Contre l’oppression fiscale, la pression des contribuables

À Lyon, le plan vélo roule à crédit

© Sander van der Werf / Shutterstock.com
Un an après l’installation de box sécurisés, la moitié des places pour 2 roues restent inoccupées. Symbole d’un plan vélo de 500 millions€ qui suscite de plus en plus d’interrogations chez les contribuables lyonnais.

Encore un investissement mal calibré par la majorité écolo lyonnaise. Un an après leur inauguration, les box à vélos sécurisés de la Métropole peinent toujours à convaincre.

Selon Lyon Mag, sur les 472 places réparties dans 59 structures, à peine la moitié ont trouvé preneur ! Le dispositif, lancé en juillet 2024 pour encourager le stationnement des deux-roues, affiche un taux d’occupation de 49 %.

Un résultat modeste au regard de l’investissement consenti : chaque box de huit places coûte environ 20 000 euros, installation comprise, pour un abonnement annuel fixé à 90 euros.

À ce rythme, il faudrait plus de 50 ans pour que les recettes couvrent la dépense initiale !

Dans certains quartiers, l’échec des box tourne à la pétaudière.

Lyon Mag donne l’exemple du Boulevard Yves-Farge, dans le 7ᵉ arrondissement, où des campements se sont installés autour de ces structures.

Les box y servent de mobilier improvisé, loin de leur vocation initiale.

Ce décalage entre l’intention et la réalité nourrit le malaise des habitants et met en cause la pertinence de la politique cyclable imposée par l’exécutif écologiste.

À force de vouloir accélérer la « transition cyclable », la municipalité prend le risque de multiplier des infrastructures coûteuses dont l’usage réel reste évanescent.

Et ces box ne sont qu’une vitrine parmi d’autres d’un plan vélo d’une ampleur inédite. Voté en janvier dernier, il prévoit 500 millions d’euros d’investissements d’ici 2030.

Les « voies lyonnaises », véritables autoroutes à vélo, l’extension massive du réseau cyclable – 2 000 km promis d’ici 2026 – ou encore les projets d’« apaisement de quartier » absorbent des enveloppes considérables…

Une réponse

  1. Le développement du vélo en agglomération et hors agglomération est ce qui se fait de plus  écologique. Le vélo est le meilleur outil pour limiter la pollution. Nous sommes tellement mauvais en dispositif pour promouvoir le vélo en sécurité qu il serait dommage de critiquer le peu de volontarisme. Oui c est cher mais c est plus rentable que de subventionner de la voiture électrique ou du carburant pour voiture hybride de 400 chevaux.
    Un exemple de piste cyclable est l Allemagne avec des routes le long des nationales réservées aux piétons vélos et tracteurs qui quadrillent les villages entre eux. Je rêve d’une France où nous copierions ce système. Malheureusement nous peignons des trottoirs et des routes et appelons ça des pistes cyclables.

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