Il y a trois ans, il nous avait fait l’honneur de se confier dans notre film « Trois mille milliards : les secrets d’un État en faillite ».
Dans cet extrait, l’ancien Premier ministre (1993 – 1995) revenait avec lucidité sur son action pour libérer l’économie française d’un poids étatique qu’il jugeait excessif, et sur son constat sans détour : «Nous sommes les champions du monde» de la réglementation.
Édouard Balladur évoquait notamment sa proposition, restée sans suite, de supprimer les quatre cinquièmes des codes administratifs pour endiguer une inflation normative qu’il n’était, selon ses propres mots, pas parvenu à enrayer.
Un témoignage précieux sur le poids des déficits, de la dette et de la bureaucratie, qui résonne aujourd’hui plus que jamais.
2 réponses
E. Balladur, ministre de l’économie et des finances puis 1er ministre de 1993 à 1995, comme tous les autres a augmenté nos déficits publics.
On ne compte plus tous ces anciens P.R., Premiers Ministres ou Ministres des Finances qui une fois sortis des affaires dénoncent nos dettes publiques catastrophiques alors qu’ils en sont grandement responsables, quasiment tous : N. Sarkozy, F. Hollande, Feu J. Chirac, E. Macron E. Philippe, Feu L. Jospin, G Attal, D. de Villepin, M. Barnier, F. Bayrou, F. Fillon, L. Fabius, F. Mer, T. Breton, J.L. Borloo, C. Lagarde, P. Moscovici, B. Lemaire l’inénarrable, j’en oublie bien sûr un paquet. Et j’en entends peu ou même pas du tout se battre leur propre coulpe.
»Oui, quand j’étais aux affaires j’avais l’intention de…, j’ai alerté sur ceci ou cela, je n’ai pas eu le temps de faire, ça venait de plus haut et je n’ai pas été suivi, il y a eu la crise financière, le covid, la relance n’était pas au rendez vous … »
Ben, voyons !
C’est bizarre, depuis 50 ans on ne connait aucune démission de P.M. ou ministre des finances pour incompatibilité de point de vue avec au dessus sur la question de l’aggravation des dettes publiques.
Pour les démissions, je corrige et minore pour les P.M. qui ont du démissionner à la suite d’une motion de censure comme les deux derniers avant l’actuel.
Et pour les responsabilités il faut aussi considérer les votes des parlementaires des partis d’opposition qui à mon sens flinguent un peu vite les propositions gouvernementales visant à réduire les déficits, tout ça pour arriver eux mêmes aux affaires. C’est pas très responsable, ça.
Et puis en dernier degré il y a les français en arrière plan, qui pensent bien souvent à leur confort du moment avant de penser au futur. Ca aussi, ça n’est pas très responsable. Ca nous fait 3 niveaux de responsabilité, avec une primauté de responsabilité aux gouvernants quand même.
Ainsi, si 1> les gouvernants, 2> les parlementaires, 3> les français, y mettaient tous du leur comme on dit, on pourrait peut-être descendre sous les 5 % de déficits annuels … et 130 milliards€. de déficits annuels.