur d’autres dépenses que la masse salariale. Il va falloir aussi que l’Etat cesse de transférer de nouvelles compétences à tout bout de champ. Surtout il va falloir simplifier drastiquement les divers règlements administratifs.
Un récent sondage Ifop commandé par le parti Régions et Peuples solidaires a révélé notamment que nombre de Français aspirent à plus de décentralisation et surtout de régionalisation. Pourquoi ne pas se diriger vers une organisation de type fédérale comme c’est le cas chez nos principaux voisins ? Allemagne, Italie et même Espagne qui se portent au passage économiquement mieux que nous. Pourquoi ne pas également répondre favorablement aux demandes d’indépendance de certains territoires d’outre-mer ? Selon un récent rapport de la Cour des Comptes le montant des crédits budgétaires alloués à la mission « Outre-mer » s’élève à 22,16 milliards d’euros en 2023 (en augmentation de 11% par rapport à 2022). Cela représente 3,8% des dépenses du budget général de l’État. En 2020, il a été estimé que ces territoires rapportaient environ 3,5 milliards d’euros à l’État français, principalement par le biais de taxes, de droits de douane et d’autres revenus fiscaux (https://ambacamparis.fr). Le ratio est assez vite vu.
Il y aurait là incontestablement des économies à réaliser. Disons-le sans ambages, dans beaucoup de ces outre-mer on proclame le droit à l’indépendance voire à l’autonomie, on rejette le colon français mais on veut bien garder le cordon ombilical financier avec la métropole. La ficelle est un peu grosse ! Une indépendance se conquiert et surtout elle doit s’assumer.
Dans son plan périlleux politiquement F. Bayrou envisage aussi de s’en prendre aux « opérateurs publics » avec encadrement des dépenses et régulation des dotations. Également dans son émission estivale sur YouTube il a annoncé qu’il reverrait les avantages donnés aux gouvernants. Il y a là une somme toute trouvée et qui avait déjà été évoquée sans suite malheureusement. Ce sont les avantages accordés aux anciens Premiers ministres. Le nombre de ces derniers s’est multiplié depuis dix ans (6 depuis 2017). Ainsi l’enveloppe de l’État allouée à leurs avantages a aussi augmenté en 2024. Elle s’élève ainsi à 1,58 millions d’euros contre 1,42 millions l’année précédente et 1,28 million en 2022, soit une augmentation de 23%. « Il n’est pas envisagé de nouvelle réduction des dispositifs », rétorquaient alors les services de François Bayrou. Précisant même que cette dépense « en 2024 correspond à moins de 0,2% de celles exécutées en 2024 sur le programme de coordination du travail gouvernemental. » En tête du classement se trouve ainsi en 2024 Dominique de Villepin, avec 207.072 €, suivi de Bernard Cazeneuve, 198.290 €, Jean-Pierre Raffarin, 158.208 €, Lionel Jospin, 157.657 €, Edith Cresson, 157.223 € et François Fillon, 149.089 €. Supprimer ces avantages serait aux yeux de l’opinion publique un signe fort.
A noter qu’en 2024, Laurent Fabius, encore président du Conseil Constitutionnel (depuis remplacé par Richard Ferrand), Jean Castex (président de la RATP) ainsi qu’Edouard Philippe (maire du Havre) n’ont pas bénéficié du dispositif du fait de leur fonction publique ou d’un statut d’élu local. Elisabeth Borne et Gabriel Attal sont aussi concernés depuis le milieu d’année. Précisons ce que revêtent ces avantages. Les anciens Premiers ministres peuvent bénéficier d’un conducteur et d’un véhicule de fonction, un collaborateur pour leur secrétariat particulier pendant 10 ans maximum et jusqu’à l’âge de 67 ans. « La mise à disposition d’un véhicule de fonction et d’un conducteur n’a pas été limitée dans le temps, ce dispositif contribuant à la protection de ces personnalités mise en place par le ministère de l’Intérieur » a précisé Matignon. Autre point soulevé, » l’âge de soixante-sept ans. A cet égard, Michel Barnier qui a quitté ses fonctions fin 2024 ne peut bénéficier d’un secrétariat particulier » (https://rmc.bfmtv.com). M. Castex qui a renoncé à la majorité de ses avantages de Matignon est un exemple à suivre. Le 22 janvier dernier, le Sénat s’était accordé pour mettre un frein aux avantages des 16 anciens Premiers ministres. Mais la Commission mixte paritaire réunissant députés et sénateurs pour finaliser le budget 2025, en a décidé autrement. Le Premier ministre François Bayrou avait lui-même défendu le maintien de ces privilèges selon Le Canard enchaîné. » Quand on occupe des postes à responsabilités dans des moments de crise, il y a forcément, pour le futur, des précautions à prendre », avait-il justifié. On peut faire une concession en matière de sécurité.
À titre de comparaison, les dépenses allouées aux anciens président de la République (François Hollande et Nicolas Sarkozy) se sont élevées à 1,39 millions d’euros en 2024 (sept collaborateurs pendant 5 ans puis trois et deux agents de service puis un seul, véhicule de fonction, chauffeur, locaux meublés, prise en charge des frais de réception et frais de déplacement). On pourrait aussi ici alléger les choses (frais de réception et de déplacement par ex). Le Premier ministre François Bayrou Au moment où il va grimper l’Everest de ce qui pourrait être son dernier budget, F. Bayrou devrait revenir sur sa position. D’autant qu’aucun autre pays de l’UE n’accorde autant d’avantages à ses ex-présidents ou chefs du gouvernement. Dans certains il n’y a en a même aucun.
Bayrou a aussi parlé d’économies à faire sur des organismes publics ou parapublics. A titre d’information, rappelons qu’il a été nommé en 2020 (pour services rendus) par E. Macron, et ce pendant quatre ans, Haut-Commissaire au Plan. Il devait « éclairer les choix des pouvoirs publics » sur les questions démographiques, économiques, sociales, environnementales, sanitaires, technologiques et culturelles. Selon un rapport de la Commission des Finances du Sénat, il n’aura produit que 18 études, dont « l’immense majorité » ne se distingue guère des travaux d’autres organismes chargés de missions d’expertise, comme France Stratégie. Le rapport souligne aussi que cette tâche était déjà « largement partagée avec d’autres organes administratifs », conduisant à une « concurrence » avec d’autres institutions comme le Secrétariat général pour l’investissement (SGPI) ou encore le Conseil d’analyse économique (CAE). In fine les sénateurs ont jugé sa contribution aux politiques publiques « très mitigée » et les planifications proposées « généralement embryonnaires ». Officiellement le maire de Pau n’avait pas de traitement mais un budget de 350 000 euros par an. Une certaine opacité entourait cette institution vue comme « une coquille vide » selon une commission sénatoriale (https://www.franceinfo.fr, 10/04/2024).
Et c’est ce même M. Bayrou qui veut faire des économies dans un certain nombre d’organismes ! On croit tout de même rêver ! Il y a pourtant nécessité. 103 agences, 434 opérateurs, 317 organismes consultatifs, 1 200 organismes publics nationaux… Durant les dernières décennies, l’État a multiplié les structures publiques pour répondre à l’accroissement des missions, à la technicité croissante de certaines politiques, ou pour contourner les rigidités de l’administration. Voire pour (re)caser des copains. Bercy a chiffré entre 2 et 3 milliards d’euros les économies pouvant résulter de la restructuration des agences. En avril dernier « l’Etat (…) va faire du ménage dans son organisation », a déclaré la ministre des comptes publics Amélie de Montchalin, qui présentera cette réorganisation dans le cadre du projet de loi de finances pour 2026. Au nom de leur sacro-sainte autonomie, les universités ne sont pas concernées. Et pourtant il y a aussi des gabegies. Par exemple lorsqu’un enseignant-chercheur qui doit avoir un service annuel devant étudiants de 192 h ne l’a pas mais est payé quand même (université de Clermont Auvergne par ex) !… La ministre a argumenté par la nécessité « que nous réduisions notre complexité, que nous remettions un Etat plus fort, plus efficace sur le terrain ». De jolis mots que tout cela. Au surplus déjà entendus et ce depuis des décennies.
En Février 2025 un rapport sénatorial était commandé qui a été rendu en Juillet dernier. Face à la difficulté de rationaliser l’organisation administrative existante, le rapport préconise d’instaurer un moratoire sur la création de toute nouvelle entité. Il suggère aussi de conduire systématiquement, tous les cinq ans, une revue des missions afin de savoir si une agence possède toujours une raison d’être. La conduite d’une réforme s’avère néanmoins possible, elle peut mener à des fusions, à des « réinternalisations » dans les administrations centrales ou déconcentrées (les rapporteurs font des propositions en ce sens) mais il est nécessaire d’avoir une approche adaptée à chaque cas particulier d’agence. Le rapport ne recommande aucune suppression sans reprise des missions par une autre entité (https://www.vie-publique.fr).
Pour conclure comme la ministre de Montchalin l’a dit : « Il n’y a pas de l’argent de l’Etat, il n’y a que l’argent des Français ». Plus spécialement celui des contribuables. Ceux que l’on taxe le plus lorsqu’il s’agit de trouver de l’argent « facile ». Et depuis des décennies on ne chôme pas sur ce point et depuis 2022 notamment. Et il y a aussi et surtout l’art. 15 de la Déclaration de 1789 selon lequel : « la société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration ». On aimerait bien qu’il soit activé notamment contre ceux qui nous gouvernent et dépensent trop souvent abusivement notre argent…. Quant à la « dette Macron », celle creusée dès 2017, elle a dépassé les 1000 milliards avant la fin 2024. Et à partir de la crise Covid le « quoi qu’il en coûte » a augmenté encore plus le déficit. Il reste tout de même comme un sérieux doute sur les protagonistes en charge des finances de l’époque : Mme Borne, MM Attal et Le Maire. Ils sont d’ailleurs passés devant une commission d’enquête. Sans résultat tangible. A son départ B. Le Maire annonce un « trou » à 5,6%. Alors qu’il en a assez d’être mis en cause, en Octobre il adresse un SMS énigmatique à France Télévision : « La vérité apparaîtra plus tard ». Il en dit trop ou pas assez. On ne peut que se rallier à G. Le Bret sur CNews « S’il y a vérité qui doit éclater, ça veut dire qu’il y a eu mensonge ». Depuis M. Le Maire est professeur dans les principales écoles de commerce suisses où les cours sont très lucratifs.
Alors F. Bayrou a fait une conférence de presse ce 25 août. Entre risque de censure, blocage de la France le 10 septembre et budget critiqué de toute part dont dans son propre camp, il a choisi de se saborder. En effet, le principal point à retenir c’est l’annonce d’un engagement le 8 septembre de la « responsabilité du gouvernement » devant l’Assemblée nationale réunie en session extraordinaire.
Quand il le veut, le maire de Pau sait se montrer responsable ou irresponsable, c’est selon ! …
Raphaël Piastra, Maitre de Conférences en droit public des universités

3 réponses
Tous ces responsables publics en ont largement croqué comme on dit. Même F. Bayrou qui vit sur le dos de la bête depuis 50 ans.
Mais là, pour une fois, pour une fois, on pose bien de problème des ces dettes publiques inconscientes et irresponsables. Accordons lui cela à F. Bayrou. Accordons lui cela pour lui un peu, mais surtout pour nous.
Stop au déni ! surtout pour nous ! Enfin, plus précisément : pour nos petits enfants !
Bel article ! Seul le mot « argent » utilisé au féminin m’a dérangé . Rien d’important dans un. texte ou notre langue française a été fort bien utilisée .
Madame Sophie Mette députes de la 9 éme circonscription de la Gironde.
Madame La députée,
Je suis persuadé que vous ne transmettez jamais, voire que vous lirez, les remarques qui sont non inscrites dans votre bloc idéologique, que vous recevez. Faire le travail de député n’est pas chose aisée ???
Ma confiance, envers une grande partie, de ceux qui se disent vertueux, qui prétendent gérer notre pays dans les faits n’ont gérer que leurs réélections. Je ne parle pas ici en tant qu’expert, ni en tant que militant. Je parle en tant que Français. Un Français qui regarde son pays avec douleur, avec colère, avec une incompréhension qui devient chaque jour plus insupportable. Ce n’est plus une simple rancœur. C’est un dégoût profond. Un rejet viscéral profond de cette suffisance affichée par ceux qui prétendent nous gouverner, mais qui ne gèrent que leurs réélections. Ceux qui parlent de vertu tout en piétinant la dignité des travailleurs, des retraités, des jeunes, des malades, des oubliés.
Je suis de ces générations qui ont commencé à travailler à 14 ans, sans congés, sans confort, dans une France à reconstruire dans les années 56 !!! Je pense à ceux qui ont cotisé, toute leur vie, sans broncher, et pendant toute leur vie ont soutenu par leurs impôts les chômeurs, les familles, les services publics dans ces moments là. C’était l’esprit du Conseil National de la Résistance. C’était l’honneur de servir la nation. Et aujourd’hui ? On les traite de « boomers », comme si leur vie n’avait été qu’un long fleuve tranquille. On les accuse de tous les maux, alors qu’ils ont bâti les fondations sur lesquelles nous marchons. Cette déclaration !!!! et que dit le premier ministre ???::: les premières victimes ce seront les plus jeunes des Français qui devront payer la dette toute leur vie […], tout ça pour le confort des boomers, comme on dit, qui de ce point de vue là considèrent que tout va bien.» Face à lui, le présentateur Gilles Bouleau ne cache pas sa stupéfaction, avant de clôturer son journal.——–Comment interpréter des propos chargés d’inconséquences, d’étourderies, de manque de visibilités ??? A ces jours vous avez la volonté malsaine a vouloir dresser des conflits intergénérationnels ??? A dresser les jeunes contre les retraités ??? Vous en êtes arrivé a ce point de non retour pour garder un poste ??? Ce qui est le pire….est de briser le ciment même d’un fondement de notre république dont votre rôle doit être d’assurer la cohésion sociale du peuple français sans distinction de sexe, d’âge …
Vous avez une conception très particulière de la société !!! A l’analyse vos projets sont vers un abaissement généralisé du pays!!!Vos visions sont restrictives !!!Osez dire a la publique que les boomer seraient responsables mais de quoi ??? De vos incapacités a gérer la pays depuis des décennies !!! Les jeunes ont un niveau de vie qui, ne serait pas indexé ??? Mais vous êtes les initiateurs de ce système en place dans les négociations annuelles des salaires dans les années 1987!!!
Il me plairait que vous puissiez expliquer pourquoi les salaires ont moins progressé depuis certaines années ??? Je serais curieux de lire votre argumentation.
Quant aux boomers certes ils ne vont pas tout casser, mettre le feu dans les rues de la capitale !!! Ils ne font pas peur par rapport aux diasporas des cités de l’immigration là ou vous faites sans cesse marche arrière !!! Mais ils ont ce pouvoir que demain ils se retirent tous de toutes les associations caritatives !!! Imaginez les conséquences ??? Plus des resto du cœur et la kyrielle de ces actions pour tenir d’un fil tenu une partie de la société !!! Un bénévolat qui vole en éclats !!!
Depuis 2017 dites quel est le député MODEM qui n’a pas voter un budget en faillite !!!!! Depuis huit ans vous avez creusé la dette avec allégresse en 2017 —-2025 milliards en 2024 3305 milliards —— soit 1280 milliard en sus !!!!!! Quand, je regarde cette Assemblée, et je n’y vois plus la France. Je vois des alliances contre-nature, des partis minoritaires qui imposent des idéologies déconnectées, les incompétences des ministres qui me font tomber de ma chaise. Et je me dis : pourquoi pas moi ? Pourquoi pas un citoyen honnête, droit, fidèle à ses convictions ??? Je n’aurais pas trahi le vote du peuple sur Maastricht. Je n’aurais pas soutenu le traité de Lisbonne contre la volonté populaire. Je n’aurais pas pactisé avec ceux qui méprisent les valeurs républicaines. je ne me reconnais pas dans des groupuscules minoritaires, comme le Modem avec douze mille adhérents sur 66 millions de français, qui imposent des idéologies décalées !!!!! Le pouvoir seul compte le pouvoir et leurs réélections !!!! Il m’était jamais venu à l’esprit qu’un politique de ce rang puisse afficher un discours qui brise le ciment de notre société, de notre république !!!
Dans cette ambiance êtes vous prêts, une fois de plus, a décrédibiliser le travail des forces de l’ordre sans lesquelles la république vacillerait !!!!
J’ai écouté les différents discours du premier ministre qui sollicitent les citoyens a faire parvenir leurs remarques a leur député dont vous êtes. Aurez vous cette fois une réponse construite a formuler a mon égard ???
Madame la Député
Recevez mes salutations distinguées.
J’ia fait parvenir ce ourriel sans réponse !!!
Jean Pierre Bliq
à: communication@lesdemocrates.fr
Date: 31 août 2025 10:06
Objet: un avis d’un boomer
Envoyé par: gmail.com
De: Jean Pierre Bli
à: cecile.reix@clb-an.fr,
Sophie.Mette@assemblee-nationale.fr
Date: 31 août 2025 10:10
Objet: suivant les consignes de M. Bayrou
Envoyé par: gmail.com