Le même air vicié souffle sur les hauts lieux du patrimoine parisien.
Après les polémiques autour du cambriolage du Louvre, mal protégé, mal géré, c’est la Tour Eiffel qui fait l’objet d’un sévère rapport de la Chambre régionale des comptes (CRC) d’Île-de-France publié courant octobre.
Malgré sept millions de visiteurs par an, et des files ininterrompues aux guichets, la Société d’exploitation de la Tour Eiffel (SETE), détenue à 99 % par la Ville de Paris, s’enfonce dans le rouge.
Tour Eiffel : un déficit qui s’envole…
Le déficit prévisionnel de la SETE devrait atteindre 31 millions d’euros à horizon 2031. Pourtant, Paris impose à la Tour une redevance dont la moyenne attendue se situe autour de 52,5 millions d’euros par an sur la période 2024-2031.
En 2024, la ligne « redevance Ville de Paris » comptabilisée est de 38,71 millions d’euros.
Ce déficit prévisionnel se profile malgré une recapitalisation de 75 millions d’euros : 60 millions votés par la Ville de Paris en 2021 puis 15 millions d’euros supplémentaires en novembre 2024.
L’opposition dénonce un système absurde où la mairie asphyxie financièrement la Tour avant de la renflouer aux frais des contribuables !
Tour Eiffel : …mais des salariés au sommet !
La déroute financière de la Dame de Fer est due à plusieurs facteurs dont une politique salariale généreuse qui a surpris les magistrats financiers.
En 2024, le salaire annuel moyen des employés de la SETE (au nombre de 447 équivalents temps plein) dépassait 70 000 euros brut, bien au-dessus de la moyenne des cadres en Île-de-France (environ 60 000 euros brut).
Les primes sont triplées les jours fériés travaillés, doublées lors des jours fériés non travaillés, véridique… :
« Certaines primes sont versées même en l’absence de leur justification, ou bien rémunèrent des périodes non travaillées. Ainsi, dans le cadre d’un avantage acquis préalable à la période sous contrôle, les agents bénéficient d’une prime qui triple leur rémunération lorsqu’ils travaillent un jour férié, mais aussi d’une prime doublant leur rémunération durant chaque jour férié non travaillé dans l’année. »
Et, pour faire bonne mesure, la prime de rendement est maintenue en cas de fermeture totale ou partielle…
En huit ans, 79 postes ont été créés et la masse salariale a bondi de 31 %, peut-être pour compenser un absentéisme galopant : 6,8 % en 2022.
La CRC note aussi que le directeur général de la SETE peut cumuler une part variable de 33 000 euros attribuée par le conseil d’administration sans véritable débat et une coquette rémunération fixe de 166 031 euros…
« Comme Paris, la Tour Eiffel est sous assistance respiratoire financière », tacle Rachida Dati, qui propose d’en faire un monument historique pour l’extirper du giron municipal et remettre sa gestion au carré.
7 réponses
On voit cela partout !!! tout ce qui est du domaine public et déficitaire comme par harsard – des abus à n’en plus finir mais les journalistes n’en parlent nulle part et surtout ne font rien – ce sont les gens du privé qui trinquent moins de congés (jusqu’à 10 et 12 semaines dans certaines administrations) plus d’heures travaillées pour le privé un calcul de retraite moins avantageux. J’ai 73 ans, j’ai travaillé en saison à 13 ans avec des journées de 12 heures – je suis écoeurée, révoltée, de voir la mentalité des jeunes !!! Toujours plus de congés, moins de travail, plus de salaire et départ à la retraite avancé !!! Mais où allons-nous ????
Pourquoi vouloir sauver l’économie française ? Laissons faire les fossoyeurs ( politiciens, syndicalistes, députés et sénateurs). Quant aura touché le fond, les pieds dans la merde,
l’odeur nous ramènera à la triste réalité pour faire appel à Zorro !
Je n’apprécie pas forcément Rachida Dati mais je suis d’accord avec elle sur le principe qu’il faudrait extirper la tour Eiffel du domaine de Paris et la classe est dans les monuments historiques au moins ce serait plus transparent au niveau des finances
Il n’y a pas besoin d’avoir autant de monde et surtout des primes aussi fortes il ne faut quand même pas exagérer.
Ce n’est que le reflet du monde public et parapublic Républicains, raison du « manque de moyens » dans tous les domaines? Comme déjà dit le problème de la France c’est avant tout la nouvelle bourgeoisie composée essentiellement de ces mondes publics et parapublics qui désolé de le dire quand même certaines structures sont indispensables ce trop gros monde public, parapublic et tout ce qui dépend uniquement de aides ou des fonds publics ne représente que les charge d’un pays et si aujourd’hui vous en faites le compte en y intégrant le nécessaire, ils représentent près voir plus de la moitié de la population dite active à laquelle il faut encore ajouter la population non active d’ici et d’ailleurs. Quel pays peut supporter cela ?!!
vivement que madame Hidalgo dégage avec ses arrosages d’argent à tous les copinages associatifs elle a mis la ville en dette.
elle devrait rendre des comptes par un Audit qui sera nécessaire après son départ
encore une chose tenue par les fonctionnaires qui ne savent pas compter, la tour effeil, vue le nombre de visiteurs devrait être largement en bénéficie , son rapport ne devrait que la concerner , pas pour autres choses , les parisiens paient assez d’impôt et taxes, pour entretenir leur ville et la maire, n’a pas a se servir sur les bénéfices des monuments parisiens , en plus revoir le nombre d’employés , vraiment mettre la gestion dans le privé cela sera mieux géré moins de gaspi même pas , heureusement que je ne gère pas mes comptes de cette manière , j’ai travaillé dans le privé de l’age de 17 ans à 60 ans sans aucun privilèges d’ailleurs je ne comprends pas que dans le public, les fonctionnaires en est ceux-ci ayant été abolis en 1793 , je pensais je connais bien l’histoire de france , liberté, égalité fraternité, ……. je ne retrouve plus rien dans mon drapeau, c’est plutôt chacun pour soi , maintenant et je me moque de mon voisin
La SETE est à la merci des Syndicats et Mme DATI ne pourra rien changer tant que les salariés des prestataires de services seront présents.
A moins de reprendre l’ensemble des contrats en direct à échéance du marché et recruter leur propre personnel. Cette option très coûteuse ne risque pas d’arriver. Budget 6 mois de salaire par salarié compris ancienneté. Une autre solution serait de fermer l’édifice pour travaux de rénovations (idem Centre Pompidou) à date échéance du marché.
Deux solutions deux calculs pour en finir avec les menaces de grèves et par conséquence les salaires hors normes.