Contre l’oppression fiscale, la pression des contribuables

Hérault : à Vias, 6 millions d’argent public sous la pelle des bulldozers

Condamnée à détruire une promenade et un parking édifiés en zone protégée, la commune de Vias (Hérault) devra assumer la facture d’un projet lancé malgré les avertissements de l’État.

De quoi rappeler une fois encore, qu’en matière d’argent public, la légèreté finit toujours par coûter cher aux contribuables.

Sur le front de mer de Vias, un ouvrage est devenu le symbole d’un naufrage administratif et financier : le 22 janvier 2026, le tribunal administratif de Montpellier a ordonné la destruction d’une promenade de 200 mètres et d’un parking attenant de 6 200 m² construits en 2019 dans cette station balnéaire de l’Hérault. (L’esplanade menant à la promenade n’est pas concernée par la démolition).

Des équipements jugés illégaux, car implantés dans la bande littorale des 100 mètres, où toute construction est interdite, et contraires au plan de prévention des risques inondation.

Construire contre la loi, détruire aux frais du contribuable.

Près de 4,7 millions d’euros ont été engagés pour bâtir ces aménagements, facture à laquelle s’ajouteront environ 1,55 million d’euros pour faire place nette, puis remettre les terrains dans leur état initial.

Cette double peine financière aurait pourtant pu être évitée.

Dès l’origine, la préfecture et plusieurs associations environnementales avaient alerté de l’illégalité du projet. En vain.

La municipalité DVD a eu beau défendre un investissement « nécessaire » pour renforcer l’attractivité touristique d’un littoral très fréquenté l’été, la justice est restée sourde à cette version.

Pour France Nature Environnement Occitanie-Méditerranée, la démolition est « la seule solution de nature à assurer le respect de la loi ». L’association dénonce un passage en force révélateur d’une légèreté coupable en matière de gestion de fonds publics.

Sur place, l’incompréhension domine, rapporte notamment France 3. Certains habitants regrettent la disparition annoncée d’un lieu devenu familier.

D’autres s’interrogent sur la responsabilité politique de ce fiasco, à commencer par celle de Jordan Dartier, actuel maire de Vias, déjà élu au moment où les aménagements ont été lancés.

Des questions légitimes, car ce sont les contribuables locaux qui paieront la note, pour un équipement dont ils ne profiteront plus.

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7 réponses

  1. Le coût de cette construction illégale et de sa démolition devrait être en tout premier lieu pris sur le patrimoine de la majorité municipale qui l’a voté

  2. Si avertissements ont été donnés il faut engager la responsabilité y compris financière des donneurs d’ordre. Ce n’est pas plus compliqué que cela. Ce n’est pas aux contribuables de payer. Autre point généralement plus rapide pourquoi l’Etat n’a pas fait arrêter les travaux il y a de fait encore d’autres responsabilités à chercher et à faire payer.

  3. Il faudrait aussi se poser la question de la pertinence de certaines lois, est-ce que celle-ci justifie vraiment un tel gaspillage de fonds publics

  4. Les élus qui ont décidé cette construction sont les premiers responsables et doivent être condamné financièrement de ce fiasco. « c’est tellement facile de décider un ouvrage ou une construction sans en être responsable financièrement »! J’ai connu cela où un élu voulait construire un haras sur un ruisseau en dépit des règlements sanitaires, je lui avais montré la règlementation et il n’a pas voulu en tenir compte et s’est obstiné! J’ai porté plainte au tribunal administratif, cela m’a couté 3500€, en apprenant cela cet élu a annulé le permis de construire du haras et, du coup, le tribunal administratif m’a débouté de toute compensation pécuniaire!!!! Mais cette action m’a permis de ne pas avoir de haras construit en limite de mon terrain avec les déjections associées!!!!

  5. Les électeurs de cette ville savent déjà pour qui ne pas voter ! Le fait de ne pas avoir tenu compte des mises en garde et d’être passé outre devrait mener à des poursuites des décideurs avec de sévères condamnations.

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