Selon les chiffres dévoilés par la Direction générale du Travail, le 8 avril dernier, la CFDT reste à la première place du trio des syndicats du privé. Suivie par la CGT et Force ouvrière après les élections qui se sont déroulées dans toutes les entreprises entre 2021 et 2024.
Les résultats de ces suffrages, marqués par une nouvelle baisse de la participation (36,5 %), sont essentiels pour les organisations syndicales. Celles recueillant plus de 8 % des suffrages peuvent négocier des accords, désigner des conseillers aux prud’hommes. Et surtout encaisser des subventions.
Et ces subventions coûtent cher aux contribuables. En 2023, les principales organisations syndicales et patronales ont reçu 147,2 millions pour financer le « dialogue social », selon le rapport annuel de l’Association de gestion du Fonds paritaire national (AGFPN).
Comme le rappelle Le Canard enchaîné, la loi de 2014 a discrètement révolutionné le financement des syndicats et conditionne une grande partie de leurs recettes.
Voté sous le gouvernement Valls, ce texte a mis en place un Fonds alimenté par de l’argent public et une contribution des employeurs du privé égale à 0,016 % des salaires versés.
Cette manne est répartie entre organisations syndicales et syndicats patronaux selon leur représentativité.
Financement des syndicats : l’Association de gestion du Fonds paritaire national
Avec ce système, les syndicats de salariés qui, en 2015, s’étaient partagés 77 millions ont touché un pactole de 96 millions en 2023 indique Le Canard.
Le paradoxe de l’affaire tient au fait que même lorsqu’une centrale recule électoralement, sa dotation augmente.
Par exemple, La CGT, premier syndicat du privé (26,7 % des voix) en 2015, encaissait 17,57 millions par an il y a 10 ans. En 2023, avec seulement 22,9 % des voix, doublée par la CFDT, elle a touché 20,6 millions, a calculé Le Canard dans son édition du 16 avril 2025 .
Ces fonds sont distribués par les syndicats gérant l’AGFPN : CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT et FO pour les salariés ; Medef, CPME et U2P pour le patronat.
La gestion de l’AGFPN fait débat. Dans un rapport publié en 2024, la Cour des comptes estimait que la création de l’AGFPN constituait « un progrès en regard des systèmes antérieurs ». Mais jugeait que le « contrôle de l’utilisation des fonds » et la pertinence « n’étaient pas véritablement assurés », rappelle Le Canard.
La distribution de cette dotation permet en tout cas aux syndicats de compenser l’érosion de leurs cotisations.
Car le nombre de contribuables profitant du crédit d’impôt lié aux cotisations versées à un syndicat se tasse : entre 2014 et 2023, il est passé de 1 637 000 à 1 269 137 bénéficiaires, soit 370 000 adhérents de moins.
Un chiffre à mettre en perspective avec les 20 millions d’euros supplémentaires empochés par les centrales durant la même période, souligne l’hebdomadaire satirique.
33 réponses
Donc même si je ne cotise pas à un syndicat, ils doivent défendre mes droit vu que c’est l’argent public qui remplit leur caisse ?
Je pense que les syndicats ne défendent pas les salariés des entreprises viables, ces mêmes entreprises qui sont vendues pour une bouchée de pain aux multinationales étrangères.
EH oui! et on se dem
bien dit
Je ne vois pas pourquoi MES impôts servent à financer des syndicats qui ne représentent rien et prennent en otages les Citoyens Français ! (dernier exemple en date : sud en grève le 8 mai alors que ces individus ont eu 16 % d’augmentation les 3 dernières années !!!=
Des syndicats politisés qui pensent à eux, avant les ouvriers. Et je ne parle que des syndicats du privé, car pour le public je pleure !
Inadmissible, encore une bonne source pour faire des économies c’est de tout arrêter en plus ils sont contre productifs.
Inadmissible, encore une source pour faire des économies, c’est de tout arrêter, de plus ils sont tous contre productifs, aucun projet vers l’avenir, ils sont bloqués de la tête 🙂
pour la cgt la tribune du 21 septembre 1982 expliquée que la tour de verre de cette centrale c’était les contribuables qui l’avaitent payés et bien plus
J’ai un exemplaire de ce journal
Et les fonctionnaires payés par les contribuables et détachés pour les syndicats, on en parle?
Une honte française de plus, financer les fauteurs de trouble, ceux par qui le pays va mal par leur refus systématique des avancées nécessaires au pays…
Les syndicats comme les partis politiques ne devraient vivre que des cotisations de leurs adhérents, c’est aussi simple que cela……
Incompréhensible, inacceptable et on continue dans l’absurde.
J’ai fait partie du bureau d’un syndicat (pharmacie) et quand les cotisations ne rentraient plus , on vendait les meubles ( matériel, locaux etc) et on serrait la vis … sans attendre une manne venue du ciel
Mon expérience de modeste responsable syndical au sein d’une Union locale de la CGC, nous étions quelques fois solicites pour défendre la cause de salariés ouvriers. La raison, c’était que contrairement à d’autres syndicats ouvriers , nous agissions bénévolement sans percevoir de ristourne sur les sommes re uperees ou gagnees.
vérifiez les comptes de la CFDT qui sont ligne, et, au surplus, certifiés par des commissiares aux comptes.
Véritable scandale dans ce pays.les syndicats comme les partis politiques ne devraient être « alimentés »que par les adhésions des adhérents et la presse par les lecteurs. Combien de délégués cheminots travaillent POUR la SNCF ????
Ce système de financement des syndicats est complètement absurde car il est un levier majeur pour faire des syndicats (TOUS les syndicats) des annexes très actives de partis politiques. La défense, légitime, des salariés tombe de fait aux oubliettes.
Si les syndicats sont importants pour être des représentants des salariés (ou des entreprises, ou des artisans, ou des indépendants), pour être des interlocuteurs des Pouvoirs Publics, pour être des interlocuteurs dans les diverses négociations du monde économique, ils ne doivent pas être des suppôts des partis politiques.
Il est intolérable que nos impôts financent des intérêts particuliers, quelqu’ils soient.
Il faut donc supprimer purement et simplement ces subventions, issues soit de nos impôts, soit des cotisations issues des salaires.
Si vous voulez être défendus : payez!! Pour être assurés vous payez bien!!
A la limite, il serait acceptable, pour éviter les manifestations dans la rue (ou au moins les limiter!!), de considérer les cotisations syndicales réellement versées comme une charge déductible. Pendant quelques années……..
Privés de la manne des subventions, les syndicats seraient bien obligés de démontrer à ceux qu’ils représentent qu’ils répondent vraiment à leurs attentes…….. En somme devenir des syndicats plutôt que des annexes de partis politiques.
Et alors, comme par hasard, leurs finances deviendraient beaucoup mieux équilibrées….
Les subventions aux journaux devraient également sauter…… Mêmes motifs……
Dialogue social avec la CGT ou Sud-rail ! Ils décident des grèves, cherchent une raison et négocient une sortie de conflit pour leurs propres intérêts politiques, bien loin des intérêts de ceux qu’ils sont supposés soutenir . Le problème, c’est que toute la France de gauche est sous perfusion, syndicats, associations, journaux, médias etc…
A l heure des déclarations d impots Pourquoi pas des cases dédiées
» j accorde ou pas ma contribution à l action syndicale »
Les caisses seraient moins pleines et qq économie au lieu de faire vivre de nombreuses sphères qui n ont peu que faire de l intérêt général, à part gérer leurs chapelles, aboyer et geler le pays dans la contrainte.
Il faut supprimer toutes les subventions aux syndicats et revenir au financement par les adhérents. Si pas d’adhérents pas de syndicat, ce qui laisse supposer que le syndicat n’est pas compétent et doit disparaître.
interdiction que argent serve à des gens enrealite ne servent a rien ou les travailleurs
il est tout à fait inadmissible de financer les organisations syndicales, elles doivent vivre des cotisations des adhérents et non des subventions Cela permettrait d’avoir des représentants plus près des salaries, car actuellement cela n’est pas le cas
Ben voilà, maintenant tout le monde peut se rendre compte que les syndicats sont bien vendus aux politiques et au patronat et n’agissent que sur ordre…
Déjà en son temps Coluche l’avait dénoncé… Et oui, le patronat c’est l’exploitation de l’homme par l’homme, le syndicat c’est juste le contraire…
Comme beaucoup je pense que les syndicats et partis politiques (c’est du pareil au même) ne devraient vivre que des cotisations et de la gestion de leurs comptes. Niaux, il n’est pas dit que les comptes de la CFDT sont erronés, ils sont certainement bien tenus. Il est question de l’origine des fonds et que les syndicats, comme les partis politiques, ne devraient fonctionner qu’avec leurs cotisations. Romario se trompe de cible en tapant sur les fonctionnaires, privé ou public, un contribuables reste un contribuable qui travaille et paie ses impôts.
La culture de la fainéantise et de l’escroquerie Républicaine continue.
Je suis complètement stupéfaite d’apprendre que l’Etat donne de l’argent public aux syndicats qui organisent des manifestations à tour de bras, et qui sont complètement partis à la dérive en brandissant des drapeaux palestiniens. Ils cautionnent également la casse et le vandalisme. Autrefois c’était sur la base du volontariat et du bénévolat. Maintenant tout n’est qu’une question d’argent.
Je crois que cette manne est aussi une cotisation employée de 0,02% du salaire sans que nous puissions orienter cette cotisation forcée sur le syndicat de notre choix
supprimer ces subventions obligerait les syndicats à s’occuper de protéger les salariés plutot que de faire de la politique
Il faut changer cette loi si les syndicats manquent d’adhérents c’est qu’ils ne servent à rien !
voilà une évaporation qui échauffe les travailleurs qui se sont trouvés en bute à leurs pratiques.
Hélas, 3 fois hélas, la France est un pays masochiste qui se tire des balles dans le pied ! Ces syndicats d’extrême gauche, pour les plus bruyants d’entre eux, lancent des grèves récurrentes en prenant soin de bien impacter tous les Français aux périodes « critiques » comme les vacances, les dates d’examen, les fêtes catholiques (qu’ils semblent détester). Je sais que l’Etat finançe les syndicats au nom de la représentativité et du partenariat social ; car, dit l’Etat, « il faut des partenaires sociaux pour négocier » : sauf, que les syndicats des cheminots, pour ne prendre que cet exemple use et abuse de cet argument et a obtenu des privilèges incroyables, sans aucune mesure avec les conditions des salariés d’autres secteurs. Nous sommes le pays où les syndicats comptent le moins d’adhérents et où il y a le plus de grève. Cherchez l’erreur ! Il faut cesser de financer ces syndicats avec nos impôts et faire en sorte qu’ils se débrouillent par eux-mêmes pour leur survie, comme les entreprises. Ca leur apprendra à comprendre le stress et les charges que subissent les patrons.
FloX, étonnée de voir dans les défilés des drapeaux palestiniens ! Mais cela existe depuis longtemps, en 1962 à Marseille, les syndicalistes de la CGT brandissaient des banderoles avec « PIEDS NOIRS DEHORS » ! Le PC et la CGT étaient pro FLN.
Voilà où ont peut commencer les économies
Fin des subventions au syndicat !
Arrêtez de payer votre cotisation
C est compris dans les impôts que vous payer.
Il faut organiser une pétition pour.faire annuler les.subventions.qu ils perçoivent de l,état. Donc des.contribuables.