Contre l’oppression fiscale, la pression des contribuables

Budget européen à 2 000 milliards : cinq pays disent stop, pas la France

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Deux mille milliards d'euros de budget, 2 500 fonctionnaires supplémentaires : les ambitions de la Commission européenne se heurtent à la résistance de 5 États. Paris fait bande à part.

À Bruxelles, les restrictions budgétaires semblent plus faciles à recommander qu’à pratiquer.

La Commission d’Ursula von der Leyen propose de porter le budget européen à près de 2 000 milliards d’euros pour 2028-2034, soit quelque 285 milliards par an.

Une augmentation nominale d’environ 60 % par rapport au cadre actuel, selon Reuters.

Sur cette enveloppe, quelque 168 milliards serviront à rembourser l’emprunt du plan de relance post-Covid.

Bruxelles : un ogre bureaucratique à rassasier

Selon l’Agence Europe, les dépenses administratives de l’UE passeraient de 84 à 118 milliards d’euros sur sept ans.

La Commission envisage également de recruter 2 500 fonctionnaires supplémentaires, dont 1 500 à la Commission.

Cette expansion administrative couterait cher. Selon la grille officielle européenne, un administrateur débutant perçoit 6 153 euros bruts mensuels, auxquels peut s’ajouter une indemnité d’expatriation de 16 %.

Sur cette seule base, 2 500 recrutements représenteraient 184,6 millions d’euros de traitements annuels, hors indemnités et charges employeur, soit près de 1,3 milliard sur sept ans.

Un ordre de grandeur théorique puisque la Commission n’a pas précisé la répartition des postes par catégorie.

Cette perspective a été qualifiée d’« inacceptable » par le chancelier allemand Friedrich Merz, le 28 juillet à Dublin.

La riposte s’organise.

Le 18 septembre, l’Allemagne, les Pays-Bas, l’Autriche, le Danemark et la Finlande ont réclamé, dans une tribune, une réduction de plusieurs centaines de milliards d’euros du projet bruxellois.

Ces cinq contributeurs nets jugent la hausse « simplement pas réaliste » et refusent de faire supporter aux contribuables une facture toujours plus lourde.

Ils réclament aussi que les crédits privilégient la sécurité, la défense, la compétitivité, l’innovation et la lutte contre l’immigration clandestine plutôt que les subventions pré-affectées.

Budget européen : Paris voit plus grand

La France, pourtant deuxième contributrice nette au budget européen (7,9 milliards d’euros en 2024), ne s’est pas associée à cette fronde.

Emmanuel Macron assume le principe d’une augmentation des dépenses communautaires afin de financer la défense, la compétitivité et les politiques traditionnelles de l’Union.

En juin, il réclamait même un budget « beaucoup plus grand », financé par de nouvelles ressources propres et par l’emprunt commun. L’objectif serait de ne pas augmenter la contribution des États membres.

Une position qui l’oppose à Berlin, déterminé à réduire l’enveloppe globale.

La contribution budgétaire de la France au budget de l’UE est évaluée à 28,44 milliards d’euros en 2026, en hausse de 23 % sur un an. 

Selon les projections présentées au Sénat, elle atteindrait 31,2 milliards en 2027, si le projet de la Commission passait en l’état, 38 milliards par an en moyenne sur la période 2028-2034, contre 25,7 milliards sous le cadre actuel.

Une progression prévisionnelle de près de 48 %, soit 12 milliards de plus par an.

La Commission justifie son projet par les impératifs de défense, de sécurité et de compétitivité.

Elle promet également de nouvelles ressources propres pour limiter la pression sur les budgets nationaux : soit 58,5 milliards d’euros par an selon Bruxelles, prélevés notamment sur les grandes entreprises et le tabac.

Mais ces financements restent à négocier.

Faute d’accord, la facture pourrait retomber sur les contributions nationales, donc sur les contribuables.

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Une réponse

  1. Ça permet à toute une fange de se nourrir sur la bête et il en faut toujours plus, il faut vraiment reprendre le pouvoir sur cette institution qui nourrit ces inutiles.

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