Contre l’oppression fiscale, la pression des contribuables

Galette des rois : quand la Sécu tire la fève aux frais des contribuables

Dans la région de Rouen, une galette des rois sans gluten peut ouvrir droit à un remboursement partiel de l’Assurance Maladie.

C’est une curiosité administrative fantaisiste qui, en pleine dérive des comptes sociaux, a de quoi faire râler des contribuables que l’on ne cesse d’appeler à la rescousse.

À Darnétal, près de Rouen, une boulangerie spécialisée, Le Petit Minotier, commercialise une galette des rois sans gluten vendue 18,95 euros. Particularité savoureuse, cette pâtisserie peut être partiellement prise en charge par la Sécurité sociale pour les patients atteints de maladie cœliaque.

En scannant le code-barres, l’acheteur peut récupérer 3,81 euros sur cette galette de frangipane subventionnée.

La maladie cœliaque impose une alimentation stricte et souvent plus coûteuse. Pour éviter que les patients ne renoncent à des produits adaptés, l’Assurance Maladie prend en charge une partie de certains aliments labellisés.

Cette prise en charge correspond à 60 % et elle est plafonnée par mois.

Mais la galette des rois, symbole de l’Épiphanie et du plaisir partagé, ressemble plus à un achat festif qu’à un produit de première nécessité.

Pointée par plusieurs responsables politiques, ce remboursement prend une résonance particulière dans un contexte de finances sociales exsangues.

En 2025, le déficit de la Sécurité sociale est estimé à environ 23 milliards d’euros et, selon la loi de financement de la Sécurité sociale du 30 décembre 2025, il devrait voisiner 19,4 milliards d’euros en 2026, si le plan budgétaire est pleinement mis en œuvre.

Dans ce contexte, voir l’argent public financer, même marginalement, une pâtisserie saisonnière a de quoi heurter des contribuables à qui cette galette laissera un arrière-goût amer.

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Une réponse

  1. La sécu est déjà complètement dans le rouge (en gros 20 milliards €. annuels). Comment va t on faire si à chaque fois qu’on découvre une déficience d’égalité de traitement à droite à gauche, une nouvelle maladie orpheline, une compensation catégorielle, les vacances gratuites à la mer pour les défavorisés, une exception à instaurer pour ceci ou pour cela, tout ça en gardant les avantages acquis auxquels il ne faut pas toucher, on rajoute une nouvelle niche ?
    Sans compter les effets de fraude induits.
    Pour en rajouter aux dysfonctionnements du pays qui qui se délite de plus en plus, y a pas mieux !

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