Avec plus de 3 500 milliards d’euros de dette publique, la France avance comme un train fou lancé à pleine vitesse.
Mais le premier wagon, celui qui vous percute directement, c’est la mairie :
Impôts locaux qui flambent, taxe foncière en orbite, communes et intercommunalités surendettées qui pressent un peu plus chaque contribuable.
Municipales 2026 : l’heure des comptes commence au bas de votre rue.
Car le « bloc communal » emploie 1,5 million d’agents et compte des milliers de communes très endettées.
Dans de nombreuses villes, les dépenses de fonctionnement mangent tout, les investissements utiles reculent.
La taxe foncière devient la rustine universelle : + 37,3 % en dix ans en moyenne, jusqu’à + 52 % à Paris en 2023 ou + 25 % Grenoble.
Derrière chaque hausse de taux, la même logique : on dépense, on emprunte…puis on se sert dans la poche du contribuable.
À côté des services indispensables, trop de budgets municipaux financent ronds-points« paysagés », équipements culturels condamnés quelques années après leur inauguration, cartes de vœux de luxe, communication à gogo.
Partout, le même réflexe : plutôt que tailler dans le superflu, on serre le contribuable local.
C’est tout le sens de ce numéro de Tous contribuables, consacré à la gestion locale, et du Livre noir de l’argent public, que nous venons de publier aux éditions Hugo Doc. À découvrir dans ce numéro.
À quelques mois des municipales, une évidence s’impose : chaque euro gaspillé finira tôt ou tard sur votre feuille d’impôts locaux.
À vous, contribuables, d’exiger des candidats des comptes équilibrés, des priorités assumées et un engagement simple : l’argent public n’est pas magique, il est le vôtre.


Une réponse
Réflexions sur la taxe d’habitation, depuis sa suppression :
Etre propriétaire c’est payer les impôts fonciers, cela correspond à la logique de propriété. Mais ce qui l’est moins, c’est la taxe d’habitation qui elle est supprimée . L’usage potentiel des services publics locaux sont au service de tous, ce qui est normal.
Cependant, contribuer fortement au budget communal et faire vivre une commune par vos impôts fonciers ne donne pas de voix dans les décisions locales autrement que dans la commune ou vous êtes inscrit sur la liste électorale.
Un locataire, résident principal de cette même commune, sans payer aucun impôts locaux , puisque la taxe d’habitation étant supprimée, peut voter, être élu, et décider des dépenses dans cette commune ?
Tout le monde devrait contribuer au budget communal !