Contre l’oppression fiscale, la pression des contribuables

Anne Hidalgo : quand la transparence s’arrête aux portes de l’Hôtel de Ville

© Victor Joly / Shutterstock
Pendant des années, la maire de Paris a résisté à la demande d’associations réclamant la publication de ses frais de représentation. Et pour cause !

Ce n’est qu’après une longue bataille judiciaire que l’association « Transparence citoyenne » a obtenu une partie des justificatifs, dont Mediapart vient de révéler le contenu.

Près de 210 000 euros en 4 ans : c’est le montant des dépenses de l’édile socialiste, financées par des contribuables parisiens qui ont vu leur taxe foncière augmenter de + 52 % en 2023.

Une partie de l’argent récolté à servi au financement d’une garde-robe de star et de voyages internationaux coûteux.

Selon les documents publiés par Mediapart, 84 000 euros ont été consacrés aux frais de représentation, principalement des vêtements de luxe.

A l’inventaire, on recense notamment 2 robes Dior acquises pour 6 320 euros, un manteau Burberry à plus de 3 000 euros, une blouse Dior à 1 120, ou encore, une veste Burberry à 1 087 euros, un poncho Bompard à 340 euros, etc.

En parallèle, les déplacements à l’étranger d‘Anne Hidalgo atteignent 125 000 euros (juil. 2020–déc. 2023), avec des séjours à New York, Tokyo ou Tahiti, ce dernier séjour étant prolongé pour des raisons personnelles, toujours aux frais du contribuables.

Ces révélations jettent une ombre sur les engagements de transparence pris par Anne Hidalgo dès son arrivée à l’Hôtel de Ville en 2014.

Elle promettait alors exemplarité et probité. Car si la mairie assure que les dépenses sont «encadrées» et validées par l’Urssaf, la réticence persistante de l’édile à communiquer ses factures nourrit le soupçon.

Dans un contexte de hausse fiscale pour les Parisiens, la découverte de ces factures ne peut qu’alimenter le malaise et fragiliser davantage l’autorité de la maire socialiste déjà mise à mal.

13 réponses

  1. N habitant pas Paris, je n ai donc pas voté pour elle
    Si ça a ai été le cas, j aurais la honte et exigerais le remboursement sur ses deniers personnels

  2. Je n’habite pas Paris mais 200 k sur 4 ans pour habiller et donner au premier représentant de Paris qui joue touristiquemement sur le glamour, vous trouvez cela beaucoup ?

  3. Je suis un peu partagé sur ces infos et leur présentation.
    Il est tout à fait normal pour un élu d’une grande agglomération de voyager et de se vêtir avec classe.
    50,000 euros de dépenses annuelles ne sont pas scandaleuses pour la maire d’une grande métropole.
    Mais vu le contexte budgétaire, acheter des robes Dior ou du Burberry n’est pas du meilleur effet, convenons-en. D’autant que les grandes maisons de couture prêtent généralement pour les galas.

  4. Beaucoup de bruit pour rien.
    Un parallèle avec les.depenses de Chirac ou Tiberi à l’hôtel de ville de Paris serait intéressant (sans compter les palettes de billets qui circulaient)

  5. Ils promettent beaucoup puis quand ils sont elus…… Ca me rappelle notamment le RN et ses millions……..pauvre France mais surtout pauvres français.

  6. Malgré la nocivité de cette personne pour la ville de Paris, les Parisiens l’ont réélue. Comme ça, ils peuvent faire du vélo, mais à quel prix…

  7. Anne laissera aux parisien.es la dette municipale + la porte de la Chapelle! Et Emmanuel laissera aux français.ses la dette nationale 3500mdseuros + la chienlit.

  8. Enfin la clarté tant attendues : faites ce que je dis et pas ce que je fais.
    Au-delà du scandale de ces dépenses somptuaires en ces moments de disettes et d’explosion de la fiscalité parisienne (toujours plus), c’est une faillite morale de Mme Hidalgo dont elle devra rendre compte; il faut porter plainte (maire et conseil municipal) pour dépenses abusives

  9. Manque de transparence et critiques

    Plusieurs médias et responsables politiques dénoncent un déficit de transparence. Anne Hidalgo a refusé à plusieurs reprises de communiquer l’ensemble de ses notes de frais, malgré un engagement initial pour une gestion exemplaire. Ce refus, ajouté à l’ampleur des montants divulgués par la justice et des associations anticorruptions, a déclenché une campagne d’affichage dans Paris pour dénoncer publiquement son usage des fonds municipaux. Des voix de l’opposition, mais aussi de simples citoyens, dénoncent un « open bar » de l’argent public tandis que d’autres réclament la mise en place d’outils de transparence inspirés des modèles nordiques.

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