Contre l’oppression fiscale, la pression des contribuables

Dépense publique : le grand dérapage

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Comme le quantifie une étude du site Fipeco, la part des dépenses publiques dans l’économie française augmente sans répit depuis… un demi-siècle.

Toujours plus : une étude de Fipeco, le site de référence sur les comptes publics, publiée début juillet révèle que si la dérive de la dépense publique s’est infléchie depuis les années 1980, la dynamique reste haussière, tractée par les prestations sociales.

Entre 1975 et 2024, le poids des dépenses publiques dans le produit intérieur brut a progressé de 11 points, passant de 46 % à plus de 57 % du PIB, note Fipeco.

Cette hausse s’est effectuée en deux temps. D’abord une envolée spectaculaire entre 1975 et 1985, où l’on enregistre une progression de 8 points en dix ans. Puis, à partir de 1985, un ralentissement du rythme… sans véritable retournement.

La dépense publique continue à croître, ajoutant encore trois points supplémentaires au cours des quatre décennies suivantes.

Cette évolution ne tient pas à une explosion incontrôlée de l’ensemble des missions de l’État, mais à la montée en puissance d’un certain nombre de postes bien identifiés.

Les prestations sociales, en particulier, expliquent à elles seules plus des trois quarts de la hausse totale, soit 8,4 points de PIB, a calculé Fipeco.

À cela s’ajoutent les subventions et transferts, qui pèsent pour deux points de plus, ainsi qu’une légère progression de la masse salariale publique.

À l’inverse, les dépenses d’investissement (qui préparent l’avenir) ont reculé, de même que les achats de biens et services, dont le poids reste globalement stable.

Dépense publique : des ratios à la hausse

Fait marquant, la croissance en volume des dépenses publiques (c’est-à-dire hors inflation) a ralenti au fil du temps. Mais dans le même temps, la croissance du PIB a, elle aussi, perdu de la vigueur. Résultat : le ratio de dépense publique reste orienté à la hausse.

Du côté des administrations publiques, les données disponibles depuis 1978 montrent un glissement progressif du centre vers la périphérie : les administrations sociales (notamment la Sécurité sociale) ont vu leur part croître de 7,6 points de PIB, tandis que les collectivités locales, dans un contexte de décentralisation, ont gagné un peu plus de trois points.

À l’inverse, le poids de l’État central s’allège de 1,2 point, sans que cela s’accompagne d’une diminution globale de la dépense publique, constate Fipeco.

Sur le plan fonctionnel, les postes les plus gloutons depuis 1995 sont les retraites et la santé, qui, en cumul, représentent plus de 3,5 points d’augmentation du PIB.

À l’opposé, les dépenses d’enseignement, de défense, d’aide aux familles et de services généraux sont orientées à la baisse.

Fipeco ajoute que des domaines en forte visibilité politique comme la justice, la sécurité ou la culture ont certes progressé, mais dans des proportions modestes.

Enfin, la charge de la dette – longtemps contenue par des taux d’intérêt historiquement bas – connaît un regain. Tombée à 1,3 % du PIB en 2020, elle atteint désormais 2,1 %, sous l’effet du resserrement monétaire européen.

Une réponse

  1. Les folles hausses des dépenses en faveur des « mineurs isolés » ou « mineurs non-accompagnés » (MNA). Le budget des MNA représente environ 2 milliards d’euros par an. Mais ces coûts sont pris sur les budgets de l’Aide sociale à l’enfance (ASE). Pour mémoire environ 500 millions d’euros supplémentaires par rapport à l’année dernière, sur un budget total de 10 milliards consacré à la protection de l’enfance deux fois plus qu’il y a 20 ans. Ce qui mène à des restrictions, des carences des soins pédopsychiatriques, manque d’établissements pour les jeunes handicapés !!! https://departements.fr/letat-doit-assumer-le-cout-des￾mineurs-isoles-selon-les-departements/ ——– Je m’appuie sur des chiffres incontestables. Pire !!! Une expérimentation menée par le parquet de Paris en 2019 souligne que, pour 154 jeunes formellement identifiés, 141 étaient majeurs, soit 91,6% d’entre eux », expérimentation certes peu représentative par son faible échantillon, mais qui fait écho aux signaux d’alarme lancés par les syndicats de police. La majorité des jeunes migrants se présentant au Service enfance famille détenait des documents d’état civil. Le rôle malsain de certaines associations !!!À compter de 2017, plus de 90 % n’en possèdent plus. Parmi les 10 % qui en présentent, il est constaté une augmentation du nombre de personnes qui produit des documents d’identité sans lien avec le détenteur. Tous les acteurs disent que les demandeurs sont accompagnés dans toutes leurs démarches par des militants d’associations d’aides aux migrants rompus aux procédures. Pour contourner la décision de refus, ceux-ci leur recommandent de saisir le juge des enfants, qui a la compétence générale pour prononcer les décisions de placement. Il est évident que ces associations n’ont-elles pas pour buts aussi d’obtenir des subventions non négligeables ?

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