« Une équipe tournée vers l’avenir », promettait le slogan de campagne de Dominique Schneider, réélu en mars 2026.
Les contribuables de Merkwiller-Pechelbronn (Bas-Rhin) savent désormais à quoi ressemble cet avenir : une taxe foncière en hausse de plus de 80 %.
Merkwiller-Pechelbronn : folie des grandeurs
Le 24 août 2026, le conseil municipal a entériné cette flambée de la fiscalité locale.
Saisie par le préfet du Bas-Rhin, la chambre régionale des comptes Grand Est ¹ avait relevé que le budget primitif 2026 n’avait pas été voté en équilibre réel, et laissé un mois à la commune pour se mettre en conformité, faute de quoi le préfet aurait réglé le budget d’office.
La taxe foncière sur le bâti passe de 31,51 % à 57,15 %, celle sur le non-bâti de 43,49 % à 78,89 %. La taxe d’habitation sur les résidences secondaires est portée à 16,29 %.
Au total, 266 000 euros de recettes supplémentaires seront prélevés dans la poche des contribuables locaux, pour un déséquilibre budgétaire évalué à 345 000 euros.
En octobre 2023, la presse évoquait encore un chantier à 1,2 million d’euros. L’avis de la CRC fait désormais apparaître un marché, avenants compris, d’environ 2,28 millions. Près du double !
Merkwiller-Pechelbronn : des yeux plus gros que le ventre
Une somme vertigineuse pour une commune dont les recettes annuelles avoisinent 600 000 euros.
Pour suivre la cadence, la municipalité a emprunté environ 1,6 million d’euros.
Les magistrats financiers dénoncent un « défaut manifeste de pilotage » et des investissements lancés sans vérifier leur soutenabilité.
L’addition arrive donc chez les propriétaires.
Certains évoquent 700 euros de taxe foncière supplémentaire : une habitante voit sa facture passer de 1 300 à 2 000 euros.
Regroupés en collectif, ils s’inquiètent même de la valeur de leurs maisons.
Après avoir financé une salle hors de prix, les contribuables locaux doivent désormais régler une taxe foncière qui risque aussi de peser sur la valeur de leur bien.
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5 millions de données analysées, issues des publications officielles 2024 de la Direction générale des collectivités locales et du ministère de l’Économie.

Une réponse
Il serait intéressant de faire une étude statistique sur le niveau d’utilisation des salles polyvalentes en France en nombre d’heures ou de jours par semaine ou par mois. Beaucoup d’équipements sont à mon sens sous utilisés au regard de l’argent public qu’ils coûtent, qu’ils nous coûtent.
Et on pourrait faire le même type de démarche pour d’autres équipements publics, les salles de réunion, les musées, les bibliothèques, les piscines, les terrain de tennis, de foot…
La gabegie d’argent public, ce n’est pas que l’Etat ! Vu l’indigence grandissante des services étatiques je me demande même s’il ne faudrait pas plutôt regarder du coté des collectivités locales que de l’Etat pour réduire la voilure publique.