Contre l’oppression fiscale, la pression des contribuables

Saint-Chamond (42) : la débâcle d’un musée «street art» à 10 millions d’euros d’argent public

© Copie d'écran 42TV
Inauguré au printemps 2025 à Saint-Chamond (36 000 habitants à 20 km de Saint-Etienne, dans la Loire), ce musée d’art urbain devait devenir le symbole du renouveau culturel stéphanois. Il s’est transformé en mascarade budgétaire.

Le naufrage d’un bateau ivre barré par Stanislas Belhomme, réputé proche du groupuscule antifa local : en 9 mois, ce capitaine de pédalo est parvenu à couler un musée d’un coût total proche de 10 millions d’euros pour le contribuable.

Inauguré en mai 2025 et présenté comme l’un des plus grands musées de « street art » français (10 000 m² installés dans la Halle 07 de l’ancienne aciérie de Novaciéries), le Mausa (Musée d’Art Urbain et de Street Art) promettait d’attirer un large public et de dynamiser l’image culturelle du territoire.

Quelques mois plus tard, le Mausa, dont les locaux ont été réhabilités à hauteur de 8,2 millions d’euros par Saint-Etienne Métropole, (présidée par Sylvie Fayolle, proche de LR) vient de baisser le rideau et d’être placé en redressement judiciaire. Le Mausa afficherait déjà près de 62 000 euros de dettes.

Boudé par des visiteurs peu sensibles aux graffitis comme aux coups de pochoir, miné par des tensions internes, la structure a vite croulé sous les difficultés financières.

A quelques jours des municipales, cette débâcle a de quoi mécontenter des électeurs qui, sous une forme ou sous une autre, paieront la facture.

Et il s’agit d’un chèque à 7 zéros…

La réhabilitation de la Halle 07 a coûté environ 9 à 10 millions d’euros d’argent public, apportés par l’État et d’autres collectivités.

Très vite, le Mausa est devenu maussade. Les problèmes se sont accumulés avec un effet boule de neige. Des témoignages locaux font état d’une direction évanescente, de nombreuses démissions et d’une organisation chaotique.

Au départ, le musée était porté par trois associés. Dès l’été 2025, quelques mois seulement après son inauguration par Axel Dugua, maire de Saint-Chamond, les 2 associés du fondateur ont quitté le navire.

La situation s’est aggravée en septembre 2025, lorsque Stanislas Belhomme a racheté les parts de ses partenaires, après un « désaccord stratégique ». Ils détenaient environ 60 % du capital.

Avec toutes les rênes financières en main, la gestion de Stanislas Belhomme, dont le niveau de rémunération est inconnu, a laissé pas mal d’observateurs pantois.

Des prestataires et des artistes affirment ne pas avoir été payés. Certaines médiatrices culturelles assurent ne pas avoir reçu leur salaire depuis la mi-décembre.

On est loin de l’approche « militante et alternative » promue lors de l’inauguration du musée.

Aujourd’hui, Stanislas Belhomme affirme chercher au moins 100 000 euros d’apports supplémentaires afin de relancer l’activité et éviter une liquidation.

Rien ne garantit que des mécènes frappent à la porte.

Pour les élus locaux, l’affaire est embarrassante.

La vitrine culturelle qu’ils ont promise à leurs administrés a mué en contre-exemple. Celui d’un projet coûteux, mal préparé, lancé sur la base de promesses surévaluées, sans modèle économique fiable.

Paradoxalement, que ce soit au niveau régional ou local, le projet Mausa, symbole de la culture d’extrême gauche, a été lancé et soutenu par des élus issus de la droite libérale, réputée plus attentive aux paramètres économiques que ceux de gauche.

Qui a payé pour la Halle 07 ? Le vrai coût pour le contribuable

Si la gestion du musée Mausa incombait à une société privée (La Compagnie des Musées Mausa), le bâtiment qui l’abrite – la Halle 07 de l’ancienne aciérie de Novaciéries – a été réhabilité grâce aux deniers publics. Le modèle « 100 % privé » vanté par les promoteurs du projet omettait l’investissement colossal réalisé en amont :

  • Réhabilitation du bâtiment (Clos et Couvert) : 8,2 millions d’euros HT ont été investis par Cap Métropole (opérateur de Saint-Étienne Métropole) pour la mise hors d’eau et hors d’air de la Halle.
  • Aide de l’État : Ce projet a bénéficié de 1,16 million d’euros via le « Fonds Friches » du plan France Relance.
  • Total de l’opération : En incluant les études et les aménagements connexes, l’enveloppe globale de sauvegarde du site frôle les 10 millions d’euros.

Résultat : Aujourd’hui, la structure privée est en redressement judiciaire avec environ 62 000 euros de dettes, mais le contribuable, lui, reste propriétaire d’un « écrin » à 10 millions d’euros désormais vide de tout projet viable.

Argus des communes : je découvre la note financière de Saint-Chamond 

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Une réponse

  1. Les élus auraient dû juste taper le nom de cet escroc hors catégorie sur Google et ce n’est pas son coup d’essai, il devrait déjà être entre les barreaux depuis longtemps.

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